Biodiv’Écrins : faune et flore du Parc national des Écrins sur le web !

Élaborée et développée par le Parc national des Écrins, établissement public d’État, l’application Biodiv’Écrins s’inscrit dans une politique de collecte et de diffusion des données en liens avec le patrimoine naturel.

Valorisant les observations collectées par les agents du Parc national dans le cadre de leur missions de protection, de connaissance et de sensibilisation à l’environnement, cette application est un outil mis à disposition de tous les tenants de données naturalistes qui désirent les porter auprès d’un large public.

Article sponsorisé

Plongez dans la biodiversité du Parc national des Ecrins en vous baladant sur le tout nouveau site internet qu’il vient de créer, consacré aux observations de la faune et de la flore réalisées depuis plus de 40 ans par ses agents : Biodiv’Écrins.

Tout est là, en direct, dans une volonté de partage et d’enrichissement des connaissances sur la biodiversité alpine.

Les dernières observations de campagnol amphibie au même titre que celles des emblématiques bouquetins des Alpes et autres sabots de Vénus sans oublier toutes les nouvelles espèces d’invertébrés qui, progressivement, enrichissent la base de données du Parc national des Écrins.

Pour quelques 4 000 espèces, nous avons plus de 500 000 observations illustrées, cartographiées et mises à jour en temps réel.

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi le Parc national des Écrins partage les connaissances collectées par ses agents depuis plus de 40 ans avec le grand public.
  • Comment s’organise la diffusion des observations naturalistes à l’échelle nationale.
  • De quelle manière la conception d’un site internet en Open Source favorise la coopération et les économies.

Les observations des agents du Parc, en temps réel

Biodiv’Écrins, l’atlas en ligne des observations de la faune et de la flore du Parc national des Ecrins vient de naître. Il met à votre disposition l’ensemble des espèces sauvages observées par ses agents depuis la création de ce parc national en 1973. Chaque nouvelle observation alimente en temps réel les fiches de chaque espèce que vous consultez.

Cédric Dentant, botaniste, chargé de mission flore et milieux au Parc national des Écrins
L'immense intérêt d'un atlas en ligne est de partager et faire vivre une connaissance exceptionnelle du monde sauvage présent dans les Écrins. Un tel outil redonne corps au terme parfois éculé de « biodiversité », décrivant et illustrant la foisonnante diversité des espèces observées et étudiées.

Chaque jour, dans le cadre de différents protocoles scientifiques, les agents du Parc national des Écrins collectent des informations sur les espèces naturelles dans un objectif de connaissance, de suivi, de gestion et de préservation de la biodiversité. Cet atlas vous présente ces observations réalisées dans le cadre de différents protocoles scientifiques.

Concrètement, ce sont les agents du Parc national qui enregistrent directement leurs observations sur tablette numérique. Les informations sont ensuite versées dans la base de données du Parc national, qui alimente Biodiv’Écrins.

Biodiv’Écrins illustre et décrit l’ensemble des espèces emblématiques ou rares du massif mais aussi toute la richesse d’une biodiversité cachée et souvent méconnue.

Ce nouvel outil en ligne présente des observations précises et cartographiées, associées à des « fiches espèce » abondamment illustrées et documentées.

A quelques surprises près, toujours possibles, la faune des vertébrés est aujourd’hui bien identifiée dans le Parc national des Écrins. Il s’agit des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens.

Il n’en va pas de même pour la faune des invertébrés. Ces étranges petites bêtes que sont les insectes, les escargots, les mille pattes ou encore les araignées et écrevisses nous réservent sans doute encore de belles découvertes…

Une quantité d’espèces aussi impressionnante que pleine de promesses scientifiques !

Ludovic Imberdis, chargé de mission faune
La base de données du Parc national n'est pas un inventaire. Elle rassemble des informations collectées dans le cadre de différents protocoles scientifiques avec des objectifs différents. De fait, le nombre important d'observations de bouquetins ne veut pas dire qu'il s'agit de l'espèce la plus présente dans le massif mais bien d'une espèce très suivie, notamment dans le cadre des réintroductions !

Les fiches espèces

Chaque espèce possède sa propre fiche d’identité, avec :

  • De magnifiques photographies permettant d’identifier l’espèce
  • La carte des observations sur le Parc national
  • Des éléments de reconnaissance de l’espèce, son milieu privilégié, sa répartition mondiale
  • Les périodes et altitudes d’observation
  • Des compléments vidéo, audio, des articles, rapports, extraits de livre pour approfondir sa connaissance de l’espèce

L’ensemble des observations est déjà disponible. La rédaction et l’illustration des espèces sont encore en cours.

Une recherche par commune

À l’échelle de chaque commune, il est possible de visualiser l’ensemble des espèces observées avec leur localisation, leurs statuts et les liens avec les « fiches espèces ».

Une grande galerie d’images donne à voir la richesse de la biodiversité du massif, avec la possibilité de trier les images par groupes d’espèces.

Les photographies sont réalisées principalement par les agents du Parc national lors de leurs missions de terrain.

De l’observation à l’information diffusée

Nouvel outil de valorisation des données à l’échelle du territoire des Écrins, Biodiv’Écrins s’inscrit dans une démarche de longue date de mise à disposition des données publiques, organisée au plan national par le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) dont les référentiels permettent notamment d’alimenter l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN).

Les données rassemblées dans cet atlas contribuent aux réseaux d’échanges développés par les services de l’État avec ses partenaires institutionnels et associatifs.

Dans le cadre de ces Systèmes d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP), les données sont agglomérées et archivées, permettant d’organiser la connaissance à différentes échelles. Des échanges sont également organisés avec les partenaires associatifs qui animent les démarches participatives.

Ces réseaux d’observation et les complémentarités territoriales donnent un sens à la collecte et à la diffusion des données.

L’Open Source, un déclencheur de coopérations et d’économies

Biodiv’Écrins utilise l’outil Open Source GeoNature-atlas, développé par le Parc national des Écrins.

Un logiciel Open Source est un programme informatique dont le code source est distribué sous une licence dite « libre », permettant à quiconque de lire, modifier ou redistribuer ce logiciel. Il est ainsi transférable librement à d’autres structures qui souhaitent partager leurs observations naturalistes en se basant sur les référentiels nationaux de l’INPN.

Il fait partie d’un ensemble d’outils développés par le Parc national et ses partenaires, pour pouvoir saisir, gérer, traiter et partager les données des différents protocoles.

Depuis une dizaine d’années, le Parc national des Écrins favorise les transferts d’expériences en matière de développement numérique, le travail collaboratif et la publication des outils développés sous licence libre.

Camille Monchicourt, responsable du système d'informations
Nos outils sont pensés, dès le départ, pour pouvoir être déployés par d’autres structures dans des contextes différents. Pour cela, l’accent est mis sur des développements génériques et sur la publication de l’outil sous licence libre pour en faciliter l’utilisation par d’autres.

Biodiv’Écrins est un outil de partage des connaissances d’un territoire qui s’inscrit pleinement dans les politiques nationales de diffusion des données concernant le patrimoine naturel.

Barbara Pompili
N’oublions jamais que le risque majeur qui pèse sur la biodiversité, sur la nature, c’est l’ignorance, pas la connaissance !

Ce plaidoyer, porté par la secrétaire d’État à la biodiversité lors de son intervention au Muséum National d’Histoire Naturelle le 29 novembre dernier, occasion d’inaugurer Biodiv’Écrins, est en lien avec la publication des premiers décrets d’application de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, dont l’un d’eux concerne l’inventaire du patrimoine naturel.

Elle a rappelé que « le choix fondamental des pouvoirs publics, c’est celui de la transparence dans les données ». C’est dans cet esprit que les données du Parc national des Écrins viennent alimenter l’Inventaire National du Patrimoine Naturel depuis 2013.

Relevant également que cet outil du Parc national est publié sous licence libre et, à ce titre, peut être repris par toute structure qui collecte de l’information naturaliste, Barbara Pompili s’est félicitée de cette « belle collaboration qui contribue à enrichir l’inventaire de façon collective ».

Barbara Pompili
Ce choix de transparence poursuit deux finalités fortes. La première, c’est l’objectif de décisions mieux préparées, mieux partagées, moins contestables. La deuxième finalité, c’est la citoyenneté et son corollaire, le débat éclairé. La donnée fiable et partagée est à l’évidence un ingrédient indispensable de l’échange citoyen.

L’outil donne envie de voir sur place

Pour la secrétaire d’Etat à la biodiversité, « cette foison de données scientifiques, de données imagées, assortie des liens vers l’INPN et d’un support cartographique issu de l’IGN, c’est un produit innovant, à forte valeur ajoutée, qui est aussi un gain pour le territoire. »

« Sa richesse devient à la fois naturaliste et numérique. Elle devient accessible au grand public par les observations et illustrations. L’outil donne envie de voir sur place. Il démontre que ce créneau de la donnée environnementale et géographique de qualité ouvre des perspectives dans l’économie numérique, au service de la préservation de la biodiversité. »

Défi-Ecologique vous recommandeInsectes et autres petites bêtes en montagne : 330 espèces dans leur milieu25€
Défi-Ecologique vous recommandeA la rencontre des animaux en montagne : 356 espèces dans leur milieu25€
Défi-Ecologique vous recommandeArbres et arbustes de montagne : 230 Espèces dans leur milieu25€

En résumé

Créé par un établissement public d’État, Biodiv’Écrins valorise les observations collectées par les agents du Parc national dans le cadre de leurs missions de connaissance, de protection et de sensibilisation.

En phase avec les politiques nationales de diffusion des données concernant le patrimoine naturel, l’application développée est un outil mis à la disposition de tous les gestionnaires de données naturalistes qui souhaitent les valoriser auprès d’un public élargi.

Parc des Écrins

Biodiv’Écrins vous semble-t-il être un outil utile pour la conservation des éco-systèmes ?

Commenter

Les spécialistes du sujet sont sur vos réseaux sociaux préférés

Parc des Écrins

Parc des Écrins

Le Parc national des Écrins est l’un des dix parcs nationaux français. À la fois territoire et institution, le cœur du parc fait l’objet d’une réglementation spécifique alors que l’aire d’adhésion est définie sur la base d’une charte adoptée par les 59 communes de son aire de répartition.
Le Parc national mène des actions en termes d'accueil, d'entretien des sentiers, de sensibilisation du public et d'éducation à l'environnement... Parallèlement, il accompagne le développement local et durable.
N'hésitez pas à le contacter par e-mail : info@ecrins-parcnational.fr.
Parc des Écrins

Les derniers articles par Parc des Écrins (tout voir)

Vous aimerez aussi...

Poster un Commentaire

1 Commentaire sur "Biodiv’Écrins : faune et flore du Parc national des Écrins sur le web !"

Notify of
avatar
Sort by:   newest | oldest | most voted
HAPPE
Invité

L’outil développé par le Parc National des Écrins est un très bon outil. Espérons que celui-ci soit également utilisé par les naturalistes, spécialistes de groupes peu connus (lichens, bryophytes, certains ordres d »insectes…) car, même dans les parcs nationaux, la connaissance sur cette biodiversité « discrète » reste très mal connu à l’exception peut-être du parc national du Mercantour qui, via son programme ATBI (inventaire généralisé de sa biodiversité), a largement contribué à l’amélioration de la connaissance sur ces groupes.

wpDiscuz