La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationale

Sanglier avec ses marcassins en train de chercher de la nourriture
Sanglier avec ses marcassins en train de chercher de la nourritureLuc Souret

Plus de 600 000 sangliers sont abattus chaque année en France, au nom de la « régulation ».

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Faut-il sortir de la chasse au sanglier ?

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi les sangliers sont aussi nombreux
  • Quels liens unissent le sanglier, le cochon et le maïs
  • Les sangliers sont-ils nuisibles ?
  • Les cochongliers existent-ils ?

Des premiers sangliers aux premiers cochons

Obelix était en réalité l'un des seuls Gaulois à chasser le sanglier
Obelix était en réalité l'un des seuls Gaulois à chasser le sanglier

Commençons par le commencement. Les ancêtres des sangliers actuels sont originaires d’Asie du Sud-Est, d’où ils auraient colonisé l’Europe il y a 0,4 à 1,5 millions d’années.

En France, ils ont été cantonnés dans le sud du pays pendant quelques centaines de milliers d’années, avant de pouvoir s’installer dans le nord après la dernière glaciation, il y a environ 10 000 ans.

À la même époque, les premiers cochons virent le jour en Chine et en Anatolie, domestiqués à partir de sangliers locaux.

Des cochons furent ensuite importés en Europe et mêlés à ceux domestiqués sur place. C’est ainsi que les Gaulois disposèrent de viande porcine, beaucoup plus que par la chasse aux sangliers.

Elle fut toutefois pratiquée tout au long de l’Histoire.

Racines et fruits de la croissance

Jeunes marcassins en forêt
Jeunes marcassins en forêtMangenbrot

Alors que l’Hexagone comptait à peine quelques dizaines de milliers de sangliers dans les années 1960, ils dépassent le million depuis les années 2000. La tendance est similaire dans la plupart des pays voisins.

Une telle explosion s’explique essentiellement en raison d’une cascade d’effets entre chasse et agriculture depuis les années 1970.

D’une part, la raréfaction des petits animaux chassables, due en grande partie à l’agriculture intensive, a renforcé l’intérêt des chasseurs pour les sangliers.

Les chasseurs en ont lâchés à partir d’élevages. Ils les ont nourris dans la nature et ont pratiqué une chasse sélective épargnant les femelles reproductrices.

D’autre part, le développement des cultures intensives de maïs a profité aux sangliers qui en raffolent.

Enfin et surtout, les agriculteurs ont pu accepter les dégâts causés par les sangliers dans les cultures, grâce à l’indemnisation automatique par les chasseurs eux-mêmes.

Ajoutez à cela des conditions climatiques propices, l’éradication ancienne des prédateurs naturels, ainsi qu’une remarquable capacité des sangliers à accélérer leur reproduction en réaction à certains modes de chasse, et vous obtenez la recette parfaite pour un « gibier » abondant.

Les sangliers « nuisibles » : fantasme ou réalité ?

Illustration de profil d'un sanglier adulte
Illustration de profil d'un sanglier adulteClker-Free-Vector-Images

L’impact écologique des sangliers paraît clair dans certaines régions du monde où ils ont été récemment introduits par l’Homme, menaçant une flore et une faune indigènes particulièrement sensibles.

En France, où les sangliers sont autochtones, la plupart des cas jugés problématiques concernent des milieux historiquement très anthropisés.

Par exemple, des étangs et marais artificiels où les gestionnaires de la « protection de la nature » luttent contre le sanglier qualifié d’espèce indésirable.

Mais dans ces zones protégées sur lesquelles la pression sociale des chasseurs est très forte, il n’est pas toujours aisé de faire la distinction entre intérêt écologique et défaite politique des gestionnaires.

Dans des écosystèmes moins transformés par Homo sapiens et où les sangliers sont autochtones, même s’ils sont artificiellement nombreux, leur impact écologique est discutable.

Les études à ce sujet sont contradictoires. Par exemple, une forte abondance locale en forêt méditerranéenne pourrait faire chuter les effectifs d’oiseaux nichant au sol. Mais dans la majorité des forêts françaises, les sangliers ne semblent poser aucun problème écologique.

Les ongulés ont bon dos. On s’inquiète de l’impact des coups de groins dans les feuilles mortes, tout en exploitant la forêt avec des abatteuses !

La facture des dégâts de la chasse au sanglier

Laie de sanglier avec ses petits
Laie de sanglier avec ses petits Dave Pape

Depuis les années 2000, les dommages agricoles imputés aux sangliers représentent chaque année 20 à 30 millions d’euros en France.

Mais tous les agriculteurs ne sont pas concernés de la même façon.

En tête des cultures touchées : les champs de maïs, suivis par les autres céréales et les prairies. Le quart de tous ces dégâts est concentré dans 1% des communes (d’après un bilan de Guibert, 2008).

N’y aurait-il pas une réflexion agricole à mener sur le caractère très ciblé de ces dommages ?

Un autre méfait imputé aux sangliers est celui des collisions routières, dont le nombre est estimé à environ 5 000 par an. En plus des vies atteintes, leur coût s’élèverait annuellement à plusieurs millions d’euros.

Mais qui sont réellement les fautifs : les sangliers ? Ceux qui les font détaler lors des battues ? Les développeurs d’un réseau routier toujours plus dense et dépourvu de système de passage sécurisé des animaux ?

Les réponses sont certainement plurielles, encore faudrait-il sérieusement poser ces questions.

Le saviez-vous ?

Dégâts dans le maïs ou dégâts du maïs ?

Champ de maïs vu de dessus
Champ de maïs vu de dessusFlockine

En France, un champ sur quatre en « grande culture » est un champ de maïs.

Pourtant, seul 1,7% de la maïsiculture produit du maïs « doux » (les grains mangés par les humains).

Alors qu’il est une culture vivrière consommée par les habitants de nombreux pays du Sud, le maïs cultivé intensivement en Europe est aux trois quarts destiné à nourrir les animaux d’exploitation : vaches (surtout pour la production laitière), volailles et… porcs !

Entre 1970 et 2000, ces descendants des sangliers sont passés de 10 à 20 millions d’individus dans les élevages français, où ils vivent le plus souvent dans des conditions effroyables.

Sans parler des innombrables dégâts écologiques directs de la maïsiculture intensive.

Dès lors, pourquoi ne pas cultiver plutôt des plantes qui nourriraient les humains, sur des parcelles gérées plus écologiquement ?

La paix sociale achetée par les chasseurs

La législation attribue collectivement aux chasseurs la responsabilité financière des dégâts aux cultures.

Un fonds d’indemnisation est géré au niveau départemental par les Fédérations des Chasseurs (avec quelques particularités en Alsace-Moselle). Il est alimenté par les cotisations que doit verser tout chasseur pour sa pratique.

Pour limiter les frais, les Fédérations Départementales proposent des clôtures aux cultivateurs, allant parfois jusqu’à les installer.

Par exemple dans l’Oise, deux techniciens posent des clôtures toute l’année chez les agriculteurs du département. Classiquement constituées de deux ou trois fils électrifiés, plutôt efficaces contre l’intrusion des sangliers, elles sont déplacées au gré des saisons et des assolements.

Certains économistes s’interrogent sur l’efficacité de cette dilution sociale de la responsabilité : le chasseur n’a que peu d’intérêts à réduire les effectifs locaux de sangliers, faisant supporter collectivement les dégâts par sa corporation.

Et si le prix de sa cotisation augmente avec celui des dégâts globaux, il pourra accuser le chasseur voisin.

Interdit d’interdire la chasse au sanglier ?

Si l’agriculteur est propriétaire d’un bois où il empêche la chasse, il ne sera pas indemnisé en cas de dommages de sangliers dans ses cultures.

Et gare au propriétaire voisin qui interdirait lui aussi la chasse : il peut être tenu de payer lui-même l’agriculteur.

Les propriétaires les plus récalcitrants devront même se plier à l’obligation d’une battue ordonnée par le préfet.

Tout cet arsenal permet aux chasseurs de pouvoir chasser à peu près partout. Jusque dans les « réserves de chasse et de faune sauvage », qui sont des portions de communes théoriquement exemptes de chasse.

Et jusque dans des « réserves naturelles nationales », qui sont des portions infimes du territoire français vouées à la protection de la nature, mais où le chasseur peut en fait disposer d’un droit très supérieur à celui du promeneur ordinaire.

En Camargue, les chasseurs ont même attaqué en justice les gestionnaires d’une réserve naturelle pour n’avoir pas chassé les sangliers.

Le Sanglier, miracle cynégétique

Sanglier croisé lors d'une promenade dans le Mélézin
Sanglier croisé lors d'une promenade dans le MélézinPierre Rigaux

« Le sanglier a sauvé la chasse », disent certains responsables cynégétiques.

Alors que le « gibier » des plaines agricoles est surtout fait de faisans et perdrix d’élevage, alors que le nombre de chasseurs décroit sans cesse, le sanglier est une manne qui semble infinie et qui permet de chasser toujours plus.

En dehors de la période d’ouverture générale de la chasse (de septembre à février), les sangliers peuvent être abattus à partir du mois de juin dans beaucoup de départements, parfois dès le mois d’avril et même la nuit, voire dès le mois de mars. Autrement dit, toute l’année.

Les battues aux sangliers intéressent des urbains qui viennent parfois de loin pour pratiquer le tir dans les campagnes.

Les films d’« exploits sportifs » ont fleuri ces dernières années sur internet. À tel point que les caméras embarquées sur les armes ont dû être interdites, afin d’éviter que certains ne se prennent pour des héros de jeux vidéo.

Le fait est que la chasse aux sangliers est une des plus meurtrières pour les humains.

Le saviez-vous ?

Cochonglier, sanglochon et compagnie

Les croisements entre des porcs et des sangliers existent depuis la domestication des premiers porcs.

Même rare, ce phénomène est inévitable au cours des millénaires, s’agissant d’animaux faisant partie de la même espèce et ayant régulièrement pu être en contact, spontanément ou par volonté humaine.

Mais ce qui s’est produit dans la seconde moitié du XXe siècle est sans commune mesure : alors que les effectifs de sangliers sauvages étaient faibles, les chasseurs ont lâché dans la nature bon nombre d’animaux croisés en captivité afin d’obtenir des populations de pseudo-sangliers plus prolifiques.

Désormais interdites, ces pratiques ont laissé des traces difficiles à quantifier dans les populations actuelles de sangliers.

Cet héritage doit cependant être différencié des croisements plus récents qui défraient régulièrement la chronique.

L’échec de la gestion par le fusil

Sanglier au ferme (c'est à dire qu'il est acculé par des chiens)
Sanglier au ferme (c'est à dire qu'il est acculé par des chiens)Marc Jaussaud

Force est de constater que la chasse, telle qu’elle est pratiquée depuis plusieurs décennies, n’a pas permis de faire diminuer le nombre de sangliers.

Probablement limite-t-elle aujourd’hui leur croissance, bien que ceci reste à prouver.

Pour rendre plus efficace la « régulation » voulue, des chercheurs en viennent à produire des modèles mathématiques visant à définir des ratios d’âges et de sexes des sangliers à tuer en priorité.

Testé dans le Gard, le piégeage est aussi envisagé.

Certains agriculteurs réclament le droit d’abattre eux-mêmes les sangliers par affût, en dehors du contexte de la chasse. Cette pratique était autorisée jusqu’en 1969, avant la mise en place des indemnisations !

Du côté des chasseurs, des agriculteurs ou des gestionnaires, les réflexions et revendications portent essentiellement sur la « meilleure façon de tuer ».

Rares sont les recherches sur des méthodes alternatives, par exemple la stérilisation. Elle serait pourtant envisageable, avec toutes les études préalables et les précautions écologiques qui s’imposent. Mais le lobby cynégétique n’en veut pas.

Certains chasseurs sont aussi très réticents face au retour des prédateurs naturels.

Encore rares en France, et même plus nombreux, les loups ne suffiront certes pas à réduire les effectifs de sangliers là où ceci est souhaité, mais ils pourront y contribuer.

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En résumé

Le nombre pharamineux de sangliers abattus chaque année est la conséquence mal maîtrisée d’une volonté politique et historique de disposer d’une abondance de « gibier » à « réguler » par la chasse de loisir.

Dans l’inconscient collectif, le cas du sanglier permet au lobby cynégétique de justifier son rôle plus que discutable de « régulateur de la faune sauvage ».

Pourtant, les sangliers représentent à peine 1 à 2% de la totalité des animaux tués à la chasse en France.

Une majorité de ces animaux est issue, soit d’élevages de « gibiers », soit de populations sauvages en déclin ou ne nécessitant aucunement d’être « régulées ».

  • Ne faudrait-il pas changer de paradigme ?

  • Est-ce sensé de continuer à réfléchir en termes de tirs et d’activité de loisir ?

  • N’y a-t-il pas d’autres voies scientifiques et techniques à explorer ?

  • Est-ce raisonnable d’abattre massivement des sangliers parce qu’ils abîment des champs de maïs destinés à des élevages intensifs dont nous n’avons nullement besoin pour notre alimentation ?

  • Ne devrait-on pas refonder notre relation au vivant sur la base d’un meilleur respect des animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques ?

Pierre Rigaux

Chasseurs, chassés… vous en pensez quoi ? Êtes-vous un chasseur ou un consommateur de viande de sanglier ?

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Pierre Rigaux

Pierre Rigaux

Naturaliste spécialisé dans les mammifères et les oiseaux, biologiste de formation, Pierre Rigaux étudie particulièrement les mammifères semi-aquatiques, les micromammifères et les carnivores européens. Il est l’auteur avec l’illustratrice Charlène Dupasquier d’une « Clé d’identification des micromammifères de France » éditée par la SFEPM.
Il a coordonné la rédaction de l’ouvrage collectif « Les mammifères de Provence-Alpes-Côte d’Azur ».
Pierre Rigaux

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36 Commentaires sur "La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationale"

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Hervé
Invité
Très bon article, clair et complet. Pour ma part, habitant la Sologne, voici mon sentiment. Le sanglier, ici, concentre la majorité des activités de chasse. Point de régulation : l’animal est nourri au maïs et à la pomme, chaque semaine. C’est un élevage en plein air, point, avec souvent de grands grillages pour éviter la fuite du gibier. La population est partie prenante en majorité : les hordes de chasseurs qui débarquent chaque samedi dans les propriétés doivent être nourries, servies, le gibier présent et nombreux. Les rares agriculteurs qui restent, en fait les exploitants des propriétés de chasse, touchent… Read more »
chris
Invité

La chasse est une imposture. Il y a très longtemps elle servait à nourrir les hommes. Maintenant elle sert à assouvir les plaisirs sadiques d’un poignée de personnes. Car tuer pour le plaisir, est-ce normal ??? Le sanglier est une des victimes de notre incapacité à considérer les êtres vivants comme tels et ayant des droits. Je partage et vous remercie pour votre article qui donne des explications auxquelles j’adhère.

CASTELLAR
Invité

Totalement contre la chasse ! une véritable mafia qui se croit tout permis sans compter une incivilité notoire . la chasse appuyée par les gouvernements et le lobby des armes est une aberration a notre époque . quant à laisser aux chasseurs le gestion de la faune sauvage c’est inadmissible ! ils sont incompétents pour ce genre de chose.

paul
Invité

Ils sont incompétents certes mais qui d’autre peut le faire. Ce n’est pas le boulot de L’ONCF, et les préfets font appels aux ACA pour les battues administratives. On en revient toujours aux mêmes car le droit de chasse a été confisqué pour une minorité.

Claire Monin
Invité

Entièrement d accord avec vous

Audrey
Invité

Les chasseurs incompétents ? Le jour où vous saurez vous repérer en forêt, identifier les traces de pas d’animaux sauvages, dresser des chiens de chasse, tirer correctement, où vous connaîtrez le mode de vie de chaque espèce, son modèle de reproduction, d’alimentation, les préférences en terme d’habitat, les peurs etc de chaque espèce, qu’à 50m vous saurez estimer le poids de l’animal, savoir si il s’agit d’un mâle, d’une femelle ou d’une femelle pleine à la morphologie, on reparlera de l’incompétence des chasseurs dont vous parlez. Ils ont une connaissance de la nature qui vous dépasse largement.

Julien Hoffmann
Editor

Bonjour,
Pour ma part je suis naturaliste et zoologiste de métier et sais parfaitement faire tout ce que vous venez d’énumérer à ceci près que je ne tire pas 🙂 Je pense effectivement que nombre de chasseurs ont une connaissance aiguisée de la nature mais que leurs objectifs cynégétiques les desservent autant que les chasseurs dans leurs rangs qui ne sont pas là pour ces objectifs au demeurant.

Olivier
Invité

Article intéressant, par contre je suis un peu étonné de ne pas voir mentionné la « fameuse » pratique de l’agrainage, qui contribue pourtant massivement à la surpopulation des sangliers, en les favorisant tout au long de l’année.. Et ne parlons même pas des élevages clandestins qui commencent à faire parler d’eux dans les actualités.

loul
Invité
Je suis fils de paysan et chasseur et je suis tout à fait d’accord avec votre article. Même si je ne vois pas le rapport avec la solution que vous sous-entendez : interdire totalement la chasse. Certes beaucoup de choses devraient être changées. Les agriculteurs ne devraient pas être indemnisés de la destruction de leur champs de maïs semés comme par hasard en lisière de bois … Certes une grande partie du gibier tué dans les autres chasses est du gibier d’élevage. Mais il y aussi des chasseurs qui connaissent très bien leur biotope et qui contribuent réellement à la… Read more »
Luc
Invité
Que vous connaissiez votre biotope, possible. Que vous contribuiez à la protection de la biodiversité, j’en doute. Seules deux familles animales posent problème, les grands cervidés et les suidés et nécessiteraient effectivement une « régulation » de leur effectif (stérilisation, par exemple). Mais la FNC (schraen, coste, macron, chasseurs,…) étendent cet argument aux 89 espèces chassables sur le territoire métropolitain en 2018. Pensez-vous objectivement que ces 87 espèces animales (hors suidés et cervidés) nécessitent d’être gérées ? Sur cette liste figure, entre autres, des animaux tels que le Putois classé « nuisible » ( susceptible d’occasionner des dégâts ) dans certains départements ( Pas-de-Calais… Read more »
Kaïyah
Invité

Les chasseurs sont des éleveurs qui s’ignorent, hahaha ! Ils nourrissent les sangliers sauvages toute l’année, relâchent des animaux croisés avec des cochons pour une meilleure reproduction et on se retrouve en forêt avec des portées toute l’année même en plein hiver ! Ils entretiennent eux même la surabondance de l’effectif et osent se positionner en régulateur gestionnaire de la nature ! Une telle contradiction dans leur discours en est risible malheureusement !

remlam
Invité

hé oui !! malheureusement tout est comme cela en France !! l’ argent , il n’ y a que cela qui compte , en fait nous arrivons à un point que les locataires de chasse engraissent des  » cochons  » toute l’ année afin de pouvoir vendre leurs actions de chasse un prix exorbitant . C’ est la france , tout est histoire de fric !!!et les règlements …….quand on a affaire à des notables …….on ne va pas embêter ces gens là !!

F D B
Invité
Le titre de votre article est totalement justifié ! La chasse « à la française » qui n’existe que grâce au lâcher de millions d’animaux, n’aurait plus e raison d’être si cette pratique n’était pas courante. En ce qui concerne les sangliers, vous avez parfaitement expliqué qu’en devenant le « gibier roi », il a tenu les effectifs de chasseurs que l’on connaît aujourd’hui. L’état des populations de cet animal est donc la conséquence directe d’une gestion déplorable par les chasseurs. Pour eux, vouloir en tuer toujours plus (concurrence entre « battues » d’une même société de chasse) s’est traduit par des pratiques plus que contestables… Read more »
Cécile
Invité
Bonjour, vivant dans le Sud de la France, l’Aude pour être plus précise, j’entends dire autour de moi que la population des sangliers augmente « dangereusement », qu’il faut intervenir et en tuer le plus possible… Discours tenu bien évidemment par les chasseurs et les agriculteurs locaux…. Les agriculteurs cultivateurs de mais à grande échelle, sur des dizaines de kms, arrosant tout l’été en pleine chaleur, vidant le peu d’eau contenu dans les rivières… Les sangliers sont là, ils sont comme nous, instinct de survie (donc ils mangent), instinct de reproduction (donc ils font plein de petits), que doit on leur reprocher… Read more »
Krystoff
Invité

Bonjour,
Tout d’abord merci de partager cet article.
Depuis le temps que je me disais que quelque chose n’allait pas avec le sanglier, que quelque chose clochait…!
Beaucoup de réponse à mes questions voire à mes intuitions dans cet article, et donc pas vraiment surpris.
Une fois de plus on se moque bien de nous, et l’idée que le sanglier a sauvé la chasse lève les derniers doutes que j’avais.
Belle supercherie que ces battues et tout le tralala qui va avec!!!!
Encore merci , bonne journée;

F D B
Invité
Bonjour et merci pour cet article qui a le mérite de résumer des vérités sur la chasse au sanglier en France. Car oui, en France, la chasse (au sanglier entre autre) est bien une escroquerie nationale ! J’ajouterai même qu’elle fonctionne sur une hypocrisie tellement énorme que – malgré eux – de nombreux non chasseurs ne peuvent que croire les dires des chasseurs et de leurs instances dirigeantes. Vous dîtes que les clôtures payées par les Fédérations de chasse sont très efficaces pour protéger les cultures (maïs, mais aussi vignes que vous n’avez pas mentionnées). FAUX ! Elles ne sont… Read more »
Mounier
Invité

Ni chasseur ni mangeur de sanglier. Profondément contre la chasse. Qu on arrete de faire la pluie et le beau temps avec la nature

Arwen
Invité

Elevages interdits et pourtant :
http://www.sudouest.fr/2018/02/20/dordogne-un-elevage-clandestin-de-sangliers-demantele-4217091-1884.php…………
Combien y en t il encore en France ?…..

JEFFY
Invité

Cela va être difficile d’envisager l’arrêt de la chasse aux sangliers avec le super CON SEILLER du Président Macron pour la chasse je nomme Mr COSTE,et le pacte qu’a signé Mr Emmanuel Macron avec Mr Willy ……… président des chasseurs en catimini de son parti pendant les législative(source France inter ce matin)
Qu’une fois pour toute l’homme laisse la nature évoluer comme elle l’entend et tout le monde s’en sortira bien les chasseurs qui pourront aller observer les animaux en toute tranquillité.
En tout cas c’est une bonne idée!!!!

Jean-Paul
Invité

Survol analytique intéressant, bonnes questions, appel intelligent à l’adoption d’un paradigme différent pour apprécier, utiliser et s’accommoder de la nature : mais quelles propositions en pratique ? Complexité faramineuse (avec F) du problème

CANARD
Invité
Analyse intéressante. Les sangliers posent question depuis longtemps. Les cahiers de doléances de 1789 en parlent déjà ! Observations sur ce texte. Les abatteuses sont employées pour les résineux, peu adaptées aux autres essences, donc limitées aux forêts à résineux. Mais bien sur l’exploitation forestière devient très mécanisée pour des raisons de rendement de la filière. L’agrainage par les chasseurs est très décrié par les agriculteurs (producteurs de maïs y compris). Dans les secteurs de grandes forêts privées, donc chasses également privées, le réservoir de suidés est très important, il est entretenu pour des grandes chasses très « productives » pour le… Read more »
jnh
Invité

Et moi qui croyait que le principal facteur d’expansion du sanglier était lié au développement important et bien réel de la forêt en zone de montagne suite à la déprise agricole, en particulier lorsqu’il s’agit de forêts de chênes et de garrigues en zone méditerranéenne.

Verbeke
Invité

Bonjour, je ne sais pas trop où va le sanglier mais ; pour ma part j’en ai mangé 3 fois dans ma vie.

karine
Invité

je suis completement d’accord avec hervé moi je suis dans l’yonne j’ai beaucoup d’amis chasseur le resume de chasse le lundi on n’a tue 20 sangliers se n’ai plus de la chasse c’est de la turie

LABAT
Invité

Très intéressant. Malheureusement, vos préconisations ne seront pas suivies de si tôt. Le gouvernement Macron vient même d’accorder de nouvelles prérogatives aux chasseurs.

régis Moiraud
Invité
Il faut d’abord rendre grâce aux chasseurs, qui, avec leur bon argent privé, ont relevé depuis 1970 les populations de grand gibier dont bénéficient aujourd’hui les loups pour se développer … Comme les chasseurs l’ont fait sans barguigner, il me semble que les amis du loup devraient financer les dégâts et la protection des troupeaux contre leur animal fétiche. Si actuellement 1 million de chasseurs sont à même d’indemniser de 30 millions d’euros les agriculteurs, ce ne serait carrément pas difficile -et un minimum aussi – quel’immense masse des amis du loup fasse la même chose. 500 000 sangliers, 500… Read more »
LeBroinMoine
Invité

Il est important d’insister sur les mouflons : voilà un bestiau qui n’aurait jamais du se retrouver dans les montagnes françaises. Mais comme les chasseurs ont eu la sublime idée d’en lâcher dès 1948, ils forment désormais un garde-manger hivernal de choix pour le loup.
Merci les visionnaires ! 🙂

Benjb333
Invité

Et lorsqu’on se prend trois sangliers en 6 mois en voiture… Dont deux hors période de chasse et un en plein milieu de la nuit (heure de chasse interdite), ce ne sont toujours pas des nuisibles ? Parce que excusez moi mais ils m’auront tout de même couté (ou du moins à mon assurance) 8000€… Et une voiture…

Julien Hoffmann
Editor

Abattre des animaux que l’on taxe dans le même temps de nuisibles uniquement parce qu’ils empêchent de rouler en voiture, ce serait un peu comme taxer de nuisibles et abattre des grévistes uniquement parce qu’ils empêchent de travailler. Nous ne pouvons souscrire à cette logique sans pour autant ne pas entendre la gène occasionnée…

Moiraud
Invité

Ce dimanche, j’avais à ma table des non chasseurs qui se sont régalés d’un pâté de cerf et d’une daube de sanglier parfaite. Des plats de seigneur à la table d’un manant.
La chasse, privilège de la noblesse longtemps, nous sera t elle confisquée un jour ? Ce n’est pas pour demain, même si le peuple des campagnes vieillit et s’effiloche.

plusdechasse
Invité

Quelle horreur ! Y a bien longtemps qu’on ne devrait plus tuer et manger d’animaux sausages… Malheureusement, il y a encore trop d’égoïstes (et pas forcement chasseurs, ce qui est encore moins excusable) qui pensent plus a leur estomac qu’a la liberté des animaux!
Avez-vous deja rencontré une horde de chasseurs dans les bois a l’affût pendant que vous pratiquez votre sport? Tous deja bourrés a 9h du mat? Non? Venez donc vous promenez dans les Alpes Maritimes, on en est envahi.

marie
Invité

Lâcher des hybrides de loup comme vous l avez deja fait et quand il seront trop nombreux est affamé après avoir détruis la petite faune ! Ils mangeront des humains ! Car comme pour les sangliers aucun prédateur à par l humain lui même !

Peters
Invité
Pour l’instant, que ce soit en France ou dans les pays où les humains cohabitent avec les loups, les attaquent de loup sont extrêmement rares et arrivent dans des cas très précis (ex: loup piégé). Par contre, vous devriez faire attention aux chasseurs « enragés » qui tirent sur tout ce qui bouge, c’est un risque bien réel. En France, nombre de mort par le loup en 2016-2017: 0 ( et zéro blessé), mort par la chasse: 18 ( et 143 blessés). Donc méfiez-vous surtout des chasseurs plutôt que des loups que vous ne verrez jamais (contrairement aux chasseurs que vous ne… Read more »
Montero
Invité

Bonjour Marie
En 5 lignes tu as fait étalage de toute ton ignorance sur ces 2 sujets . Petit conseil mets tes bottes va dehors ouvres tes yeux et tes oreilles.
Patrice, 58 ans photographe animalier et vieux naturaliste ; toujours vivant malgré les loups avant peut être de croiser un chasseur protecteur et seul gardien de la biodiversoité.

de PINHO AGNES
Invité

-« Ils mangeront des humains » : Ah oui, comme dans le petit chaperon rouge…. ptdr
« des hybrides de loup »…. dommage que ce ne soit pas vrai, ils auraient peut-être pu réguler la population de cons….

Mark Lilly
Invité

marie comment des personnes aussi mal renseignées peuvent avoir autant de certitudes? le Loup n’a pas était réintroduit il est revenu tout seul comme un grand par les Alpes. Et sache que les prédateurs ne font pas disparaitre leurs proies, sinon cela ferait des centaines de millions d’années que la vie aurait cessé sur terre.

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