Banc Refuge : une assise urbaine au service de la biodiversité

Nous ne faisons jamais la promotion de nos projets, mais aujourd’hui nous avons besoin d’un coup de pouce, qui ne vous coûtera qu’un peu de votre temps. Partant ?

Dans le cadre du développement d’un dispositif refuge pour les insectes combiné à une assise urbaine et que nous avons baptisé « banc Refuge », nous avons besoin de vos votes pour financer la deuxième et dernière phase de notre projet !

Ce que vous allez apprendre

  • Ce qu’est le « banc Refuge »
  • Pour quelles raisons DEFI-Écologique s’est lancé dans cette aventure
  • Ce qu’il nous reste à faire pour finaliser le projet
  • Quelles sont nos ambitions
  • Comment vous pouvez facilement nous aider à finaliser ce projet, déjà bien engagé

Nous avons besoin de votre vote !

Nous expliquons notre projet en détail dans l’article ci-dessous, mais si vous êtes déjà convaincus n’hésitez pas à voter pour ce projet !

Qu’est-ce que le « banc Refuge » ?

Fruit de la collaboration de compétences qui ne se seraient peut-être pas rencontrées si nous n’avions pas été en Coopérative d’Activité et d’Emploi, le banc Refuge est l’expression de ce que la coopération a de plus beau.

Nous avons donc conçu un banc se déployant autour des arbres et permettant d’accompagner la biodiversité présente grâce à 15 refuges pour insectes, disposés sous l’assise.

Les grilles que l’on retrouve actuellement au pied des arbres n’ont aucun impact sur le plan environnemental ! Elles ne participent ni à la beauté, ni à la convivialité de l’espace public urbain.

Ce sont les raisons pour lesquelles nous avons conçu le banc Refuge.

Celui-ci remplit ainsi plusieurs fonctions :

  • Zone de repos court.
  • Consolidation de l’écosystème présent.
  • Embellissement de l’espace public.
  • Sensibilisation des publics à la biodiversité urbaine.

Contexte et genèse

Sortir de la commande publique ou des cadres règlementaires contraignants pour générer un revenu, quand on est un bureau d’études, est une chose particulièrement complexe.

Mais si on ajoute à cela l’envie naïvement assumée de faire bouger les lignes et avancer les choses, là on bascule presque dans l’utopie. Nous n’avons néanmoins pas pour autant baissé les bras…

Partant du constat évident que de nouveaux budgets seraient toujours très difficiles à faire constituer, il fallait donc réinventer plutôt que de simplement inventer.

Cette logique, un poil inspirée de la notion de décroissance, a ainsi nourrit notre réflexion dans le cadre du retour de la nature en ville. Nous souhaitons l’accompagner depuis toujours, aussi sûrement que nous accompagnons des agriculteurs pour limiter leur utilisation de produits phytosanitaires en favorisant la biodiversité.

A propos des produits phytosanitaires

La loi Labbé interdit depuis le 1er Janvier 2017 l’utilisation de produits phytosanitaires dans les espaces publics. L’application de cette loi est accompagnée de conséquences directes sur le milieu urbain avec le retour de la végétation spontanée.

Mais qui dit retour de la flore dit également retour de la faune !

Bien sûr, cela va commencer avec la petite faune, à savoir les insectes, qui se nourrissent de végétaux, de pollen ou de nectar. Mais l’avifaune ne tardera pas à en bénéficier et on s’en réjouit car la malbouffe chez elle devient inquiétante.

Le couvert est mis, donnons-leur le gîte !

Ainsi naquit, il y a un an, une idée qui mobilise depuis lors une grande partie de notre force de travail.

L’entomofaune ciblée

Les insectes sont de petites bêtes très exigeantes, pour beaucoup d’entre elles. On trouvera en effet beaucoup d’insectes dans des milieux très spécifiques, que ce soit sur une plante particulière ou dans un biotope spécifique.

Il en va d’une certaine façon de même avec différents matériaux, qui vont attirer un type précis d’insectes.

Nous avons donc compilé une masse importante de données et de retours d’expériences pour finir par sélectionner toute une gamme de matériaux, selon les insectes présents en milieux urbains, qu’ils soient connus ou supposés attirer.

Plusieurs expériences intermédiaires nous ont déjà permis de constater par nous-même, et avec un plaisir franchement non dissimulé, que nous sommes dans le juste.

Le choix des matériaux pour la construction

L’acier et le bois massif sont les deux matériaux principaux de ce projet. Nous souhaitons proposer un dispositif pérenne, à l’épreuve de la ville, tant pour une qualité d’usage que pour une durabilité accrue.

Ainsi l’acier, traité par une technique Powder Blast qui ne met en œuvre aucun produit nocif pour l’environnement (étant exempt d’acides ou de métaux lourds), assure la solidité mécanique et la durabilité du banc Refuge.

Le bois du robinier est un bois naturellement classe 4, permettant une tenue en extérieur sans aucun traitement.

Le choix de finitions joue également son rôle dans le projet. Tout d’abord, le choix d’une peinture texturée permet de contrer les problèmes de glissage sur la surface au sol. Ensuite, le choix de la couleur est à mesurer dans le contraste qu’apporte le noir avec le terre de sienne. Le terre de sienne ayant un rôle de « phare » pour quelques espèces, hôtes de notre dispositif.

Sineu Graff, notre partenaire privilégié en charge de la fabrication du banc Refuge, est attentif à la provenance des matériaux et aux principes d’éco-conception. Possédant une unité de production de menuiserie, serrurerie et chaîne de peinture, Sineu Graff assure l’ensemble de la production sur un seul site.

La technique Powder Blast permet une juste utilisation des quantités de matériel de finition et assure la récupération des poudres pour une réutilisation. Les copeaux de bois sont stockés en silo et assurent le chauffage du site en valorisation énergétique.

Critiques lues sur internet… et nos réponses !

  1. « On voit de plus en plus, dans les jardins publics, des hôtels à insectes en voie de ruine… Un coup politique sans aucun suivi. »

    C’est de ce constat là que nous sommes partis, pour soutenir mordicus l’intérêt de l’utilisation de ce banc Refuge pour autre chose qu’un simple objet urbain.

    Développé pour résister longuement aux contraintes de la ville, tout en en faisant un objet que le citoyen peut s’approprier.

  2. « Vous croyez que les habitants d’un hôtel à insectes pèsent quelque chose au regard de l’entomofaune ? L’idée de constituer des refuges protégés avec de la place pour une cinquantaine de bestioles me semble un peu ridicule.
    Pour ma part, je n’y vois qu’un outil pédagogique. Très intéressant de ce point de vue. Mais c’est tout. »

    L’intérêt pédagogique ou celui de l’interrogation de la place de la nature en ville justifieraient quasiment le dispositif à eux seuls, à nos yeux.

    Au-delà de cela, au regard des milliards d’insectes présents rien qu’en France, effectivement nous pèserons peu. Mais comme bien souvent dans les problématiques environnementales, la réponse est multiple.

    En cela, nous participerons à une solution globale et ce d’autant plus avec une distribution large de notre banc Refuge qui, lui, abritera certainement plusieurs centaines d’insectes.

    Le maillage mis en place avec ce dispositif aura ainsi autant un impact local dans des espaces urbains trop peu favorables à la faune sauvage, qu’un impact plus large à travers une vaste répartition (ah, le fameux colibri…).

  3. « Le seul hôtel à insecte qui soit tout à fait valable, c’est la préservation des écosystèmes et des biotopes. Les insectes n’ont pas besoin d’hôtels mais d’espaces sauvegardés. Si l’on veut un public au fait, c’est par là qu’il faut commencer. »

    Si nous sommes d’accord et convaincus du fait que les écosystèmes doivent être protégés, nous ne pouvons être d’accord sur le fait que l’instruction du public passe par ce seul biais.

    Des décennies de lutte pour la biodiversité et ses milieux (et nous en savons quelque chose chez DEFI-Écologique) ont vu les choses avancer mais de loin pas se solder en bien.

    Si nous avions les moyens de constituer des réserves innovantes de biocénoses et de leurs biotopes, nous serions déjà à pied d’œuvre… chaque chose en son temps !

Ce qu’il nous reste à faire

Nous avons désormais un prototype qui ne demande qu’à être installé pour voir ses premiers humains et ses premiers insectes venir l’utiliser.

Déploiement

Un seul dispositif reste néanmoins bien trop peu pour permettre un suivi aussi ambitieux que nous le souhaiterions, autant en matière d’entomofaune qu’en ce qui concerne les contraintes matériels et d’utilisation.

En fonction de cette phase de déploiement, que l’on pourrait qualifier de test, seront alors nécessaires les inévitables ajustements, souvent chronophages et onéreux, afin d’arriver à un dispositif abouti et à la hauteur de nos exigences de qualité et d’efficience.

D’autre part, la portée pédagogique de ce banc Refuge est pour nous un des éléments-clefs. À ce titre, il nous faut mener une réflexion globale portant sur le nombre de panneaux à proposer, leurs contenus et leurs objectifs. Il faudra également les réaliser de bout en bout.

Plateforme en ligne

Nous souhaitons également développer une plateforme web explicative vers laquelle renverrait le panneau pédagogique et détaillant :

  • L’intérêt du dispositif
  • Les différentes espèces potentiellement attirées
  • Les différents enjeux de la renaturation des milieux urbains
  • La description de l’entomofaune locale, en fonction du lieu d’implantation

Suivi des populations

En fonction des fonds que nous serons en capacité de lever aboutira une réflexion quant au suivi des bancs Refuge.

En effet, le déploiement d’un grand nombre de ce type de refuge à insectes « standardisé » doit s’accompagner d’un suivi des populations. Il existe trop peu d’outils de ce type qui peuvent nous permettre non seulement d’en apprendre plus sur l’entomofaune urbaine, mais surtout de savoir plus avant quel est son état actuel et futur.

Enfin, à terme, ce seront les objectifs de commercialisation qu’il faudra réfléchir. Il s’agit là, toujours à des fins pédagogiques et afin de participer à une prise de conscience des enjeux environnementaux, de faire en sorte que ce soit avant tout les citoyens qui s’approprient le dispositif.

L’idée étant que l’intégration du banc Refuge dans le milieu urbain se fasse par la voix des individus ou groupes d’individus, et non pas uniquement à travers les commanditaires.

En résumé

Si le projet est bien engagé en l’état, il est essentiel pour nous de pouvoir le finaliser dans de bonnes conditions. C’est-à-dire sans transiger sur nos objectifs et ambitions.

À savoir, d’une part, en ayant la capacité de développer la portée du dispositif (site internet dédié et accessible par QRcode, panneaux pédagogiques multiples, suivis des populations d’insectes présents) et d’autre part en finalisant le travail quant à un mobilier de qualité adapté à la vie citadine (résistance aux contraintes de l’urbain, pérennité, qualité de l’assise).

Julien Hoffmann

Vos questions et vos avis sont précieux, que pensez-vous de ce projet ?

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Julien Hoffmann

Julien Hoffmann

Fondateur chez DEFI-Écologique
20 ans de fascination pour la faune sauvage de programme de réintroduction en parcs zoologiques et désormais entrepreneur au sein d’une Coopérative d’Activité et d’Emploi : Participer à notre avenir en transmettant et débattant, un nouveau défi !
N'hésitez pas à me contacter par e-mail : julien@defi-ecologique.com.
Julien Hoffmann

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4 Commentaires sur "Banc Refuge : une assise urbaine au service de la biodiversité"

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Sylvain
Invité

Bonjour
Sur le plan strictement biologique, le plus gros problème que je vois ce sont les accumulations de métaux lourds…
Le substrat au pied des arbres des villes est une horreur de concentrations chimiques !

Ceci étant dit, ce type de mobilier urbain et l’idée sous jacente sont très sympas !
Bonne chance
Sylvain

Kohler
Invité

Bonjour

est-ce que vous prenez en compte la disponibilité en nourriture à proximité des lieux d’installation? Cela me semble important pour que l’efficacité du dispositif soit assuré.

Beau projet!

Salutations

Quentin

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