Le renard roux est-il un nuisible ?

Nuisible se dit d'une espèce animale dont la présence cause des dommages, en particulier à l'agriculture (définition Larousse). Chassé plus de dix mois sur douze (du 1er juin au 31 mars), piégé toute l'année, le renard roux peut aussi être déterré avec l'aide d'outils de terrassement et de chiens.

C'est ainsi de 600 000 à un million de renards tués chaque année en France. Loin d'être anecdotique, l'intérêt et la cohérence d'un tel abattage posent question.

Le renard roux est-il un nuisible ?

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi le renard roux est classé nuisible
  • Quels rôles peuvent jouer les renards roux
  • Comment se déroulent les premiers jours de sa vie

Qui décide du statut de nuisible pour le renard roux

Légalement, quatre raisons peuvent être invoquées pour inscrire le renard sur la liste départementale des espèces dites « nuisibles » :

  • La protection de la flore et de la faune
  • L’intérêt de la santé et de la sécurité publiques
  • La prévention des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles
  • La prévention des dommages importants à d’autres formes de propriété

Les Commissions Départementales de Chasse et de Faune Sauvage (CDCFS) qui proposent ce classement de « renard roux nuisible » sont composées majoritairement d’acteurs du monde cynégétique (qui a rapport à la chasse).

Les avis formulés reposent majoritairement sur des questions d’intérêts et ne sont que trop rarement motivés par des arguments scientifiques. Quand c’est le cas, le renard roux est d’ailleurs déclassé de ce statut. Nous n’avons pu trouver d’étude (à vos commentaires…) capable d’argumenter en faveur d’un abattage aussi conséquent de cette espèce.

Il faut protéger la faune et la flore de… la faune !

Un trappeur et son renard
Un trappeur et son renard Paul Provencher

Il est important de prendre en considération que le renard roux est une espèce présente naturellement sur notre territoire et qu’elle ne relève en rien d’une espèce invasive. Il est donc très difficile de comprendre la justification d’un tel statut de nuisible pour une espèce qui ne fait que jouer son rôle.

Suivant cette logique, les CDCFS pourraient tout aussi bien décider de limiter les populations de chevreuils parce qu’ils mangent, mais ce ne serait pas sérieux.

Le renard roux a cependant un impact sur des espèces en grandes difficultés telles que le grand hamster d’Alsace (Cricetus cricetus), le râle des genêts (Crex crex) ou encore le busard cendré (Circus pygargus). Cette pression de prédation sur ces espèces reste néanmoins à observer à la loupe.

Si on ne prend que l’exemple du busard cendré, il s’avère que depuis 2008, sur 9 472 reproductions constatées de l’espèce, 59 cas seulement font état de prédation par le renard. Les gestionnaires de programmes de conservation d’espèces s’accordent à dire que la protection des milieux reste largement plus efficace qu’une limitation de la prédation.

Sur ce dernier point un parallèle intéressant peut également être fait entre la prédation par le renard roux sur le petit gibier et son réel impact. Une étude allemande sur le sujet résume les choses ainsi : « Notre étude montre que la réhabilitation des habitats serait bien plus efficace pour restaurer les populations que le contrôle des populations de renard en raison des interactions mineures entre renard et proies ».

En ce qui concerne le relâché annuel de centaines de milliers de faisans de Colchide (Phasianus colchicus) mis en œuvre par le monde de la chasse et ce à des fins uniquement cynégétiques, il est certain que le renard roux les met à mal. Au même titre que les animaux issus des élevages de grands hamsters d’Alsace ne sont pas habitués à la vie sauvage au moment de leur relâché, les faisans de Colchide ne le sont pas plus.

Il existe cependant de nombreuses techniques pouvant « apprendre » à l’animal, quel qu’il soit, à être plus à même de survivre à la dent du prédateur ou à une concurrence alimentaire.

Il véhicule des pathologies

Couple de renard roux
Couple de renard roux Keven Law

Oui, il a été très connu pour son rôle dans la propagation de la rage dans les années 70. Les abattages massifs d’alors n’y allaient pas avec le dos de la cuillère allant jusqu’à utiliser du Zyklon B (inventé par un juif allemand, ce gaz est tristement célèbre pour avoir été utilisé massivement dans les chambres à gaz) pour détruire les populations de renards roux… Sans succès !

Ce sont finalement des suisses qui ont mis au point un vaccin par ingestion orale et qui ont mis fin à ces tentatives d’éradication. La rage a officiellement disparu du territoire français en 2001.

Oui, il véhicule l’échinococcose alvéolaire. Cette maladie extrêmement grave pour l’Homme n’est autre qu’un petit tænia hermaphrodite, l’échinocoque, de 2 à 4 millimètres de long et présent à l’état adulte dans l’intestin du renard. Les œufs de ce tænia sont expulsés avec les fèces du renard roux, contaminant ainsi les micromammifères passant par là et qui seront eux-mêmes dévorer à nouveau par les renards ou des chiens.

Ce n’est au final que par hasard que l’Homme peut être contaminé (25 cas diagnostiqués en 2014 sur toute la France). 24 000 renards roux, à minima, seraient donc abattus chaque année par cas avéré d’échinococcose alvéolaire. Avec un poids moyen de 8 kilogrammes par individu cela fait 192 tonnes de cadavres de renards par personne malade.

Arrêtons là, même s’il serait intéressant d’avoir l’avis objectif des personnes touchées, quoi qu’elles en disent.

Reproduction du renard roux

Renarde allaitant ses petits
Renarde allaitant ses petits Charlène Letenneur

Après 53 jours de gestation, c’est à la mi-mars que la renarde met bas de deux à six renardeaux de 85 à 125 grammes chacun. Ils mettent un peu moins de quinze jours avant d’ouvrir les yeux et ont besoin de la chaleur de leur mère pour survivre. La renarde reste donc à leurs côtés durant un bon mois pour les allaiter.

Elle est, sur cette période, totalement dépendante de la nourriture que le mâle lui apporte. Tout au long de cette période la renarde n’a de cesse de lécher ses petits, une propreté sans faille améliorant la qualité d’isolant thermique de leur pelage.

Les couples sont provisoires et il est possible de voir des groupes de femelles, souvent apparentées, accompagnées d’un mâle. Tout ce beau monde élevant les renardeaux ensemble.

Il arrive également que deux femelles partagent le même terrier ce qui, en cas de décès de l’une des deux, laisse la survivante s’occuper des renardeaux.

Prévenir des dommages importants qu’il peut causer

Un renard roux abattu alors qu’il détenait un territoire à même de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille se verra inévitablement remplacé par un congénère qui verra le même intérêt que son prédécesseur à profiter des lieux. Ce sera donc, sans autre alternative, une protection physique (grillage enterré, etc.) contre les introductions inopinées du renard roux dans le poulailler qui sera la mesure la plus efficace.

Quant au fait de prévenir d’une pullulation de l’espèce (avec ce que cela pourrait engendrer en matière de dégâts possibles), il faut avant tout entendre le fonctionnement de l’espèce. Le renard roux et son développement en terme de population est totalement inféodé aux ressources disponibles. Les réseaux trophiques (ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d’un écosystème) et les territoires eux-mêmes sont au cœur du fonctionnement d’autorégulation de l’espèce.

Il a même été démontré que la taille des portées varie en fonction de la nourriture et des territoires disponibles.

De nuisible éventuel à auxiliaire avéré

Renard roux après la chasse
Renard roux après la chasse Stefano Vettini

6 000 micromammifères par an, c’est là un chiffre bas quant à la consommation annuelle d’un renard roux pour ses besoins alimentaires.

Au même titre qu’il existe des solutions alternatives pour lutter contre les limaces en maraîchage, les poux rouges en aviculture et tout un cortège d’insectes auxiliaires de culture. Avec de tels chiffres, il est aisé d’imaginer que le renard roux a un rôle positif à jouer en grandes cultures.

En effet l’utilisation de produits rodenticides (poisons contre les rongeurs), tels que la bromadiolone, ont un impact colossal sur la biodiversité au sens large. Notamment par l’ingestion par les espèces prédatrices de micromammifères, de proies empoissonnées les conduisant à leur mort.

FREDON (Fédérations Régionales de Défense contre les Organismes Nuisibles), chambres d’agriculture et même INRA (Institut national de la Recherche Agronomique) développent de plus en plus de circulaires allant dans le sens d’une valorisation de la présence du renard roux dans le cadre d’une lutte intégrée contre les ravageurs de cultures.

Moins criant, le renard roux a un régime alimentaire opportuniste qui, selon ses besoins, le voit devenir omnivore et consommer des noyaux et autres graines. Il joue ainsi un rôle dans la dispersion de certaines plantes et autres arbres, notamment le merisier pour lequel il est un vecteur important de propagation (et une potentielle source de revenus pour le propriétaire du terrain).

Enfin, le renard est un prédateur et joue à ce titre son rôle dans la sélection naturelle. Éliminant d’un côté les plus maladroits et de l’autre les malades, il participe naturellement à la lutte pour la vie évitant pullulations et épidémies. C’est un chasseur… Peut-être un peu plus roux que la moyenne, mais un chasseur à sa place.

L'odeur de l'herbe coupée

Quand les différents tenants du renard s'expriment sur le sujet.

Pour conclure

Il y aurait beaucoup de choses à développer sur le renard roux pour arriver à dégoupiller intelligemment la problématique qui entoure cette espèce, ou, tout du moins, faire en sorte qu'elle soit abordée sous des auspices plus contemporains.

Toujours est-il que, comprenant que toute espèce a un rôle dans un écosystème, nous sommes désormais très loin d'une franche diabolisation de l'animal.

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Alors, le renard roux est-il nuisible ?

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Julien Hoffmann

Rédacteur en chef — DEFI-Écologique

Fasciné depuis 20 ans par la faune sauvage d'ici ou d'ailleurs et ayant fait son métier de la sauvegarde de celle-ci jusqu'à créer DEFI-Écologique, il a également travaillé à des programmes de réintroduction et à la valorisation de la biodiversité en milieu agricole.

Il a fondé DEFI-Écologique avec la conviction qu'il faut faire de la protection de l'environnement un secteur économique pour pouvoir réellement peser sur les politiques publiques.

 Julien est membre de DEFI-Écologique.

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43 réponses à “Le renard roux est-il un nuisible ?”

  1. Le renard est très utile et même nécessaire sur mes parcelles de terres agricoles conduites en agriculture de conservation, c’est lui qui régule très efficacement la problématique mulots …..le fait de ne plus travailler le sol de mes parcelles mécaniquement et de confier le W du sol à la vie biologique permet le développement des mulots et autres taupes qui ne sont plus perturbés dans leur habitat par une charrue ou autre ….c’est là que mes renards interviennent gratuitement tous les jours de l’année …

  2. Nous Son Altesse Royale le Prince Richard d’Orléans adorons les renards, animal beau et très intelligent. Comment certains hommes peuvent-ils encore avoir un esprit d’extermination? Nous sommes faits pour cohabiter avec intelligence avec les animaux. Si les animaux disparaissaient notre pays serait un lieu de désolation. Longue vie au renard. Unissons-nous pour assurer sa défense. Mettons fin à la barbarie.Rejoindre la discussion

      • Bonsoir, Avec tout le respect qui s’impose dans un échange courtois, pour faire de l’image animalière de qualité comme dans ce film, cela ne se déroule pas derrière un écran… Mais passe par une observation objective et une connaissance rigoureuse de la biologie des espèces. Il suffit (simplement) de cela pour observer les mécanismes de la biodiversité et ne plus se laisser abuser par des représentations malheureusement erronées et trop souvent basées sur un refus du reste du vivant au profit de l’homme.

  3. Quel beau documentaire, enfin, pas les passages realistes ou on elimine ce magnifique animal. C’est une nouvelle rassurante d’entendre que certains agriculteurs, qui sont devenus les maitres avec les chasseurs de notre territoire faune et flore, se mettent a penser differemment avec la surface qui fait nos campagnes. L’histoire des faisans qu’on tue a l’arriere des camionettes juste apres le lâché, pauvres creatures qui ne savent meme pas ou et comment se deplacer dans cet environnement inconnu, et apres, le renard, que ces grotesques humains assassinent parce qu’ils leur on volé leur joujou. Le renard est mon animal totem, je ne sais meme pas pourquoi, et j’espere qu’il restera encore longtemps sur cette planete qui rétréci pour chaque etre vivant.

    • Le renard est un animal magnifique ! Quand on demande à un chasseur pourquoi il le tue, il sait juste répondre “c’est un nuisible”. A les entendre, il mange leurs faisans, qui sont là juste pour nourrir les chasseurs, bien sûr ! Dites-moi, pourquoi le renard n’aurait pas le droit de se nourrir comme vous, les chasseurs ? Donc arrêtons cette chasse inutile et cruelle, l’homme est bien plus nuisible qu’un simple renard ! Pourtant il n’est pas considéré comme nuisible et on ne le chasse pas encore… pourtant on devrait…

  4. pour ma part j’ai des poules canards oies en liberter depuis 10 ans je n’ai jamais eu de souci il passe regarde le nuisible est le corbeau qui attaque les yeux des poules et vole les oeufs de canne et d’oie

  5. Bonjour, Cet animal mange les poules en liberté de mon voisin, est-ce un renard ou un chien ? Comment puis-je mettre une photo de l’empreinte, pour avoir un avis, ce serait très utile à la conservation de ce renard si s’en est un, merci !

    • Bonjour, Et désolé du temps de réponse, le message n’a pas envoyé de notification pour une raison qui nous échappe. La photo de l’empreinte, si elle est bien faite, devrait nous permettre d’en savoir plus. Vous pouvez utiliser https://postimages.org/ pour la poster !

    • Bonjour, un dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous invite donc de voir sur Google la différence entre l’empreinte du renard et celui du chien, cela est très bien expliqué en image.

      • Bonjour Dan59,

        Et merci de vos (très) nombreux commentaires sur le sujet ! Je pense néanmoins qu’il faut des fois aussi savoir laisser parole et place à l’autre et pondérer ses interventions. Celle-ci, qui n’est autre qu’un “allez voir sur google”, n’apporte pas d’élément de réponse particulier à Dear 😉

        Merci quoi qu’il en soit.

        • Bonjour Monsieur Hoffmann, le fait d’avoir suggéré d’allez voir sur Google n’est pas de ma part une échappatoire, c’est juste que je n’ai pas trouvé les mots pour une explication compréhensible de l’empreinte du renard et je m’en excuse , vous avez certainement plus de facilité d’expliquer que ma personne. Je souhaite à Monsieur Dear de parvenir à ses recherches.

  6. surement pas nuisible! Le classement de “nuisible” étant décidé par les chasseurs, ça ne m’étonne pas qu’il le soit. Eux, sont assoiffés de tuer car il faut voir comment ils les font souffrir!!! C’est ignoble…

    • Les chasseurs ne sont que les exécutants d’un décret, ce n’est pas eux qui déclarent si un animal est considéré comme nuisible, mais il est vrai que le terme nuisible est inapproprié, tous les animaux ont un rôle à jouer dans la nature. Mais la logique voudrait que mieux vaut prévenir que guérir ! Le ministre de l’environnement et de la santé en sont conscients.

  7. Et en plus, il ne faut pas oublier qu’éliminer le renard augmenterait de 35% les cas d’échinococcose alvéolaire, donc le tuer sous prétexte d’éliminer cette maladie est contradictoire ! Et puis, chasser le renard, c’est contribuer aux 600 000 personnes contaminées par an par la maladie de Lyme, portée par les tiques des rongeurs mangés. Aussi, pour éviter d’attraper l’échinococcose, il faut avoir de l’hygiène et aussi, il faut vermifuger ces animaux de compagnie.

    Stop à la chasse inutile et cruelle du renard !

    Et dire que des personnes proclament “on peut aimer les renards tout en les tuant”… C’est tellement choquant.

  8. Bien sûr que NON, le renard roux n’est pas nuisible à notre environnement et n’est pas dangereux our l’homme.
    POURQUOI laisse t’on aux pouvoir des lobbies le droit de décider des animaux nuisibles? En fait, les nuisibles ne seraient ce pas plutôt eux, les lobbies qui nous pourrissent la vie dans tous les domaines!!?

    • Bonjour, avez vous posé la question à votre médecin ou à un vétérinaire si le renard pouvait encore transmettre une maladie potentiellement dangereuse pour l’homme ?

      • Le renard transmet les mêmes maladies que le chien et le chat. Pourtant tue-t-on les chiens et chats ? Non. Il suffit juste d’avoir de l’hygiène, seulement une trentaine de cas par ans d’échinococcose alvéolaire sont annoncés chaque année en France, ce sont souvent les chasseurs manipulant des renards ou des gens ayant des chiens et chats qui l’ont. De plus le renard contribue à réduire la maladie de Lyme, beaucoup plus présente. Il a aussi été prouvé que dans les zones où le renard est chassé, le taux d’échinococcose alvéolaire augmente, alors que là où il n’est pas chassé, le taux reste bas.

        • Bonjour, s’il est vrai que l’hygiène est indispensable combien de fois je constate de nombreuses personnes qui ne se lavent pas les mains sitôt sorties des toilettes et nombreux aussi caressent des chats errants sans se rendre compte qu’ils sont peut être porteurs de maladies . Lors des campagnes de ramassage de chats errants, certains sont euthanasiés pour différentes raisons , j’ai en mémoire le sida du chat, mais aussi par manque de place dans les refuges. La maladie de Lyme est transmise par la tique que je peux totalement confirmer vue qu’une personne de mon entourage après qu’une tique s’était accrochée à sa jambe lors d’une promenade en campagne, des examens d’urgence ont dû être fait.

  9. je ne comprend pas que l’humain,qui est un animal au meme titre que tout ce qui vit sur la planete,puisse décreter qu’un animal est nuisible,utile ou quoi que ce soit.Un animal vit,aime la vie autant que nous l’aimons,et fait tout ce qu’il peut pour rester en vie et assurer sa descendance.A partir de là,on se doit de le respecter,que ce soit une fourmi,un éléphant,un arbre,un renard etc….Je pense que nous nous croyons capable de gérer la nature,mais quand nous agissons d’un coté, nous déséquilibrons de l’autre(il y a malheureusement trop d’exemples pour étayer mes paroles)Soyons humbles,et laissons la nature,qui est toujours à la recherche d’un équilibre, se débrouiller toute seule ,comme elle a su le faire depuis la nuit des temps..
    personnellement,j’ai des chevaux sur une petite zone de 6 hectares (en fermage) faite d’une dizaine de parcelles de type bocage,près d’une riviere ,en bordure d’un roncier énorme(plusieurs hectares).Il y a une grande richesse d’animaux(prédateurs et proies)et je m’emploie à essayer de preserver au maximum ce petit paradis.Je me doute qu’un jour,cette zone deviendra constructible,et que tout ce petit monde discret, disparaitra au profit de jolies villas sur des terrains bien tondus…
    En fait, c’est le probleme majeur..Nous sommes de plus en plus nombreux,et l’urbanisation s’étend de plus en plus vite.Face à ça,je suis pessimiste,et je pense que le terme nuisible ou utile pour quelque animal que ce soit,ne servira malheureusement plus à rien..

    • Bonjour, quelle serait votre solution pour éradiquer l’échinococcose du renard s’approchant de plus en plus nos jardins et fouillant nos poubelles ? Je pense que si l’on découvrirait un vaccin ou autre comme pour la rage, le renard ne serait plus considéré comme nuisible, pour l’instant il faudrait leur administrer un vermifuge tous les 6 mois mais cela serait très compliqué, ce n’est pas le fait qu’il chaparde quelques poules que les autorités le classent comme nuisible. Tous les trimestres les chasseurs reçoivent un journal dans lequel est indiqué les secteurs où sévit encore cette maladie et ceci grâce aux prélèvements effectués et contrôlé par des laboratoires spécialisés financés par les fédérations . Le seul moyen que l’on a trouvé pour l’instant est de réduire une certaine densité mais si vous avez la solution je vous invite d’en faire part au ministre de la santé.

      • La chasse augmente l’échinococcose alvéolaire. Cela a été prouvé scientifiquement avec des études faites, notamment dans le documentaire “L’Odeur de l’herbe coupée” il me semblerait. Au Luxembourg et à Londres, pas de chasse de renard et pas de problème.

        D’ailleurs il faut savoir que la France a mit énormément de temps avant d’adopter le vaccin de la rage pour les renards, car elle était trop attachée à son lobby.

        Les chiens et chats transmettent aussi l’échinococcose alvéolaire, alors il faut arrêter de toujours accuser le renard.

        • Bonjour, l’auteur du documentaire est il un professionnel de la faune sauvage? a t’il les connaissances nécessaires des vétérinaires ? En Angleterre le renard est réservé pour la chasse à courre, les chiens et chats qui transmettent des maladies sont ceux qui traînent dans les rues sans être vaccinés par leurs maîtres et ceux que l’on considère comme errant.
          Je vous invite de consulter sur internet l’échinococcose du renard dans le nord pas de calais.

  10. Quel désastre que celui qui pousse beaucoup d’hommes à tuer sans cesse tuer … tous les prétextes sont bons !!
    Si l’homme essayait simplement de connaître les bienfaits que peuvent apporter les autres animaux comme le renard par exemple … si l’homme comprenait qu’il est là pour protéger tous les animaux et non les détruire, il serait moins stupide et méchant … la communion avec les autres c’est cela le vrai sens des choses … l’homme ne survivra que s’il respecte les autres êtres vivants dans leur spécificité, leur originalité !!
    Faisons tout pour que le renard ne soit plus éliminé par les chasseurs et les braconniers qui se targuent en plus d’avoir fait une œuvre utile et salutaire !!
    Aimons les renards et aidons les à survivre !!
    Patricia

    • Bonjour, nuisible ou pas nuisible ? Il faudrait se poser la question, pourquoi et par qui? La fédération nationale des chasseurs constitue un dossier avec les arguments des gardes nationaux , des professionnels de la faune sauvage , des professionnels de la santé publique , sur l’impact sanitaire et les nuisances potentiels des animaux sauvages . Les opposants aussi ont leurs mots à dire et font l’objet d’une certaine pression sur le gouvernement en l’occurrence le ministre de l’environnement. C’est ce ministre qui décide si tel animal doit être protégé , chassé ou régulé. Si les écologistes arriveraient à arrêter la chasse cela ferait le bonheur des braconniers de tous genres avec des moyens que l’ont imagine même pas y compris le poison pour les loups. Si on revient un peu en arrière l’homme est né chasseur cueilleur ,est il devenu fainéant pour courir après sa pitance qu’il a créé des enclos de plus en plus réduits et de constater les poulets aux hormones et la maladie de la vache folle? Quoiqu’il en soit les animaux sont apparus sur terre bien avant nous et que l’on soit propriétaire ou locataire ont à tous voler le territoire d’un animal, nous en sommes tous responsables.pour le bien de la planète il faudrait commencer à réduire notre population en contrôlant les naissances afin de moins polluer !!!

  11. Bonjour, un animal est déclaré nuisible par le ministre de l’environnement après études et concertations auprès des professionnels de la faune sauvage, de vétérinaires spécialisés. Il serait intéressant de consulter le manuel et formation des maladies des animaux sauvages et leur surveillance sur Google.

    • bonjour ,comme je le disais, la nature est en perpétuel recherche de l’équilibre,et,ma foi,ça fonctionne plutot bien.La seule erreur,c’est que l’éspèce humaine est devenue “intelligente”,dans le sens où elle est devenue capable de se servir et fabriquer des outils qui lui ont donné un pouvoir supèrieur à tout etre vivant…Un déséquilibre inévitable s’est créé,et l’ordre naturel des choses ne peut plus etre respecté.De plus la technologie evolue monstrueusement vite,et l’accroissement de notre population explose tous les compteurs(puisque nous nous sommes affranchis des lois qui régissent le reste des etres vivants)Donc nous décidons que tel animal nous gène parce qu’il est porteur d’une maladie qui pourrait faire mourir certains d’entre nous,ou nous décidons que tel autre est utile parcequ’il est joli ou je ne sais quoi..Nous nous voyons semblables à des dieus qui peuvent tout gérer et tout controler mais en fait,nous ne comprenons rien…Sous l’apparente sécurité de nos civilisations que nous croyons immortelles,le danger de l’extinction nous guette(pandémie,guerre ultime,réchauffement climatique,et j’en passe)Nous sommeslancés à toute allure droit vers un mur,et, au lieu de ralentir,nous accélérons…J apelle ça un suicide,et, finalement, la nature est en train de rattraper l’erreur qu’elle à commise en nous donnant l’intelligence..La loi de darwin fonctionne à merveille finalement.Sur cette planete,celui qui est inadapté disparait,et sous nos airs de monsieur je sais tout,reconnaissons que nous sommes inadaptés.Surement que les renards nous survivront!

      • Bonjour, je vous remercie d’avoir répondu à mon commentaire , le votre est très intéressant au point de vue de l’avenir de notre planète.
        Je suis une personne d’un certain âge et j’ai connu l’époque où le facteur transportait les pensions des retraités de houillères dans les sacoches de son vélo et jamais il n’a été agressé, cela pour dire que depuis le monde a bien changé mais certainement pas en bien.
        Je viens de recevoir la revue trimestrielle du chasseur du nord par ma fédération et le constat de la maladie du renard l’échinococcose est alarmant, vous pouvez vérifier sur internet, alors la question est posée, que faut-il faire ? laisser faire la nature ou prendre les dispositions qui s’imposent? pour ma part j’ai les gènes du chasseur cueilleur de nos ancêtres mais chacun d’entre nous possède cet instinct caché pour certains au plus profond de leurs cellules primaires, il suffirait d’une catastrophe comme le crash de la cordillère des Andes pour que l’homme en vienne à manger du cadavre humain pour sa survie.
        Les mâchoires du renard tenant le rat comme un piège se soucie t’on de la souffrance de ce rat et peut-être une femelle en charge de famille, on pourrait dire que le rat est une espèce nuisible néanmoins la nature l’a créé pour éliminer nos détritus, ma pensée va aussi vers tous les herbivores de la savane que les grands carnassiers dévorent parfois encore vivants les intestins sortis de leur ventre . La nature est cruelle mais elle aura le dernier mot.
        Je terminerai par cette pensée qui m’est très chère : La nature parle mais l’homme ne l’écoute pas!!!

        • bonjour Dan,oui, je suis d’accord avec vous,la nature parle et meme pour ceux qui veulent vraiment l’écouter,son langage nous reste presque incompréhensible…Peut etre parceque c’est un langage très simple,et que nous voulons trop donner d’explicationss à ce que nous voyons ,tout savoir sur tout.Je pense,que toute relation avec la nature doit etre basée sur des sensations,et non sur des réflexions..dans ce monde là,nous ne sommes pas chez les bisounours,et, non,la nature n’est pas cruelle,c’est une constante compétition, la mort et la maladie font partie des règles(çà,nous l’avons completement oublié,et nous vivons comme si nous ne devions jamais mourir..)
          Plus simplement,l’echinococose est une maladie très lourde,ainsi que la maladie de lynne et bien d’autres.Mais nous n’allons pas éradiquer certains animaux, parce que nous avons une peur panique de la maladie et de la mort.A 21 ans, j’ai contracté une maladie mal diagnostiquée qui m’a emmené aux portes de la mort,c’était la leptospirose (maladie transmise par les rats et,dans ce cas, par des ragondins,alors que je faisais du kayak sur une rivière en crue)J’ai eu de la chance,comme j’aurais pu ne pas en avoir,mais je n’en ai pas voulu aux ragondins,et j’ai continué à faire du kayak.Ce que je veux dire,c’est qu’avec cette histoire d’echinococcose, il ne faut pas paniquer,et avec qqes règles simples d’hygiene,il n’y a pas de raison de s’inquiéter

          • Bonjour monsieur Saintignan, ce sujet fait et fera encore couler beaucoup d’encre. Il est indéniable que les animaux ne sont aucunement responsables des maladies qu’ils peuvent véhiculer,ils vivent suivant les codes que la nature leurs a prescrite . Au début de notre évolution l’homme était chasseur cueilleur aujourd’hui sont nés les opposants et c’est tant mieux pour avoir un juste milieu et cela est valable dans tous les domaines. On dit que le renard est le prédateur du rat cependant ce dernier est sacré et vénéré au temple Karim Mata en Inde, un renard pris au piège ses défenseurs dénoncent une certaine barbarie mais se soucient t’ils de la souffrance du rat entre les mâchoires du Goupil?
            Comme vous mon existence n’a tenu que par un petit fil à cause d’un moustique lors d’un voyage à l’étranger, la souffrance les hôpitaux la morphine je connais, mais si le moustique n’existerait pas? verrait on les hirondelles tournoyer dans le ciel ?
            A présent je fais parti des 200000 volontaires de l’organisme cohorte constances, vous pouvez savoir de quoi il s’agit sur constances.fr . et je fais parti aussi d’une association contre la pollution.
            J’ai la chance de posséder un grand jardin et je met tout en œuvre pour que les oiseaux puissent passer les hivers tranquilles.
            Je suis le fils du chasseur cueilleur, la nature a fait en sorte que cela reste gravé dans ma mémoire !

  12. Bonjour Monsieur Hoffman, je tiens à vous féliciter et remercier pour ce magnifique reportage et pour les écritures judicieusement choisies. Quoique l’on puisse penser de ma personne, je suis très près de la nature et je peux assurer que pour faire un reportage animalier il faut s’armer d’énormément de patience, avoir certaines connaissances du mode de vie des animaux , se trouver au bon endroit et au bon moment,des heures passées de déboires pour finalement pouvoir enregistrer quelques merveilleuses minutes. Ma vision sur la nature est beaucoup contestée, je lis souvent que la mort fait partie de la vie, il serait intéressant de connaître des avis sur la mise à mort dans les abattoirs, par les toréadors dans les arènes pour amuser un certain public, par les petits éleveurs pour leur consommation personnel , par tradition en Espagne que l’on jette des chèvres et des ânes du haut d’un clocher et ces fameux chasseurs tant détestés……ha si les animaux pouvaient parler !!!!!

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