Les chats : un problème pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique

Quand il s’agit de changement de mentalité et de réflexion globale sur notre impact environnemental, tous les sujets ne peuvent pas être abordés de la même manière. Le chat domestique et ce qu’il représente de problèmes pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique en fait complètement partie.

A la croisée de l’animal typiquement domestique et de la bestiole sauvageonne, le chat se retrouve dans un positionnement d’autant plus tangent qu’il s’agit désormais de le gérer. Car oui, nous nous devons d’assumer le chat domestique.

Comment pourrions-nous être légitimes à mettre en place des plans de gestion pour tant d’espèces sauvages et ne pas le faire pour un animal domestique qui s’invite dans les milieux sauvages ?

Ce que vous allez apprendre

  • Que les chats ont un impact incroyable sur la biodiversité
  • Que l'humanité est intimement liée à cet animal
  • Que les chats produisent indirectement une grande quantité de gaz à effet de serre
  • Qu'il existe déjà des moyens de limiter l'impact des chats
  • Qu'il est désormais important de réfléchir à la place à donner aux chats

13,5 millions de chats consommateurs

Évolution des populations canines et félines en France depuis l'an 2000
Évolution des populations canines et félines en France depuis l'an 2000 FACCO

De pâté en croquettes, les chats français consomment des centaines de milliers de tonnes de viandes, de poissons, de céréales, de légumineuses et autres produits agroalimentaires. Certes, l’argument que ces produits ne pourraient être valorisés autrement qu’en les transformant en nourriture pour nos petits félins se tient en partie…

Mais ne soyons pas naïfs, les lois du marché étant, rien ne se perd, tout se transforme. Et si ce n’est pas pour les chats, ces produits serviraient très certainement à autre chose sur un marché de l’alimentation des animaux de compagnie qui accuse une balance commerciale excédentaire de 467 millions d’euros.

Aux USA en 2018, la nourriture pour chats représentait plus de 2 milliards de dollars
Aux USA en 2018, la nourriture pour chats représentait plus de 2 milliards de dollars Pet Food Processing

Les chiffres de cette industrie sont, au final, relativement flous et ne permettent pas de savoir avec justesse quelle est, par exemple, la part de surfaces agricoles françaises mobilisées pour nourrir nos chats. Il n’y a pas plus de moyens d’extrapoler sur la quantité de produits phytosanitaires utilisés pour se faire. Ni sur les volumes d’eau consommés ou encore sur les quantités de CO2 émises pour boucler une chaîne de production qui doit nourrir plus de 13,5 millions de boules de poils.

Impact du chat domestique sur la biodiversité

Les petits rongeurs font parti du régime de chasse de nos félins comme bien d'autres petits animaux.
Les petits rongeurs font parti du régime de chasse de nos félins comme bien d'autres petits animaux.

Le chat, sauf à être sauvage, ne fait pas parti à part entière de nos écosystèmes mais, comme nous, les impacte négativement. Sur les 13,5 millions de chats que compte notre territoire, environ 68%, soit plus de 9 millions, auraient accès à l’extérieur, devenant par la même de petits tueurs potentiels.

Qui ne s’est pas gentiment moqué d’un jeune chat mettant toute son énergie à attaquer une feuille morte ? Qui ne s’est jamais étonné de voir un de ces félins bondir avec autant d’adresse pour attraper un petit animal que personne à part lui n’avait remarqué ?

C’est là tout le problème… S’il n’est pas si évident que de dire que le chat est domestiqué tant il peut être indépendant (jusqu’à volontairement ne pas réagir quand on l’appelle), il n’en reste pas moins que pour l’immense majorité de sa population, il est dépendant de la nourriture qu’on lui fournit. Et pourtant cela ne l’empêche pas de « chasser » d’instinct et de tuer dans la foulée.

Rongeurs en tous genres, mêmes protégés, batraciens mais aussi lézards et orvets, oiseaux, papillons ou encore serpents, rien n’échappe réellement aux dents des chats et c’est là tout le problème. Car le chat lui, ne nourrit personne sauf quelques anecdotiques chatons qui ont servi de dîner à de jeunes lynx dans le Jura.

On estime ainsi que les seuls chats errants à travers le monde sont responsables, sur les 500 dernières années, de la disparition de 63 espèces de mammifères, de reptiles et d’oiseaux.

Quid de ce que les 600 millions de chats domestiques à travers le monde ont fait pour apporter leur pierre à cette funèbre entreprise ? On en a une petite idée grâce à la retentissante étude de 2012 aux États-Unis qui estime entre 1,4 et 3,7 milliards le nombre d’oiseaux tués chaque année par les chats domestiques et de 6,9 à 20,7 milliards le nombre de petits mammifères qui subissent le même sort. Pas étonnant que le chat soit classé parmi les 100 espèces les plus envahissantes du monde !

Les oiseaux sont des proies très amusantes pour les chats.
Les oiseaux sont des proies très amusantes pour les chats. Ivan Radic

La moyenne basse du nombre de proies par semaine d’un chat domestique est estimée à 2,1 (soit 113,4 proies par an), alors qu’une éolienne tuerait 18,3 oiseaux au maximum par an. S’il est légitime, normal et important de travailler sur l’impact des éoliennes sur les populations aviaires, pourquoi, à la lumière de ces chiffres incroyables, devrions-nous continuer à ne rien faire ou presque quant aux chats ?

Le pire dans tout cela est qu’ils ne chassent même pas réellement parmi les seuls animaux que nous aurions besoin qu’ils régulent, à savoir les rats… Il a en effet été démontré que si on a l’impression qu’il y a moins de rats quand il y a des chats en milieu urbain, c’est bien parce que les rats changent de comportement mais non pas parce qu’ils sont moins nombreux. Les chats préfèrent s’attaquer à des proies moins grosses et moins dangereuses…

Les chats en Australie

Quelques échanges avec David Bock, de l’Australian Museum de Sydney, nous ont permis de constater l’ampleur des dégâts dans leur pays…

Le taux de prédation des chats sur une île est plus élevé du fait de la topologie du terrain, même si le phénomène est difficile à quantifier. Quoi qu’il en soit, une compilation de 93 études sur le sujet a démontré, en 2017, que l’impact des chats sur les seuls oiseaux australiens était tout bonnement invraisemblable :

  • 316 millions d’oiseaux tués par les chats errants chaque année

  • 61 millions d’oiseaux tués chaque année par les chats domestiques

  • 338 espèces différentes d’oiseaux touchés dont 71 espèces en danger

De manière générale, les chats australiens tuent environ 1,5 milliards de petits animaux et pas moins de 650 millions de reptiles… Une paille. Mais le pays se mobilise de plusieurs façons, à la fois par des campagnes de sensibilisation et des outils concrets pour limiter l’impact des chats.

Végans VS Minous : Minous 1 — Végans 0,64

Les chats mangent de l'herbe de temps à autre mais ne sont pas végétariens !
Les chats mangent de l'herbe de temps à autre mais ne sont pas végétariens ! LisaSympson

Le mouvement végan et végétarien monte en puissance depuis une petite décennie avec, notamment mais pas exclusivement, l’argument du réchauffement climatique et de la rationalisation de l’utilisation de nos ressources.

Selon Xerfi cité par le Figaro (ce sont les chiffres qui nous semblent les plus crédibles), les végétariens représenteraient 2% de la population et les végans 0.5%, soit un total de 1 640 000 français.

Ce mouvement est assez cohérent et puissant pour que la démarche de végétarisme s’invite jusque dans les cantines scolaires, pour ne parler que de cela. Invitant par la même dans l’espace public les questions de bien-être animal, d’utilisation des terres agricoles, de production animale, de réchauffement climatique et bien d’autres encore qu’il est bien temps d’aborder de front.

Les chats consommeraient 4% de ce que consomme un humain en calories journalières. Sur la base de l’apport calorique du boeuf, un chat consommerait donc 37,88 grammes de viande par jour et donc 13 826,2 grammes par an. Ramené à la population totale de chats en France, à savoir 13,5 millions (sans compter donc les chats harets : qui sont retournés à l’état sauvage) cela ferait une consommation totale de 186 654 tonnes de viande par an (à mettre en perspective avec la proportion d’aliments d’origine non animale dans l’alimentation du commerce).

Effet de serre selon l'alimentation
Effet de serre selon l'alimentation L214

Les 1 640 000 français végans ou végétariens éviteraient quant à eux la consommation, sur la même base de 46 grammes, de 27 536 tonnes de viande soit plus ou moins 64% (d’où le titre de ce paragraphe) de ce que consomment les seuls chats.

Tous les végans et végétariens réunis n’économisent pas la viande que les seuls chats consomment !

Rajoutez la consommation des chiens et de tous les Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC) et il faudra plusieurs décennies avant que le mouvement végan et végétarien croisse éventuellement assez pour seulement nous amener à l’équilibre…

Mais alors pourquoi diable parlons-nous si peu de l’impact de nos chats ? Nous ne le répéterons jamais assez : si vous souhaitez vivre avec des animaux de compagnie, il est préférable d’adopter deux lapins ou un animal herbivore !

Pourquoi les chats ne sont pas écolos ?

Le professeur feuillage et son acolyte dans toute leur splendeur…

Impact du chat domestique sur le réchauffement climatique

Hormis la consommation de viande et ce que cela induit d’émission de gaz à effet de serre, il faudrait également prendre en compte la consommation de céréales, de sucres, de conservateurs, de produits de la pêche et on en passe !

Haaa les croquettes de minou…
Haaa les croquettes de minou… Isabelle Blanchemain

Nous allons passer sur l’exercice pour que l’article ait une fin d’autant que, tout comme pour l’utilisation de sous-produits d’origine animale, la nourriture pour chats se fournit pour partie en sous-produits en tous genres. Le calcul du CO2 émit devrait alors prendre en considération ce que deviendraient tous ces sous-produits dans le cas où ils ne serviraient plus à nos matous, ce qui complexifie un poil trop les choses pour nous.

On peut cependant imaginer l’ampleur de la chose à travers une étude de l’université de Californie qui estime les émissions de gaz carbonique dues à l’alimentation des 163 millions de chats et chiens américain à 64 millions de tonnes, soit l’équivalent de 13,6 millions de voitures…

Quoi qu’il en soit, à l’alimentation il faut rajouter la production de déchets : à savoir les fèces et la litière. Avec environ 30 kilogrammes par an et par chat, nos petits félins produisent à eux-seuls 400 000 tonnes de déchets qui se retrouvent dans nos poubelles. Le coût carbone du ramassage et du traitement de ces déchets n’est de loin pas négligeable.

Pourquoi donc avons-nous des œillères ?

Rhooo qu'il est miiiiggnoon !
Rhooo qu'il est miiiiggnoon ! dorinser

Un chat dans un foyer, c’est un tout petit peu de comportement animal à portée d’yeux et de main. L’indépendance inhérente à cette espèce est d’autant plus enrichissante pour les enfants qui ne cessent de découvrir qu’un chat a son propre mode de fonctionnement, ses propres envies, ses rythmes et ses besoins comme pourrait l’avoir un animal sauvage.

Mais un chat c’est aussi une présence souvent rassurante autant par sa constance que par ses petites attentions… Un miaulement de bien venue quand on rentre chez soi, un « ronron » qui détend alors qu’on est en train de bouquiner, des bonds dans tous sens quand on a eu la gentillesse de lancer à travers la pièce un bouchon de bouteille accroché à un lacet, un frottement de contentement quand on le caresse pensivement en repensant à la journée chaotique que l’on vient de passer…

Et même si le chat est d’une indépendance aussi fascinante qu’agaçante face à nous, il est aussi capable de s’attacher à nous à la manière d’un bébé, il a conquis le monde grâce à nous, il nous aide à nous déstresser et tellement d’autres choses.

Voilà des millénaires qu’Homme et chats se côtoient, parfois intimement, au point que ces derniers nous aident même désormais à nous soigner. Mais nos rapports n’ont pas toujours été au beau fixe, ils ont changé et évolué au fil du temps et c’est là le propre d’une relation qui dure. Si nous ne voulons pas qu’avoir des chats à nos côtés ne devienne écologiquement insoutenable, il nous faut désormais nous poser toutes les questions sur le sujet et aller rapidement de l’avant.

Projet de recherche

Le projet de recherche « Chat domestique et biodiversité » est un portail de collecte de données sur le régime alimentaire du Chat domestique qui vise à investir le grand public dans une définition collective de la place du Chat dans l’écosystème, et de son régime alimentaire.

Tout un chacun peut donc participer et aider à rattraper le retard colossal de la France en matière d’informations sur le sujet !

Gérer les chats errants

Roux comme l'automne, ce chat n'est pourtant pas à sa place…
Roux comme l'automne, ce chat n'est pourtant pas à sa place…

Il n’existe pas de chiffres quant aux populations de chats errants en France. C’est peut-être là la première problématique à prendre en compte quand on parle d’impact des chats domestiques sur la biodiversité.

Si le gouvernement australien, qui a déjà dû faire face à plusieurs types de pullulations (notamment de lapins), va certainement faire abattre 2 millions de chats errants, doit-on attendre d’en arriver à la même extrémité parce que l’on ne veut pas prendre le problème à bras le corps ? Non, bien sûr.

Chaque propriétaire de chat doit être sensible et sensibilisé au fait qu’il a une responsabilité par rapport à cela. La stérilisation de son chat ou de sa chatte est essentielle sauf à assumer totalement les portées à venir ce qui nécessite de savoir exactement où traine son chat !

Dans le cas d’un ban communal où de trop nombreux chats errants évoluent et pour le maintien de la biodiversité environnante, il s’agit également d’agir. Aucun écosystème ne peut assumer une présence trop forte de chats errants et les nourrir n’évitera pas les dégâts qu’ils causeront alentours. Le comportement de chasse est instinctif chez les chats et ne relève pas de l’appétence. Ce qui revient à dire que bien les nourrir en croquettes les aidera à mieux chasser… pour rien.

Leur mise en fourrière pour qu’ils trouvent un nouveau foyer est la seule solution qui soit à la fois durable pour la petite faune et pour le bien-être de ces chats, c’est d’ailleurs en partie pour cela que le Code Rural a été renforcé en ce sens, donnant par la même des outils concrets d’action notamment aux maires.

Assumer son chat

Il est plus facile de nourrir de mignonnes bestioles que de les empêcher de nuire à des centaines d'autres… Quel paradoxe !
Il est plus facile de nourrir de mignonnes bestioles que de les empêcher de nuire à des centaines d'autres… Quel paradoxe ! Isabelle Blanchemain

Un chat, une fois sorti de chez son propriétaire, est un tueur qui a pour objectif de se reproduire, c’est ainsi et c’est là la nature même de ces animaux.

Il faut entendre que, contrairement à tous prédateurs sauvages, les chats domestiques sont nourris, logés et soignés par leurs propriétaires ce qui les dédouane totalement des principes de base de fonctionnement d’un écosystème : leur densité n’est pas fonction de la disponibilité en nourriture. L’équilibre est de fait impossible, donnant une prédominance aux chats qui pèse alors lourd.

Limiter au maximum sa capacité de nuisance à la biodiversité relève de la responsabilité morale de son seul propriétaire. Pour cela les solutions sont nombreuses :

  • Ne pas le laisser sortir la nuit lorsqu’il chasse énormément et pour éviter qu’il impacte la faune nocturne comme les fragiles chauves-souris.

  • Le stériliser pour qu’il ne se reproduise pas sans maîtrise.

  • Lui mettre une clochette pour que ce soit plus compliquer pour lui d’attraper des oiseaux.

  • Installer des systèmes spécifiques sur les troncs d’arbres pour qu’il n’y monte pas.

  • Grillager vos murs en pierres sèches pour y sauvegarder l’herpétofaune.

L’arrêt de l’utilisation de litière chimique est une base, on a d’ailleurs aussi du mal à comprendre qu’il n’y ait pas d’interdiction pure et simple de ce genre de produits, tout en portant une attention particulière à la provenance des matières utilisées pour la fabrication des litières naturelles et compostable. Ce sera d’ailleurs le moment de faire votre propre compost pour éviter le transport de ces déchets !

Prévoir de basculer sur de la nourriture alternative et notamment celle à base d’insectes qui commence à bien se développer et qui a une filière de production bien moins polluante en matière d’émission de gaz à effet de serre.

Et un jour, quand son chat meurt de vieillesse et après une vie bien remplie de câlins, peut-être faudra-t-il se poser la question d’en « reprendre un » ou non ?

Pour conclure

42% des foyers français possèdent un chat ou un chien et pourtant, la question de la part des émissions de CO2 dévolue au nourrissage de ces animaux n’est pas plus posée que leur impact sur la biodiversité.

Ne serait-il pas temps ? Serions-nous plus enclins à réfléchir notre propre alimentation que celle de nos animaux de « compagnie » ? Avons-nous le temps de nous permettre ce laxisme ?

À l’heure de l’urgence climatique qui n’est de loin pas un vain mot et qui représente un réel péril pour notre civilisation toute entière (pour preuve le dernier rapport du GIEC sur la montée de océans), nous devons assumer que si certains « éco-gestes » semblent dérisoires en comparaison de la responsabilité des décideurs, d'autres gestes tels que le non-compostage des déchets organiques ou le choix d'avoir un prédateur de compagnie sont lourds de conséquences et directement de la responsabilité des individus.

Sauf à se mettre des œillères et rejeter la faute sur autrui, il n‘y a aucun doute sur le fait qu’il faille faire quelque chose pour limiter l’impact de nos chats domestiques autant que celui des chats harets sur notre environnement. Mais quoi et comment ?

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Portrait de l'auteur

Julien Hoffmann

Rédacteur en chef — DEFI-Écologique

Fasciné depuis 20 ans par la faune sauvage d'ici ou d'ailleurs et ayant fait son métier de la sauvegarde de celle-ci jusqu'à créer DEFI-Écologique, il a également travaillé à des programmes de réintroduction et à la valorisation de la biodiversité en milieu agricole.

Il a fondé DEFI-Écologique avec la conviction qu'il faut faire de la protection de l'environnement un secteur économique pour pouvoir réellement peser sur les politiques publiques.

 Julien est membre de DEFI-Écologique.

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72 réponses à “Les chats : un problème pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique”

  1. Bravo d’avoir osé cet article sur ce sujet aussi délichat. Il est bien plus difficile d’éduquer les propriétaires de chats que de limiter les dégâts du chat. Il faudra aussi aborder le problème du chien. Comme disait Pierre Rigaux : le lapin est l’avenir de l’homme.

  2. Bonjour j’adore les chats , mais je suis d’accord avec ce que vous dites. Le premier problème vient des chats errants peut-être encore plus nombreux que les chats “domestiques”. Une anecdote toutefois sur la prédation du chat. J’en avais un très fixé sur les merles et il m’en ramenait régulièrement (j’avais envie de le tuer à ce moment là); mais bon il y avait toujours des merles partout qui nous enchantaient avec leurs chants. et puis une maladie virale est venue de l’est et en deux ans on a vu les merles quasiment disparaître. ça revient doucement mais il n’y avait que deux chanteurs dans mon quartier au printemps dernier.et mon chat ne me rapporte plus de merles…
    mais on pourrait en dire tellement

    merci pour cet article instructif

    Jean

  3. Bravo pour cet article, totalement d’accord avec votre analyse!

    Attention cependant, il y a des erreurs assez grossières :
    -la consommation de viande en France n’est pas de 46 grammes par personne par jour, car la source que vous citez ne cite que les viandes de boucherie, et exclut donc la volaille et le poisson.
    Dans un document de franceAgrimer présenté lors du sommet de l’élevage, ce sont 85kg par personne et par an qui sont évoqués! Ce qui donnerait 232 grammes de viande par jour (file:///home/chronos/u-ceb086cde1767190c63f5c77c4b4b87ff5724557/MyFiles/Downloads/ETU-VIA-2019-Consommation%20de%20viandes%20UE%20et%20France.pdf)! C’est peut-être un peu surestimé, mais je pense que la consommation journalière en France est au moins au dessus de 150 grammes, d’après les différentes sources que j’ai pu voir.
    Votre interprétation de l’étude américaine est aussi fausse : les chats ne mangent pas 19% de notre quantité de viande, mais ont des apports calorifiques équivalents à 19% des notres : par exemple, si l’on prend un apport journalier de référence de 2350 kilocalories (ce qui est estimé pour un homme de 18 à 40 ans ne pratiquant pas d’activité physique), un chat consommerait donc chaque jour environ 450 kilocalories. La valeur calorifique du poulet étant d’après ce site (https://www.tableaudescalories.net/aliment/viande) de 248 kcal pour 100 grammes, cela voudrait qu’un chat à besoin de manger chaque jour environ 180 grammes de boeuf! Là encore, il y a surement moyen de préciser les chiffres, mais 8,74 grammes de viande par jour, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c’est tout simplement impossible! Ca voudrait qu’un sac de croquettes de trois kilos durerait un an, et pour avoir des chats, je sais bien que ce n’est pas le cas!

    D’autant plus que vous indiquez que chaque chat produit 30 kg de déchets par an… Ca me parait un peu difficile de produire 30 kg de déchets si chaque chat ne mange que 3 kg de nourriture par jour!!!

    J’espère que vous arriverez à préciser et à corriger ces chiffres, car en plus, il servent votre argumentation et l’impact du chat, en terme de quantité de viande mangée chaque année, est encore plus grand que celui que vous donnez!

    Cordialement

    • Je vous concède le côté capillotracté du calcul qui, je le maintiens, se tient tout de même dans le concept l’idée étant de faire une réflexion moins disante eu égard aux réaction virulentes…
      Concernant les 30kg de déchet, il s’agit de la litière !

      • Désolé mais nous mettons la litière au compostage. Elle est fait de déchets de bois et la litière forme un compost qui va dans le jardin après. Je ne considère pas ça comme un déchet mais comme un recyclage pour faire de l’engrais. Le bois et les crottes forment un bon engrais après décomposition par les champignons et autres vers.

        • Pour ce qui est de la litière compostable c’est un fait oui… Pour ceux qui peuvent la composter aussi. En l’état ce n’est pas encore une solution généralisée par contre on est bien d’accord que c’est une superbe solution !

    • Les chats sont de la seule responsabilité de l’Homme, ils sont domestiqués. Nous ne pouvons faire autrement que de les avoir à notre comptabilité environnementale que l’on se ferme les yeux ou non, que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons 🙂

  4. Le problème ne vient-il pas, encore une fois, de l’Humain qui “prend” un chat (ou un autre animal de compagnie) et ne s’en occupe plus une fois l’enthousiasme de la nouveauté passée. Une fois de plus, on préfère exterminer des animaux plutôt que de se questionner sur l’origine du problème. Stériliser son animal pour les particuliers et organiser des campagnes de stérilisations dans les communes devrait être obligatoire pour réguler la surpopulation. Il existe de nombreuses associations, en France, qui s’occupent des chats “libres” et s’assurent de leur état sanitaire. Les aider permettrait sans doute d’endiguer le problème de prédation, un chat libre, (stérilisé et nourri) n’a plus le même impact sur la petite faune qui l’entoure par rapport à un chat errant dépendant uniquement de la chasse pour survivre.

    • Bah non justement c’est exactement ce qui est écrit là et confirmé par les études récentes sur les chats. Meme bien nourrit le chat continue de chasser par pur instinct. Donc la phase 1 c’est de pas les nourrir pour laisser la pression écologique réguler leur population.

      • Vous parlez sans savoir. J’ai deux chats, il y en a un qui chasse beaucoup plus que l’autre qui chasse peut. De plus, la qualité de leur alimentation fournie par leur valet à bien un impact sur leur fréquence de chasse, ça aussi c’est corroboré par des études récentes. Ce n’est pas parce que “c’est écrit là” qu’il n’y a pas d’études contradictoires.Le problème fondamental, c’est l’homme : pas le chat. Le problème, c’est aussi le Monsieur qui n’est lui même pas innocent du réchauffement climatique et d’autres problèmes majeur, et qui écrit cet article générant des émotions extrêmes, plus que des réflexions objectives.

        • Excusez moi, j’aurai du intégrer la référence que constitue vos deux chats, effectivement l’article est du même coup incomplet. Pour ce qui est des études récentes sur le ratio bonne alimentation / fréquence de chasse, je veux bien que vous nous les fournissiez que nous puissions les intégrer dans l’article (d’autres avant vous nous ont fait des réflexions en nous disant de nous débrouiller pour trouver leurs études que nous n’avons jamais dégotés, si vous faisiez un effort ce serait génial pour la qualité de l’article).
          Enfin, pour ce qui est du fait que l’Homme est le problème et non le chat, je vous réponds oui, bien sûr. Mais le chat est un animal domestique et donc de fait de la responsabilité de l’Homme. Ceux qui pointe du doigts l’Homme sans vouloir regarder le chat sont en réalité très exactement l’Homme qui est le problème.

          • Les études récentes sur l’alimentation des être vivant parallèlement à leurs instincts font foison. Pour ma part, j’ai beaucoup appris avec Konrad Lorenz (pas très réçent en effet mais tout à fait pertinent à mon sens, et avec des documents bien moins anciens que je vois passer régulièrement). Si le chat a moins faim, il chassera moins. Point barre. En outre, les chats ont aussi un caractère, et pas seulement un instinct, ça aussi c’est un fait. C’est assez simple en effet. Mes deux chats n’ont absolument rien à faire avec votre article, ils me l’ont dit hier après midi, pendant notre longue conversation, ils ne se sentent pas du tout concernés. Bacchus chasse beaucoup moins que Batcat, c’est un fait indiscutable. Par ailleurs, Batcat nous ramène au moins 10 mulots pour un oiseau. Ça aussi c’est un fait, ne vous en déplaise. Le problème de l’homme, ce n’est pas seulement l’autre… C’est vous aussi. La stérilisation des chats errants, la stérilisation des chats domestiques, sont des armes qui en l’occurrence sont tout à fait adaptés à votre nouveau problème. Et mis en place depuis longtemps déjà. Enfoncer des portes ouvertes ne mettra pas fin au réchauffement climatique. Loin de là. Faire de l’audimat non plus.

          • Donc, si je résume, vous n’avez aucun lien ne serait-ce que vers un abstract d’une de ces études pourtant si nombreuses ?

          • Non en effet, je vais pas passer l’après midi à vous trouver des documents. Vous pouvez utiliser des mots savants, ça ne changera rien et ça ne m’impressionne pas. J’ajoute que je ne vais pas relire les bouquins de Lorenz pour retrouver des informations (L’agression, Trois essais sur le comportement animal et humain, Tous les chiens et le chats). Les chats sont domestiqués depuis le néolithique, vous pensez vraiment qu’on vient de les découvrir ? Vous avez lu les arguments dans mon post précédent ? Autre choses, par les statistiques il est possible de prouver l’existence de dieu… Ou encore qu’en moyenne toutes les françaises et les français possèdent un testicule. Vos “nouvelles” statistiques ne changeront rien à l’affection que je porte à mes chats ni aux liens qui nous unissent même s’ils sont abstraits. Pour moi le pseudo échange est clos.

          • Si les ouvrages de monsieur Lorenz sont faits comme de coutume, il y aura une bibliographie en fin de livre, inutile de le relire.
            Utilisez google scholar (https://scholar.google.com) de préférence en termes anglais. Si les études sont nombreuses cela ne vous prendra que peu de temps à nous en sélectionner 4 ou 5.
            Nous ne faisons pas dans le dogme, nous alimenteront notre article de ces mêmes études. Utilisez nos armes pour modifier notre propos. Nous ne vous le proposons pas, nous vous le demandons.

  5. les animaux subissent assez de maltraitances pour militer contre. Il serait mieux d’aller voir du côté des chasseurs, ou autres. On aime les chats et on n’a pas besoin de vos remarques

    • Les chats sont des animaux domestiques de notre responsabilité… Cela n’a rien à avoir avec le fait de les aimer ou pas d’ailleurs. Nous sommes plusieurs à avoir et aimer des chats dans l’équipe vous savez 😉

    • J’aime aussi les chats, je les adore…
      J’ai eu un chat il y a une vingtaine d’année, qui a disparu. On a recherché son corps et on a trouvé, dans le jardin, 17 cadavres de tourterelles, je ne sais plus combien de cadavres de chardonnerets dans les buissons. La seule chose qui lui faisait peur était la corneille.
      Il rapportait des bébés canards (sauvages), des lapins, il chassait apparemment aussi dans le poulailler du voisin (ce qui a mené à sa perte…), attrapait les lézards, des rongeurs, des musaraignes, il volait aussi toute la nourriture qu’il pouvait voler et pourtant il était parfaitement nourri et soigné et très attaché ses maîtres, en plus d’être une crème de chat. Il a aussi vécu plusieurs mois (en cumulé) en totale autarcie dans les champs (notre absence lui faisait quitter la maison malgré les croquettes en libre service). Ce chat avait pourtant été adopté tout bébé, mais c’était un chasseur né, un prédateur. On peut parfaitement aimer les chats et constater que certains sont des tueurs en série et conservent tous leurs instincts de survie, malgré la domestication…
      Une de nos chatte précédente dégommait les oisillons directement dans les nids pour nous les offrir…
      J’ai actuellement plusieurs dizaines d’espèces d’oiseaux qui fréquentent mon jardin, la plupart aux effectifs en baisse globale, et je vois certains chats (des chats nullement errants) qui les “observent” et tentent de les attraper.. Même les vieux chats obèses et les patapoufs sont intéressés par les oiseaux et attrapent les oisillons tombés du nid sans leur laisser la moindre chance ! Pourquoi le nier ?
      Bien sûr que les chats tuent et pas que les chats errants, qui sont aussi un véritable fléau en se reproduisant à tout va.

      On peut parfaitement aimer ces animaux et tirer ce triste constat.

  6. Je suis une grande amoureuse des chats, mais je suis d’accord avec ce que vous dites dans l’ensemble.
    Un point me “chiffonne” cependant : vous recommandez de réfléchir à 2 fois avant d’adopter un chat.
    C’est une chose qui serait utile si on voulait assécher une “production de chats” – plus de demande, plus de production, le problème est régler.
    Mais ici, on parle de dizaine de milliers de chats qui naissent sans qu’on puisse exercer un quelconque contrôle sur ces naissances (malgré toutes les mesures mises en place*). A moins de les exterminer (ce à quoi je m’oppose farouchement), il faut bien que quelqu’un les adopte. Si tout le monde décide de ne plus adopter de chats, ça n’empêchera pas les chats de continuer de pulluler, au contraire. A ce jour, il y a moins d’adoptants que de chats à adopter; je ne vais pas vous faire un dessin : des milliers de chats sont euthanasiés chaque année (en Belgique en tout cas).
    *En Belgique, il y a obligation depuis quelques années déjà de faire identifier et stériliser son chat. Le bilan est triste et décevant : il n’y a jamais eu autant de chats abandonnés (notamment des femelles enceintes qui doivent mettre bas dans la nature). La quantité globale de chats n’a non seulement pas diminué, mais en plus, le nombre de chats errants est en augmentation constante.

  7. il faut éduquer les gens, qu’ils stérilisent leurs chats, et soient plus responsables. Mais, personnellement, quand mes 2 chats ne seront plus là, bien sûr que j’en réadopterai. Les chats sont assez maltraités et il est inutile de vouloir les éradiquer. Il y a de bonnes âmes dans les quartiers des villes pour les empoisonner, et les chasseurs se font un plaisir de led tirer. Occupez vous plutôt des chasseurs qui dénaturent la nature avec leurs élevages clandestins de croisement cochons-sangliers, tirent des oiseaux en voie de disparition, et salissent tout avec leurs plombs. Et laissez nos chats tranquilles

  8. J’ai placé en divers endroits (bois, champs, marais, friches, chemins…) ma camera à enregistrement nocturne pour évaluer la faune de ma région, et c’est un fait que les chats sont, notamment la nuit, partout, réellement partout… ce qui représente bien sûr une pression sur la faune sauvage. En Grande-Bretagne, il est bien plus courant de mettre une clochette au cou des chats pour rendre plus difficile la capture des oiseaux.

  9. Ce serait bien de faire la même étude sur les humains…
    S’il y avait moins d’humains, on aurait aussi moins de chats.
    Quand on voit aujourd’hui que beaucoup de pays veulent relancer la natalité dans leur pays c’est scandaleux…
    France, Hongrie… On donne de l’argent pour avoir encore plus de gamins, c’est une honte.
    Alors oui les chats sont un souci, mais le remplacer pas un lapin désolée ce n’est pas une solution quand on voit tout ce que est vendu pour les lapins ou les cochons d’inde ou les souris, cage et matériel en plastique… alimentation en sac plastique, litière la aussi, plein de friandises alors que dans des pays certains gosses n’ont jamais vu un bonbon.

    Et la chasse à la glue, les pièges et les filets sont de nouveau autorisés en France, on en parle pour les oiseaux? Sérieusement les gens crèvent de faim pour chasser quelques minuscules oiseaux???

    Alors oui avoir un animal de compagnie ça ne poserai pas de souci si on était moins nombreux sur la planète.
    Posez vous les bonnes questions…
    La solution c’est pas “devenons tous Vegan et on pourra continuer à proliférer et à polluer”
    La solution c’est : Prenons enfin des décisions mondiales pour limiter la natalité et vivre autrement.

  10. La faute à qui? Aux humains qui prennent des chats et ne s’en occupent pas! Il faut les faire stériliser ça évitera d’avoir tous ces chats errants dans les campagnes et dans les villes!

    • Vous croyez que ça fait plaisir d’avoir des voisins av plusieurs chats qui viennent faire leurs besoins dans le jardin où vous ne pouvez même pas l’essai des aliments sur la table car c’est dévoré alors je veux bien que vous aimiez vos chats mais garder les chez vous respecter les autres !!

  11. Je suis toujours un peu dubitatif sur le haro fait aux chats, même si l’essentiel du contenu de cet article a certainement une grande part de vérité. Car enfin, lorsqu’on parle du chat, on parle moins des vrais problèmes que sont l’artificialisation des sols, l’homogénéisation des milieux, l’asséchement ds zones humides, l’impact d’une agriculture industrielle.
    En tant qu’ornithologue, je travaille sur les oiseaux de montagne, et je constate dans des zones où “il n’y a pas un chat” que l’effondrement des effectifs est bien réel, et aussi conséquent qu’en plaine.
    Le chat n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase ; à mon avis plus important de se concentrer sur le vase, que sur la goutte…

    • Un problème n’empêche, a priori, pas l’autre. Les chiffres qui sont énoncés sont quand même stupéfiants, pas que je ne fasse pas confiance à vos impressions de professionnel, mais il s’agit vraisemblablement de plus qu’une goutte.

  12. Il faudrait déjà limiter l impact des humains. .. et leur nombre
    Concernant les chats, L Australie est loin d’être un exemple de gestion éthique
    Concernant les chats, la stérilisation obligatoire est la solution
    Si la fourrière avec euthanasie au but sur une grande majorité des felins , été une bonne solution,on l aurait su depuis le temps Capturer 2 ou 3 et en laissant toujours assez pour entretenir le commerce de la mort. ..quoi penser ?

  13. Discours de propagande malhonnête. Quelle sont vos sources ? Aucune références citées… C’est du Grand n’importe quoi !
    et les chiens ? Vous avez oublié les chiens … la chasse, la chasse chez les vilains, la chasse à coure chez les aristocrates… ils détruisent pas l’écosystème ?

    On savait que les vaches polluaient avec leurs pets des gaz à effets de serre , maintenant ce sont les chats… Et ton cul, pauvre con, il pollue pas ?

    Vegan extrémiste

  14. Depuis que j’ai des chats dans la maison en milieu rural il n’y a plus qu’une ou deux souris. Avant, 10 ou 20, impossible de les eradiquer ! Et je les vois souvent avec des rats. Les chats domestiques sont nécessaires ; c’est le nombre de chats errants qu’il faut mieux contrôler. Les humains sont aussi très nuisibles pour la biodiversité… Si l’on fait un calcul proportionnel, je ne suis pas certaine que l’humain soit gagnant.

    • Ce qui est gênant c’est que cette analyse ne repose sur aucune étude validée scientifiquement. Il n’y a par ailleurs aucune mise en perspective par rapport à d’autres facteurs qui menacent la biodiversité. On parle de population de chats sans spécifier leurs particularités: chats errants, chats de ferme, en campagne, en appartement… Or, déjà, la population de chats errants est largement supérieure à celle en maison. De plus vous vous appuyez sur des études australiennes et américaines dont le contexte n’a strictement rien à voir puisqu’en effet, le chat y a été introduit par les occidentaux. Le chat d’Europe est présent depuis la préhistoire et la sédentarisation de l’homme. La particularité de la France c’est par contre qu’elle bat des records en terme d’abandons d’animaux ce qui explique peut-être cette recrudescence de chats errants. Pour le calcul sur les proies par chat, il faut remettre les chiffres dans leur contexte. Car on a tout simplement calculé combien un individu tuait d’animaux par jour sur une certaine durée pour ensuite le multiplier par le nombre de chats, ce qui donne un résultat erroné car cela suppose que tous les chats ont le même butin de chasse ce qui est évidemment faux. Pour les calculs pour la nourriture, vous faites une estimation hasardeuse sans étude chiffrée scientifiquement. De toutes ces données approximations ou parfois même erronées vous faites vos conclusions assez virulentes contre le chat en incitant même à renoncer à en adopter. Or adopter un chat errant est un service rendu dans la mesure où il sera certainement stérilisé et moins tenté de chasser. Il me semble que lorsqu’on arrive à des conclusions radicales, il faudrait pouvoir au moins s’appuyer sur une analyse complète et sérieuse. Par ailleurs une enquête scientifique est en cours justement à ce sujet. Il serait intéressant de confronter leurs résultats avec les vôtres car contrairement à vous, il étudie le contexte de différents chats avant de tirer des conclusions sur l’impact du chat sur la biodiversité. Quand au réchauffement climatique, je trouve cela assez extrapolé et sans études sérieuses. On a l’impression que vous cherchez à illustrer à tous prix votre thèse sans la vérifier.

  15. Bonjour, depuis combien de temps le chat vit-il semi-sauvage aux côtés de l’homme, en Europe?
    Par ailleurs, la population française est-elle majoritairement urbaine, ou rurale?
    Merci!

    • Au moins 9000 ans (voir plus) pour la première question. Chose qu’un professionnel du journalisme ou de la faune, aurait pu vérifier par exemple sur cet ouvrage :

      Invasions biologiques et extinctions
      11 000 ANS D’HISTOIRE DES VERTÉBRÉS EN FRANCE
      Auteurs :Olivier Lorvelec, Michel Pascal, Jean-Denis Vigne
      Editeur :Belin

  16. Je pense que toutes les associations de Protection Animale seront outrées, à juste titre, par cette “analyse”…
    Prenez-vous en aux chasseurs, eux sont des tueurs… Qui pollue la planète : l’homme, toujours lui… Mais personne ne dit rien.
    ON NE VOUS DEMANDE PAS D’AIMER LES CHATS, MAIS FOUTEZ-LEUR LA PAIX !!!!!

  17. Bonjour. Pas de commentaire technique mais un ajout à vos conseils sur le chat dans la famille : refuser d’acheter un chat en animalerie (surproduction, impact environnemental…), refuser les races hyper sélectionnées (souvent fragiles et nécessitant soins vétérinaires et alimentation haut de gamme) et adopter en refuge près de chez soi.Par ailleurs, signaler les chats errants aux associations pour qu’elles les stérilisent et les gèrent au mieux. Merci pour vos articles.

  18. ??????????????????
    Ouahou, là le niveau d’un seul coup plonge…. plouf !!!
    Faire des chats des boucs émissaires du réchauffement climatique et du déclin de la biodiversité est assez ahurissant, non ? Cela me fait penser aux articles disant que les flatulences des vaches sont à l’origine du trou dans la couche d’ozone. D’abord, le seul et vrai problème est l’homme et ses actions. Ensuite, le chat qui mange une petite gamelle par jour de ronron est certainement moins glouton en viande que le chien ou l’homme. La chasse des chats n’est rien face à la bétonisation du monde, l’agriculture intensive et les pollutions multiples de l’homme. De nombreux autres animaux et végétaux apportés par l’homme prennent la place des espèces autochtones. Un tel article pourrait être intéressant, s’il prenait en compte l’impact de tous les animaux et végétaux apportés par l’homme, mais faire un article sur le seul chat, c’est le diaboliser.
    En conclusion, cet article manque absolument de mesure.

    • Et vous manquez certainement de vision. Si dans l’urgence dans laquelle nous sommes vous estimez que l’on ne doit prendre que le plus gros problème, puis le suivant, puis le suivant, puis le suivant, effectivement il y aura toujours des chats domestiques dans nos foyers… Mais plus grand chose autour !

  19. la stérilisation est le seul moyen de contrôler et réguler la population de chats; un chat stérilisé est plus calme, chasse moins, se bat moins, s’éloigne moins; autant de risques de propagation de maladies en moins; je propose une aide fiscale pour inciter les propriétaires de chats à stériliser leurs matous et les chattes + vacciner et pucer; c’est un enjeu de salubrité publique;

  20. Bonjour, depuis 35 ans dans une maison avec jardin j’ai vu se succéder des vagues de chats venant y élire domicile et établir des relations avec nous contre nourriture et caresses. J’ai régulièrement fait stériliser les femelles. la présence moyenne des chats s’établit entre 8 et 10 ans,chats qui restent dehors. il n’y a jamais eu plus de 6 mois sans chats. La présence moyenne est de 4 chats permanents avec hôtes de passage régulier 2 à 3.
    J’ai une zone sur mon terrain où je nourris les oiseaux l’hiver et d’où je chasse les chats, ce qui ne les empêche pas d’être tentés.
    Sur le terrain les lézards,musaraigne, souris, papillons et gros insectes sont régulièrement l’objet de leurs attentions.
    Il semble donc y avoir une ” source” inépuisable de ces félins.

  21. Même si le nombre de chats pose un problème dont il faut parler, et même si cet article ne prend qu’un cas particulier : le chat, il n’empêche que cet article tel qu’écrit manque de relativité et aussi de sérieux. Prenons l’exemple des chiffres donnés : On apprend que les chats sont plus nombreux que les chiens et que l’on dépense beaucoup d’argent pour la nourriture pour chats. Mais on n’a aucun outil de comparaison : Que dépense-t-on pour les chiens et pour l’être humain par exemple ? Quel est l’impact du chat sur la biodiversité par rapport à d’autres espèces animales ou végétales apportées par l’homme (chiens, vaches, moutons, perruches, etc.) ou autochtones ? Chaque être vivant a un impact sur la biodiversité. Là aussi cela aurait mérité d’être relativisé. L’exemple de l’Australie est intéressant, mais on sait aussi que les chiens apportés par l’homme sont à l’origine de la perte de la biodiversité dans ce pays, notamment les chiens errants qui ont tués les oiseaux ne volant pas et qui n’avaient aucun prédateur, ainsi que d’autres espèces comme les rats ou les moutons qui ont ‘pris’ sur les espèces autochtones. Évidemment, l’impact des chats doit être pris en compte sur la biodiversité. J’en rencontre souvent à la bordure des forêt. Une fois même un à quelques mètres d’un renard, faisant copain copain. Mais un article scientifique, normalement, met en situation, offre une thèse et une antithèse avant de faire une synthèse. Ici nous n’avons que la synthèse de la thèse. On commence même par la synthèse ! Jusqu’à présent, j’étais impressionné par la qualité des articles présentés sur ce site, et j’ai été très étonné de lire celui-ci.

    • Bonjour et merci de nous lire,
      En réalité, et effectivement vous n’êtes pas le seul à le dire, cet article de parle que des chats oui. Nous ambitionnions en aucun cas d’écrire un livre de 1200 pages sur les problématiques de biodiversité, nous voulions parler du chat domestique et de rien d’autre. On pourrait le mettre en perspective, bien sûr, mais même en le faisant du mieux qu’on le peut (1200 pages donc au bas mot), il y aurait toujours quelqu’un sur le même raisonnement que le vôtre our venir alors nous dire “vous nous parlez des chats, mais vous ne faites rien pour la faim dans le monde”…
      Exemple concret, nous avons développé un mobilier urbain “banc Refuge” pour les insectes avec péda, programme participatif, circuits-courts, travailleur handicapé et j’en passe. Nous avons même remporté un Prix du Ministère sur le sujet et pourtant on a droit à des “vous faites des refuges à insectes mais vous ne faites rien pour les sdf”.
      En somme, ceci est un article sur les chats… Non pas sur les chiens, le pétrole, Trump, ou le coronvirus, juste sur les chats.

  22. mais d’ou il sort cet ecrivaillon, depuis la nuit des temps oiseaux, chats et souris cohabitent et toutes ces populations se regulent. apres les pets des vaches voila une nouvelle cible, les chats. Peut etre ce monsieur pourrait aussi s’adresser a notre ministre de l agriculture et a monsieur macron qui venerent les chasseurs , qui autorisent la chasse a la glue, la chasse aux oies cendrees , le piegage des corbeaux etc etc , a diminue le cout de permis de chasse en deux de maniere qu ils soient de plus en plus nombreux. il est vrai que les chats ne votent

    pas, ne parlent pas alors on peut dire n’importe quelle connerie on est sur qu ils ne se defendrons pas…il faudrait faire une petition contre les ecrits de ce monsieur qui est un malfaisant

    • Votre propos est aussi insultant qu’emprunt d’un manque d’intelligence criant, mélangeant les choux et les graviers avec du lisier comme sauce vinaigrette. Mais vous noterez que nous vous laissons tribune quoi qu’il en soit 🙂

  23. Bravo pour votre travail !! très bien argumenté, une vérité qui dérange un peu visiblement, à en croire certains commentaires.
    En espérant que des mesures contraignante soient prises rapidement

  24. Enfin un article sur le sujet… J’ai appris par 30 millions d’amis, qu’une étude de grande Bretagne qui pointe du doigts le déni des propriétaires… Ça serait bien de faire la même chose en France…

    Pour ma part je souhaite être veganne (je ne le suis pas encore car je ne vis pas encore chez moi er croyez moi, ça me soûle!) Et ça fait pas mal de temps que je ne souhaite qu’avoir des animaux herbivores… Pour l’instant, c’est un rat que j’ai trouvé en refuge et ça sera sûrement le dernier 🙁 (omnivore et ne vit que 2 ans…)

  25. Après, il faut avouer que c’est totalement normal d’adopter des animaux de refuges… Il faut mettre en avant ça et interdire la vente d animaux dans les magasins (ce ne sont pas des objets). Un magasin ne devrait vendre que des équipements…

  26. Mis à part le fait que que votre “article” copié collé de très mauvaises études ne serve la soupe d’une doctrine Végane qui elle même déforme certaines études a son avantage. Je vois mal en tant que naturaliste professionnel, comment expliquer que vous puissiez a ce point ignorer la présence des chats dans la liste des espèces autochtones du territoire Français continental depuis au moins l’Holocène.

    Vous avez effectivement précisé “Sauf à être sauvage” mais la aussi en ignorant totalement les études qui pourraient vous contredire en affirmant que la biodiversité des parcs et jardins serait plus dynamique que certaines zones de campagne. Et donc la ou les densité de chats sont beaucoup plus importantes…

    Ce qui finalement ne démontre que vous manquez singulièrement de professionnalisme et de connaissance sur la dynamique qu’engendre la pression des prédateurs qui engendre plus de reproduction chez leurs proies.

    • Monsieur,

      “Science infuse, connerie diffuse” est une expression que je ne me lasse pas de vérifier grâce à des personnes comme vous. Noterez que je ne me permets une telle sortie que parce que vous attaquez mon professionnalisme, sans quoi j’aurais fait preuve de respect envers vous.
      Vous contredisez mes propos sur l’argument que je ne cite pas des études contradictoires… que vous ne citez pas: du vrai Molière !

      Défi donc que je vous sais sans nul doute relever le coeur vaillant et fier de vos connaissance de paléontologue chevronné, que de m’expliciter et me donner lien d’une étude démontrant clairement que la prédation de la petite faune par les chats domestiques (mangeurs de boeufs donc) entraîne une dynamique de population positive sur ladite petite faune (mégafaune de fait exclue, on ne compare pas choux et carottes).
      Dans le cas où je ne vous répondrais pas, vous pouvez bien sûr être convaincu que vous avez fait mouche, rentrant dans ma tanière la queue entre les jambes comme vous l’espérez tellement, car en aucun cas je vous ferais l’affront de n’en avoir rien à faire de ce que vous posterez comme commentaire fallacieux, insultant, virulent et sans aucune logique constructive.

      • Si vous étiez plus journaliste que terrariophile, vous n’auriez pas besoin de ces sources pour vous contredire puisque c’est en les ayant consultées que votre article aurait été plus “professionnel”.

        Les chats aux cotés des humains depuis plus de 9000 ans c’est une information que tout lecteur de ces commentaires pourra vérifier.

        Quant à savoir si les mangeurs de croquettes ne seraient pas également chasseurs cela deviendrait l’aveu que votre conclusion est fausse. En résumé vous avez tout faux et il ne s’agit même pas de savoir si j’ai la science infuse mais uniquement que votre article est mensonger. Et la effectivement ce n’est pas professionnel du tout. Ce qui est d’autant plus triste c’est que des gens comme vous puissiez vous faire passer pour un spécialiste et induire des gens en erreur.

        • Je ne suis ni journaliste, ni terrariophile… Je suis surtout et avant tout très déçu que vous n’ayez toujours pas d’étudeS à me soumettre. Mes synapses commencent à s’ennuyer de ne pouvoir lire vos sources =)

  27. Il faudrait que bien des gens ne confondent plus la définition d’un animal “errant” avec celle d’un animal “marron”.

    A la base les deux ont été domestiqués mais….
    – Le chat errant est généralement un animal abandonné ou échappé et est effectivement supposé appartenir à quelqu’un qui en a la responsabilité.
    – Le chat Marron est un animal qui mène une vie sauvage (et même si comme beaucoup d’espèces il peut venir profiter de la nourriture mise a disposition par les humains – poubelles, croquettes, décharges.. – Il n’a aucun maître ni responsable.

    *Le Marronnage ne concerne pas que les chats et bon nombre d’espèces vivent à l’état sauvage (parfois elles sont invasives mais le chat “felis sylvestris” ne l’est pas réellement puisqu’il fait aussi parti des espèces autochtones de France continentale et que de ce fait conviendrait plus de dire que c’est une espèce sauvage qui aujourd’hui est plus généralement apprivoisée.

    Sachant quand même que les populations de vrais chats sauvages sont désormais plutôt rares et sans doute toutes plus ou moins descendantes de générations ayant connu l’apprivoisement ils n’appartiennent à personne et font leur vie comme tous les animaux sauvages.

    Sinon il conviendrait aussi de vouloir attraper tous les rats norvégiens venu de chine et puis tant qu’on y est pourquoi ne pas décider de stériliser et nourrir tous les animaux qui vivent dans les agglomérations et zones urbaines…

    L’introduction des espèces dites “de compagnie” pose beaucoup plus de problèmes que les chats sur les milieux naturels, et également les espèces végétales qui s’échappent des jardins et envahissent les biotopes (chose que notre ami Aquariophile et auteur à ses heures, devrait également savoir puis que bon nombre de milieux aquatiques sont envahis de plantes exotiques).

  28. Merci pour cet article qui me conforte dans le choix de ne pas laisser divaguer mon chat dans la nature.
    Devant l’effondrement catastrophique des populations d’insectes, d’oiseaux,d’amphibiens et de micro-mammifères je ne vois pas pourquoi je permettrai à notre chat (logé et nourrit) de massacrer ce que je m’efforce de préserver à mon petit niveau dans mon jardin.
    Les salamandres, crapauds, insectes, serpents et oiseaux ne sont peut-être pas “mignons” (problème du rapport des humains aux animaux dits mignons) mais ont tout autant le droit si ce n’est plus d’exister et d’être préservés que nos chats car contrairement à ces derniers ils jouent un rôle majeur dans les écosystèmes.
    Une solution quand c’est possible : une grande cage (enclos pour ceux que ça choque; c’est la même chose mais passons…) pour que le matou profite du monde extérieur sans tuer tout ce qui passe à porter de ses griffes.
    J’ai conscience de me heurter à un mur d’irrationalité car nous établissons des liens affectifs avec nos compagnons à 4 pattes et non des liens rationnels.

  29. Bonjour, Erreur grossière de « calcul » concernant l’empreinte carbone de la nourriture pour chats “Les français consomment en moyenne 46 grammes de viande par jour et on estime que chiens et chats consomment quant à eux en moyenne 19% de ce que consomme un humain. Un chat consommerait donc 8,74 grammes de viande par jour ». Les 19% ne sont pas la seule consommation des chats mais des CHATS+CHIENS !! Si on regarde bien l’étude, la consommation des chiens est nettement supérieure à celle des chats : Humains=1051PJ/an, chiens=159PJ/an soit 15% et chats=45PJ/an soit 4% (et non 19%) !!
    Quand on cite des études scientifiques pour donner du poids à son propos ce serait bien de ne pas en déformer les résultats… Merci!

    • Nous aurions apprécié un verbe différent pour porter l’erreur à notre connaissance, mais la chose est vraie.

      Ceci étant dit, erreur a également été commise sur l’extrapolation du poids moyen journalier consommé qui serait plutôt de 37.88 grammes ce qui nous amène à une consommation de 186 654 tonnes et non 43 066 tonnes.

      Merci de nous pousser a toujours être plus précis, la chose sera rectifiée dans la journée.

  30. Depuis 12 ans, nous vivons ma femme et moi dans un village dans le département Allier aux frontières du la creuse et du berry, nous avons un maison avec jardin et la proximité de la nature à 2 pas de chez nous.
    La grande majorité de nos voisins possède chats et chiens, dans certaines maisons il y a 1 ou 2 chats et parfois plus (jusqu’a 5). Pour un village de 2300 habitants nous estimons à un minimum d’environs 1200 chats sur la commune.
    Dès notre arrivée nous avons pu constater a quel point la présence des chats était préjudiciable à la faune. Quelques ruines d’anciens bâtiments protégeaient encore quelques lézards (les derniers observés dans le village)! et nous avons eu la chance de trouver une jeune couloeuvre à collier que nous avons transportée près d’une rivière en zone natura 2000…
    Avec des travaux et le rehaussement des murs de propriété, nous avons aménagé des nichoirs afin que les oiseaux puissent s’installer en famille et, petit à petit après plusieurs années (5 ans), chaque printemps des oiseaux viennent nicher, ils apprécient ces abris car les haies, vieux arbres, granges, étables qui étaient leurs lieux de ponte sont en grande partie détruits par les techniques agricoles actuelles.
    Ces bons résultats apparents ont malheureusement attiré de nombreux chats principalement la nuit et en période de nidification nous constatons leur prédation au quotidien: Nids détruits, oiseaux blessés, restes d’oisillons ou d’oiseaux adultes, plumes, nombreuses traces classiques de présence de chats dans les parties potagères (crottes, odeurs d’urine, détérioration des semis) ect..
    Parmi les oiseaux les plus tués dans notre jardin nous avons pu établir la liste qui suit:
    Accenteur moucheté, rouge gorge, pinçons, moineaux, tourterelles, chardonnerets, merles, mésanges, 1 pic épeiche. 1 nid de troglodyte détruit (depuis jamais revenus)…
    En règle générale tous les nids situés dans les arbres sont détruits dès la couvaison ou peu de temps après l’éclosion, seul les nids situés en hauteur et non accessibles aux chats ne sont pas détruits.
    Les oisillons n’ont que peu de chance de survie car à leur sortie du nid les chats rodent dans les jardins environnants, le cas est assez aisé à observer de jour avec les jeunes merles dont les parents inquiets ne cessent de piailler en tentant d’attirer l’attention sur eux pour sauver leur progéniture… Vains efforts la plupart du temps car les petits merles sont des proies très faciles. Nous sommes a chaque fois attristés quand on entend très distinctement leurs cris de détresse dans les griffes de leur bourreau…

    Des exemples nous pourrions en citer de nombreux, car les chats ont tué non seulement des quantité d’oiseux mais aussi les grenouilles de notre petites mare, des chauves souris, musaraignes, mulots, souris…
    Avant de nous installer en milieu rural nous n’avions aucun aprioris sur les chats mais le fait d’avoir la chance d’observer des oiseaux ou la petite faune sauvage dans leur milieu naturel et la joie de les voir dans le jardin nous a sensibilisés, nous avons pris conscience de leur fragilité et surtout la rapidité extrême de leur disparition d’année en année, disparition qui de toute évidence est due en grande partie aux chats.

    Ce message est un constat de 12 ans d’observation, nous comprenions très bien que les propriétaires de chats aiment leurs animaux, le problème c’est qu’ils ont un rapport affectif démesuré avec leur animal domestique et rien a faire des animaux sauvages. On peut massacrer et faire disparaitre autant d’espèces animales sauvage sans que ces “soit disant” protecteurs des animaux ne bronchent mais lorsqu’une étude pointe le chat comme espèce envahissante, les effets catastrophiques de leur prédation et la nécessité d’agir pour en diminuer l’impact ca ne passe pas et ils montent au créneau pour défendre leur pathologie animalière… Y’en a marre!!

    Nous sommes ravis d’avoir rencontrer ce site, bravo aux personnes qui oeuvrent pour la protection des petits piafs et autres petites bestioles… Ces animaux devenus rares qui nous permettent de rester un peu en lien avec ce qu’il reste de Nature…

  31. Bonjour. Personnellement je vois des chats chasser en permanence le long des ruisseaux qui sont un terrain favorable à la présence de divers animaux. Je pense que l’instinct de chasseur habite tous les chats. Cet article est très bien réalisé, très réaliste, n’en déplaise aux amateurs de chat, même si je les trouve beaux…… mais le revers de la médaille est là!. Bravo!!.

  32. J’apprécie de voir des “solutions” proposées en fin d’articles, et non quelque chose d’expéditif comme tuer tout chat à 300 m des habitations comme l’autre idiot de chasseur le propose.
    Le problème vient de deux facteurs : le laxisme des humains, qui ne veulent pas faire stériliser leur chat parce que ça coûte cher et que “c’est la nature, on va pas l’empêcher de faire des petits. Puis le mien c’est un mal donc c’est pas mon affaire” (oui oui, je l’ai entendu).

    Mais surtout, comme je l’ai dit à quelqu’un à ce sujet…
    ENCORE ET TOUJOURS L’ACTIVITÉ HUMAINE !

    On est en train de chercher à supprimer un prédateur mais on ne réfléchis pas à d’abord mettre e place des solutions pour les “proies”?! Hé ! Qui a commencé par détruire tout espace de sécurité et de reproduction pour les animaux des champs, comme les haies, les bosquest, les marais ? L’homme !
    Qui a détruit allègrement les lieux de vies de dizaines d’espèces maintenant menacées, qui a fait disparaître le plus de petites bêtes entre les pesticides, raticides et autres substances chimiques faisant ainsi disparaître les proies de certains oiseaux, les plantes servant le cycle de vie des papillons ou autres insectes, et les safe zones des batraciens lézards et autres hérissons ?
    Qui détruit la nature à grands coups de pieds pour tout bétonner ?
    L’HOMME !

    Et vous voulez nous faire croire que le chat fait pire ?…

    • À ceci près que l’on ne peut pas parler de proies et de prédateurs dans le cas d’un animal domestique. Si l’Homme est le problème alors que le chat est de sa seule responsabilité, le chat est un problème qui nous incombe.

  33. Bonjour,
    et merci pour votre article qui devraient être plus largement diffusé, principalement auprès des possesseurs de chats irresponsables qui laissent leurs animaux errer à l’extérieur . J’ai tenté bon gré , mal gré d’argumenter auprès de fan de chats , sans réussir autre chose qu’à être méprisée .
    Je n’avais jamais songé à l’impact pollution, étant moi même propriétaires de deux chiens , je suis mal placée pour argumenter sur l’effet néfaste du chat concernant la production de CO2 .
    Cependant, je suis dépitée de constater que la micro faune soufre d’une prédation aussi importante ( mes chiens , livrés à eux même feraient autant et sûrement plus de dégâts , mais comme la majorité des possesseurs de canidés , ils ne sont jamais sans surveillance et jamais en dehors des allées forestières pour préserver les nicheurs au sol ) .
    Le problème vient uniquement des propriétaires, comme toujours , l’animal n’est pas , en lui même , nuisible mais la négligence et le déni quant a ses exactions risquent de porter préjudice à l’espèce féline sur le long terme …

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