Les chats : un problème pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique

Quand il s’agit de changement de mentalité et de réflexion globale sur notre impact environnemental, tous les sujets ne peuvent pas être abordés de la même manière. Le chat domestique et ce qu’il représente de problèmes pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique en fait complètement partie.

A la croisée de l’animal typiquement domestique et de la bestiole sauvageonne, le chat se retrouve dans un positionnement d’autant plus tangent qu’il s’agit désormais de le gérer. Car oui, nous nous devons d’assumer le chat domestique.

Comment pourrions-nous être légitimes à mettre en place des plans de gestion pour tant d’espèces sauvages et ne pas le faire pour un animal domestique qui s’invite dans les milieux sauvages ?

Ce que vous allez apprendre

  • Que les chats ont un impact incroyable sur la biodiversité
  • Que l'humanité est intimement liée à cet animal
  • Que les chats produisent indirectement une grande quantité de gaz à effet de serre
  • Qu'il existe déjà des moyens de limiter l'impact des chats
  • Qu'il est désormais important de réfléchir à la place à donner aux chats

13,5 millions de chats consommateurs

Évolution des populations canines et félines en France depuis l'an 2000
Évolution des populations canines et félines en France depuis l'an 2000 FACCO

De pâté en croquettes, les chats français consomment des centaines de milliers de tonnes de viandes, de poissons, de céréales, de légumineuses et autres produits agroalimentaires. Certes, l’argument que ces produits ne pourraient être valorisés autrement qu’en les transformant en nourriture pour nos petits félins se tient en partie…

Mais ne soyons pas naïfs, les lois du marché étant, rien ne se perd, tout se transforme. Et si ce n’est pas pour les chats, ces produits serviraient très certainement à autre chose sur un marché de l’alimentation des animaux de compagnie qui accuse une balance commerciale excédentaire de 467 millions d’euros.

Aux USA en 2018, la nourriture pour chats représentait plus de 2 milliards de dollars
Aux USA en 2018, la nourriture pour chats représentait plus de 2 milliards de dollars Pet Food Processing

Les chiffres de cette industrie sont, au final, relativement flous et ne permettent pas de savoir avec justesse quelle est, par exemple, la part de surfaces agricoles françaises mobilisées pour nourrir nos chats. Il n’y a pas plus de moyens d’extrapoler sur la quantité de produits phytosanitaires utilisés pour se faire. Ni sur les volumes d’eau consommés ou encore sur les quantités de CO2 émises pour boucler une chaîne de production qui doit nourrir plus de 13,5 millions de boules de poils.

Impact du chat domestique sur la biodiversité

Les petits rongeurs font parti du régime de chasse de nos félins comme bien d'autres petits animaux.
Les petits rongeurs font parti du régime de chasse de nos félins comme bien d'autres petits animaux.

Le chat, sauf à être sauvage, ne fait pas parti à part entière de nos écosystèmes mais, comme nous, les impacte négativement. Sur les 13,5 millions de chats que compte notre territoire, environ 68%, soit plus de 9 millions, auraient accès à l’extérieur, devenant par la même de petits tueurs potentiels.

Qui ne s’est pas gentiment moqué d’un jeune chat mettant toute son énergie à attaquer une feuille morte ? Qui ne s’est jamais étonné de voir un de ces félins bondir avec autant d’adresse pour attraper un petit animal que personne à part lui n’avait remarqué ?

C’est là tout le problème… S’il n’est pas si évident que de dire que le chat est domestiqué tant il peut être indépendant (jusqu’à volontairement ne pas réagir quand on l’appelle), il n’en reste pas moins que pour l’immense majorité de sa population, il est dépendant de la nourriture qu’on lui fournit. Et pourtant cela ne l’empêche pas de « chasser » d’instinct et de tuer dans la foulée.

Rongeurs en tous genres, mêmes protégés, batraciens mais aussi lézards et orvets, oiseaux, papillons ou encore serpents, rien n’échappe réellement aux dents des chats et c’est là tout le problème. Car le chat lui, ne nourrit personne sauf quelques anecdotiques chatons qui ont servi de dîner à de jeunes lynx dans le Jura.

On estime ainsi que les seuls chats errants à travers le monde sont responsables, sur les 500 dernières années, de la disparition de 63 espèces de mammifères, de reptiles et d’oiseaux.

Quid de ce que les 600 millions de chats domestiques à travers le monde ont fait pour apporter leur pierre à cette funèbre entreprise ? On en a une petite idée grâce à la retentissante étude de 2012 aux États-Unis qui estime entre 1,4 et 3,7 milliards le nombre d’oiseaux tués chaque année par les chats domestiques et de 6,9 à 20,7 milliards le nombre de petits mammifères qui subissent le même sort. Pas étonnant que le chat soit classé parmi les 100 espèces les plus envahissantes du monde !

Les oiseaux sont des proies très amusantes pour les chats.
Les oiseaux sont des proies très amusantes pour les chats. Ivan Radic

La moyenne basse du nombre de proies par semaine d’un chat domestique est estimée à 2,1 (soit 113,4 proies par an), alors qu’une éolienne tuerait 18,3 oiseaux au maximum par an. S’il est légitime, normal et important de travailler sur l’impact des éoliennes sur les populations aviaires, pourquoi, à la lumière de ces chiffres incroyables, devrions-nous continuer à ne rien faire ou presque quant aux chats ?

Le pire dans tout cela est qu’ils ne chassent même pas réellement parmi les seuls animaux que nous aurions besoin qu’ils régulent, à savoir les rats… Il a en effet été démontré que si on a l’impression qu’il y a moins de rats quand il y a des chats en milieu urbain, c’est bien parce que les rats changent de comportement mais non pas parce qu’ils sont moins nombreux. Les chats préfèrent s’attaquer à des proies moins grosses et moins dangereuses…

Les chats en Australie

Quelques échanges avec David Bock, de l’Australian Museum de Sydney, nous ont permis de constater l’ampleur des dégâts dans leur pays…

Le taux de prédation des chats sur une île est plus élevé du fait de la topologie du terrain, même si le phénomène est difficile à quantifier. Quoi qu’il en soit, une compilation de 93 études sur le sujet a démontré, en 2017, que l’impact des chats sur les seuls oiseaux australiens était tout bonnement invraisemblable :

  • 316 millions d’oiseaux tués par les chats errants chaque année

  • 61 millions d’oiseaux tués chaque année par les chats domestiques

  • 338 espèces différentes d’oiseaux touchés dont 71 espèces en danger

De manière générale, les chats australiens tuent environ 1,5 milliards de petits animaux et pas moins de 650 millions de reptiles… Une paille. Mais le pays se mobilise de plusieurs façons, à la fois par des campagnes de sensibilisation et des outils concrets pour limiter l’impact des chats.

Végans VS Minous : Minous 1 — Végans 0,64

Les chats mangent de l'herbe de temps à autre mais ne sont pas végétariens !
Les chats mangent de l'herbe de temps à autre mais ne sont pas végétariens ! LisaSympson

Le mouvement végan et végétarien monte en puissance depuis une petite décennie avec, notamment mais pas exclusivement, l’argument du réchauffement climatique et de la rationalisation de l’utilisation de nos ressources.

Selon Xerfi cité par le Figaro (ce sont les chiffres qui nous semblent les plus crédibles), les végétariens représenteraient 2% de la population et les végans 0.5%, soit un total de 1 640 000 français.

Ce mouvement est assez cohérent et puissant pour que la démarche de végétarisme s’invite jusque dans les cantines scolaires, pour ne parler que de cela. Invitant par la même dans l’espace public les questions de bien-être animal, d’utilisation des terres agricoles, de production animale, de réchauffement climatique et bien d’autres encore qu’il est bien temps d’aborder de front.

Les français consomment en moyenne 46 grammes de viande par jour et on estime que chiens et chats consomment quant à eux en moyenne 19% de ce que consomme un humain. Un chat consommerait donc 8,74 grammes de viande par jour et donc 3 190,1 grammes par an. Ramené à la population totale de chats en France, à savoir 13,5 millions (sans compter donc les chats harets : qui sont retournés à l’état sauvage) cela fait une consommation totale de 43 066 tonnes de viande par an.

Effet de serre selon l'alimentation
Effet de serre selon l'alimentation L214

Les 1 640 000 français végans ou végétariens éviteraient quant à eux la consommation, sur la même base de 46 grammes, de 27 536 tonnes de viande soit plus ou moins 64% (d’où le titre de ce paragraphe) de ce que consomment les seuls chats.

Tous les végans et végétariens réunis n’économisent pas la viande que les seuls chats consomment !

Rajoutez la consommation des chiens et de tous les Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC) et il faudra plusieurs décennies avant que le mouvement végan et végétarien croisse éventuellement assez pour seulement nous amener à l’équilibre…

Mais alors pourquoi diable parlons-nous si peu de l’impact de nos chats ? Nous ne le répéterons jamais assez : si vous souhaitez vivre avec des animaux de compagnie, il est préférable d’adopter deux lapins ou un animal herbivore !

Pourquoi les chats ne sont pas écolos ?

Le professeur feuillage et son acolyte dans toute leur splendeur…

Impact du chat domestique sur le réchauffement climatique

Hormis la consommation de viande et ce que cela induit d’émission de gaz à effet de serre, il faudrait également prendre en compte la consommation de céréales, de sucres, de conservateurs, de produits de la pêche et on en passe !

Haaa les croquettes de minou…
Haaa les croquettes de minou… Isabelle Blanchemain

Nous allons passer sur l’exercice pour que l’article ait une fin d’autant que, tout comme pour l’utilisation de sous-produits d’origine animale, la nourriture pour chats se fournit pour partie en sous-produits en tous genres. Le calcul du CO2 émit devrait alors prendre en considération ce que deviendraient tous ces sous-produits dans le cas où ils ne serviraient plus à nos matous, ce qui complexifie un poil trop les choses pour nous.

On peut cependant imaginer l’ampleur de la chose à travers une étude de l’université de Californie qui estime les émissions de gaz carbonique dues à l’alimentation des 163 millions de chats et chiens américain à 64 millions de tonnes, soit l’équivalent de 13,6 millions de voitures…

Quoi qu’il en soit, à l’alimentation il faut rajouter la production de déchets : à savoir les fèces et la litière. Avec environ 30 kilogrammes par an et par chat, nos petits félins produisent à eux-seuls 400 000 tonnes de déchets qui se retrouvent dans nos poubelles. Le coût carbone du ramassage et du traitement de ces déchets n’est de loin pas négligeable.

Pourquoi donc avons-nous des œillères ?

Rhooo qu'il est miiiiggnoon !
Rhooo qu'il est miiiiggnoon ! dorinser

Un chat dans un foyer, c’est un tout petit peu de comportement animal à portée d’yeux et de main. L’indépendance inhérente à cette espèce est d’autant plus enrichissante pour les enfants qui ne cessent de découvrir qu’un chat a son propre mode de fonctionnement, ses propres envies, ses rythmes et ses besoins comme pourrait l’avoir un animal sauvage.

Mais un chat c’est aussi une présence souvent rassurante autant par sa constance que par ses petites attentions… Un miaulement de bien venue quand on rentre chez soi, un « ronron » qui détend alors qu’on est en train de bouquiner, des bonds dans tous sens quand on a eu la gentillesse de lancer à travers la pièce un bouchon de bouteille accroché à un lacet, un frottement de contentement quand on le caresse pensivement en repensant à la journée chaotique que l’on vient de passer…

Et même si le chat est d’une indépendance aussi fascinante qu’agaçante face à nous, il est aussi capable de s’attacher à nous à la manière d’un bébé, il a conquis le monde grâce à nous, il nous aide à nous déstresser et tellement d’autres choses.

Voilà des millénaires qu’Homme et chats se côtoient, parfois intimement, au point que ces derniers nous aident même désormais à nous soigner. Mais nos rapports n’ont pas toujours été au beau fixe, ils ont changé et évolué au fil du temps et c’est là le propre d’une relation qui dure. Si nous ne voulons pas qu’avoir des chats à nos côtés ne devienne écologiquement insoutenable, il nous faut désormais nous poser toutes les questions sur le sujet et aller rapidement de l’avant.

Projet de recherche

Le projet de recherche « Chat domestique et biodiversité » est un portail de collecte de données sur le régime alimentaire du Chat domestique qui vise à investir le grand public dans une définition collective de la place du Chat dans l’écosystème, et de son régime alimentaire.

Tout un chacun peut donc participer et aider à rattraper le retard colossal de la France en matière d’informations sur le sujet !

Gérer les chats errants

Roux comme l'automne, ce chat n'est pourtant pas à sa place…
Roux comme l'automne, ce chat n'est pourtant pas à sa place…

Il n’existe pas de chiffres quant aux populations de chats errants en France. C’est peut-être là la première problématique à prendre en compte quand on parle d’impact des chats domestiques sur la biodiversité.

Si le gouvernement australien, qui a déjà dû faire face à plusieurs types de pullulations (notamment de lapins), va certainement faire abattre 2 millions de chats errants, doit-on attendre d’en arriver à la même extrémité parce que l’on ne veut pas prendre le problème à bras le corps ? Non, bien sûr.

Chaque propriétaire de chat doit être sensible et sensibilisé au fait qu’il a une responsabilité par rapport à cela. La stérilisation de son chat ou de sa chatte est essentielle sauf à assumer totalement les portées à venir ce qui nécessite de savoir exactement où traine son chat !

Dans le cas d’un ban communal où de trop nombreux chats errants évoluent et pour le maintien de la biodiversité environnante, il s’agit également d’agir. Aucun écosystème ne peut assumer une présence trop forte de chats errants et les nourrir n’évitera pas les dégâts qu’ils causeront alentours. Le comportement de chasse est instinctif chez les chats et ne relève pas de l’appétence. Ce qui revient à dire que bien les nourrir en croquettes les aidera à mieux chasser… pour rien.

Leur mise en fourrière pour qu’ils trouvent un nouveau foyer est la seule solution qui soit à la fois durable pour la petite faune et pour le bien-être de ces chats, c’est d’ailleurs en partie pour cela que le Code Rural a été renforcé en ce sens, donnant par la même des outils concrets d’action notamment aux maires.

Assumer son chat

Il est plus facile de nourrir de mignonnes bestioles que de les empêcher de nuire à des centaines d'autres… Quel paradoxe !
Il est plus facile de nourrir de mignonnes bestioles que de les empêcher de nuire à des centaines d'autres… Quel paradoxe ! Isabelle Blanchemain

Un chat, une fois sorti de chez son propriétaire, est un tueur qui a pour objectif de se reproduire, c’est ainsi et c’est là la nature même de ces animaux.

Il faut entendre que, contrairement à tous prédateurs sauvages, les chats domestiques sont nourris, logés et soignés par leurs propriétaires ce qui les dédouane totalement des principes de base de fonctionnement d’un écosystème : leur densité n’est pas fonction de la disponibilité en nourriture. L’équilibre est de fait impossible, donnant une prédominance aux chats qui pèse alors lourd.

Limiter au maximum sa capacité de nuisance à la biodiversité relève de la responsabilité morale de son seul propriétaire. Pour cela les solutions sont nombreuses :

  • Ne pas le laisser sortir la nuit lorsqu’il chasse énormément et pour éviter qu’il impacte la faune nocturne comme les fragiles chauves-souris.

  • Le stériliser pour qu’il ne se reproduise pas sans maîtrise.

  • Lui mettre une clochette pour que ce soit plus compliquer pour lui d’attraper des oiseaux.

  • Installer des systèmes spécifiques sur les troncs d’arbres pour qu’il n’y monte pas.

  • Grillager vos murs en pierres sèches pour y sauvegarder l’herpétofaune.

L’arrêt de l’utilisation de litière chimique est une base, on a d’ailleurs aussi du mal à comprendre qu’il n’y ait pas d’interdiction pure et simple de ce genre de produits, tout en portant une attention particulière à la provenance des matières utilisées pour la fabrication des litières naturelles et compostable. Ce sera d’ailleurs le moment de faire votre propre compost pour éviter le transport de ces déchets !

Prévoir de basculer sur de la nourriture alternative et notamment celle à base d’insectes qui commence à bien se développer et qui a une filière de production bien moins polluante en matière d’émission de gaz à effet de serre.

Et un jour, quand son chat meurt de vieillesse et après une vie bien remplie de câlins, peut-être faudra-t-il se poser la question d’en « reprendre un » ou non ?

Pour conclure

42% des foyers français possèdent un chat ou un chien et pourtant, la question de la part des émissions de CO2 dévolue au nourrissage de ces animaux n’est pas plus posée que leur impact sur la biodiversité.

Ne serait-il pas temps ? Serions-nous plus enclins à réfléchir notre propre alimentation que celle de nos animaux de « compagnie » ? Avons-nous le temps de nous permettre ce laxisme ?

À l’heure de l’urgence climatique qui n’est de loin pas un vain mot et qui représente un réel péril pour notre civilisation toute entière (pour preuve le dernier rapport du GIEC sur la montée de océans), nous devons assumer que si certains « éco-gestes » semblent dérisoires en comparaison de la responsabilité des décideurs, d'autres gestes tels que le non-compostage des déchets organiques ou le choix d'avoir un prédateur de compagnie sont lourds de conséquences et directement de la responsabilité des individus.

Sauf à se mettre des œillères et rejeter la faute sur autrui, il n‘y a aucun doute sur le fait qu’il faille faire quelque chose pour limiter l’impact de nos chats domestiques autant que celui des chats harets sur notre environnement. Mais quoi et comment ?

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FACCO

Portrait de l'auteur

Julien Hoffmann

Rédacteur en chef — DEFI-Écologique

Fasciné depuis 20 ans par la faune sauvage d'ici ou d'ailleurs et ayant fait son métier de la sauvegarde de celle-ci jusqu'à créer DEFI-Écologique, il a également travaillé à des programmes de réintroduction et à la valorisation de la biodiversité en milieu agricole.

Il a fondé DEFI-Écologique avec la conviction qu'il faut faire de la protection de l'environnement un secteur économique pour pouvoir réellement peser sur les politiques publiques.

 Julien est membre de DEFI-Écologique.

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kurek

il faut éduquer les gens, qu’ils stérilisent leurs chats, et soient plus responsables. Mais, personnellement, quand mes 2 chats ne seront plus là, bien sûr que j’en réadopterai. Les chats sont assez maltraités et il est inutile de vouloir les éradiquer. Il y a de bonnes âmes dans les quartiers des villes pour les empoisonner, et les chasseurs se font un plaisir de led tirer. Occupez vous plutôt des chasseurs qui dénaturent la nature avec leurs élevages clandestins de croisement cochons-sangliers, tirent des oiseaux en voie de disparition, et salissent tout avec leurs plombs. Et laissez nos chats tranquilles

Philippe HIEZ

il faut plutôt dire ; “l’homme” un problème pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique

Carole

Le problème ne vient-il pas, encore une fois, de l’Humain qui “prend” un chat (ou un autre animal de compagnie) et ne s’en occupe plus une fois l’enthousiasme de la nouveauté passée. Une fois de plus, on préfère exterminer des animaux plutôt que de se questionner sur l’origine du problème. Stériliser son animal pour les particuliers et organiser des campagnes de stérilisations dans les communes devrait être obligatoire pour réguler la surpopulation. Il existe de nombreuses associations, en France, qui s’occupent des chats “libres” et s’assurent de leur état sanitaire. Les aider permettrait sans doute d’endiguer le problème de prédation,… Lire plus »

Berthe

(avec un grelot, et gardé la nuit😉)

isabelle

Bravo d’avoir osé cet article sur ce sujet aussi délichat. Il est bien plus difficile d’éduquer les propriétaires de chats que de limiter les dégâts du chat. Il faudra aussi aborder le problème du chien. Comme disait Pierre Rigaux : le lapin est l’avenir de l’homme.

SylvieD

Je suis une grande amoureuse des chats, mais je suis d’accord avec ce que vous dites dans l’ensemble. Un point me “chiffonne” cependant : vous recommandez de réfléchir à 2 fois avant d’adopter un chat. C’est une chose qui serait utile si on voulait assécher une “production de chats” – plus de demande, plus de production, le problème est régler. Mais ici, on parle de dizaine de milliers de chats qui naissent sans qu’on puisse exercer un quelconque contrôle sur ces naissances (malgré toutes les mesures mises en place*). A moins de les exterminer (ce à quoi je m’oppose farouchement),… Lire plus »

jean--patrice

J’ai placé en divers endroits (bois, champs, marais, friches, chemins…) ma camera à enregistrement nocturne pour évaluer la faune de ma région, et c’est un fait que les chats sont, notamment la nuit, partout, réellement partout… ce qui représente bien sûr une pression sur la faune sauvage. En Grande-Bretagne, il est bien plus courant de mettre une clochette au cou des chats pour rendre plus difficile la capture des oiseaux.

kurek

les animaux subissent assez de maltraitances pour militer contre. Il serait mieux d’aller voir du côté des chasseurs, ou autres. On aime les chats et on n’a pas besoin de vos remarques

renous

Je suis toujours un peu dubitatif sur le haro fait aux chats, même si l’essentiel du contenu de cet article a certainement une grande part de vérité. Car enfin, lorsqu’on parle du chat, on parle moins des vrais problèmes que sont l’artificialisation des sols, l’homogénéisation des milieux, l’asséchement ds zones humides, l’impact d’une agriculture industrielle. En tant qu’ornithologue, je travaille sur les oiseaux de montagne, et je constate dans des zones où “il n’y a pas un chat” que l’effondrement des effectifs est bien réel, et aussi conséquent qu’en plaine. Le chat n’est que la goutte d’eau qui fait déborder… Lire plus »

Laurence

Bonjour. Pas de commentaire technique mais un ajout à vos conseils sur le chat dans la famille : refuser d’acheter un chat en animalerie (surproduction, impact environnemental…), refuser les races hyper sélectionnées (souvent fragiles et nécessitant soins vétérinaires et alimentation haut de gamme) et adopter en refuge près de chez soi.Par ailleurs, signaler les chats errants aux associations pour qu’elles les stérilisent et les gèrent au mieux. Merci pour vos articles.

jean Barbery

Bonjour j’adore les chats , mais je suis d’accord avec ce que vous dites. Le premier problème vient des chats errants peut-être encore plus nombreux que les chats “domestiques”. Une anecdote toutefois sur la prédation du chat. J’en avais un très fixé sur les merles et il m’en ramenait régulièrement (j’avais envie de le tuer à ce moment là); mais bon il y avait toujours des merles partout qui nous enchantaient avec leurs chants. et puis une maladie virale est venue de l’est et en deux ans on a vu les merles quasiment disparaître. ça revient doucement mais il n’y… Lire plus »

Jules Domalain

Bravo pour cet article, totalement d’accord avec votre analyse! Attention cependant, il y a des erreurs assez grossières : -la consommation de viande en France n’est pas de 46 grammes par personne par jour, car la source que vous citez ne cite que les viandes de boucherie, et exclut donc la volaille et le poisson. Dans un document de franceAgrimer présenté lors du sommet de l’élevage, ce sont 85kg par personne et par an qui sont évoqués! Ce qui donnerait 232 grammes de viande par jour (file:///home/chronos/u-ceb086cde1767190c63f5c77c4b4b87ff5724557/MyFiles/Downloads/ETU-VIA-2019-Consommation%20de%20viandes%20UE%20et%20France.pdf)! C’est peut-être un peu surestimé, mais je pense que la consommation journalière en… Lire plus »

Piquard Laetitia

Ce serait bien de faire la même étude sur les humains… S’il y avait moins d’humains, on aurait aussi moins de chats. Quand on voit aujourd’hui que beaucoup de pays veulent relancer la natalité dans leur pays c’est scandaleux… France, Hongrie… On donne de l’argent pour avoir encore plus de gamins, c’est une honte. Alors oui les chats sont un souci, mais le remplacer pas un lapin désolée ce n’est pas une solution quand on voit tout ce que est vendu pour les lapins ou les cochons d’inde ou les souris, cage et matériel en plastique… alimentation en sac plastique,… Lire plus »

Santafe

Discours de propagande malhonnête. Quelle sont vos sources ? Aucune références citées… C’est du Grand n’importe quoi !
et les chiens ? Vous avez oublié les chiens … la chasse, la chasse chez les vilains, la chasse à coure chez les aristocrates… ils détruisent pas l’écosystème ?

On savait que les vaches polluaient avec leurs pets des gaz à effets de serre , maintenant ce sont les chats… Et ton cul, pauvre con, il pollue pas ?

Vegan extrémiste

Romain PL

75 millions d’oiseaux tués par les chats en France contre 20 millions par les chasseurs. Et au final, le chasseur sélectionne les animaux, soumis à des quotas stricts… et consomme le gibier alors que les chats ne font que “mumuse” avec leurs proies.

MAMU MERCAPIDE

Depuis que j’ai des chats dans la maison en milieu rural il n’y a plus qu’une ou deux souris. Avant, 10 ou 20, impossible de les eradiquer ! Et je les vois souvent avec des rats. Les chats domestiques sont nécessaires ; c’est le nombre de chats errants qu’il faut mieux contrôler. Les humains sont aussi très nuisibles pour la biodiversité… Si l’on fait un calcul proportionnel, je ne suis pas certaine que l’humain soit gagnant.

La Mesure

?????????????????? Ouahou, là le niveau d’un seul coup plonge…. plouf !!! Faire des chats des boucs émissaires du réchauffement climatique et du déclin de la biodiversité est assez ahurissant, non ? Cela me fait penser aux articles disant que les flatulences des vaches sont à l’origine du trou dans la couche d’ozone. D’abord, le seul et vrai problème est l’homme et ses actions. Ensuite, le chat qui mange une petite gamelle par jour de ronron est certainement moins glouton en viande que le chien ou l’homme. La chasse des chats n’est rien face à la bétonisation du monde, l’agriculture intensive… Lire plus »

La Mesure

Même si le nombre de chats pose un problème dont il faut parler, et même si cet article ne prend qu’un cas particulier : le chat, il n’empêche que cet article tel qu’écrit manque de relativité et aussi de sérieux. Prenons l’exemple des chiffres donnés : On apprend que les chats sont plus nombreux que les chiens et que l’on dépense beaucoup d’argent pour la nourriture pour chats. Mais on n’a aucun outil de comparaison : Que dépense-t-on pour les chiens et pour l’être humain par exemple ? Quel est l’impact du chat sur la biodiversité par rapport à d’autres… Lire plus »

monique goisset

La faute à qui? Aux humains qui prennent des chats et ne s’en occupent pas! Il faut les faire stériliser ça évitera d’avoir tous ces chats errants dans les campagnes et dans les villes!

NEVES

Il faudrait déjà limiter l impact des humains. .. et leur nombre
Concernant les chats, L Australie est loin d’être un exemple de gestion éthique
Concernant les chats, la stérilisation obligatoire est la solution
Si la fourrière avec euthanasie au but sur une grande majorité des felins , été une bonne solution,on l aurait su depuis le temps Capturer 2 ou 3 et en laissant toujours assez pour entretenir le commerce de la mort. ..quoi penser ?

Victor Nickel

Bonjour, depuis combien de temps le chat vit-il semi-sauvage aux côtés de l’homme, en Europe?
Par ailleurs, la population française est-elle majoritairement urbaine, ou rurale?
Merci!

Aubert

Oui bonjour. Ou commender de la nourriture pour chat, en France Merci.

morienval

la stérilisation est le seul moyen de contrôler et réguler la population de chats; un chat stérilisé est plus calme, chasse moins, se bat moins, s’éloigne moins; autant de risques de propagation de maladies en moins; je propose une aide fiscale pour inciter les propriétaires de chats à stériliser leurs matous et les chattes + vacciner et pucer; c’est un enjeu de salubrité publique;

Christian R.

Bonjour, depuis 35 ans dans une maison avec jardin j’ai vu se succéder des vagues de chats venant y élire domicile et établir des relations avec nous contre nourriture et caresses. J’ai régulièrement fait stériliser les femelles. la présence moyenne des chats s’établit entre 8 et 10 ans,chats qui restent dehors. il n’y a jamais eu plus de 6 mois sans chats. La présence moyenne est de 4 chats permanents avec hôtes de passage régulier 2 à 3. J’ai une zone sur mon terrain où je nourris les oiseaux l’hiver et d’où je chasse les chats, ce qui ne les… Lire plus »

charl

mais d’ou il sort cet ecrivaillon, depuis la nuit des temps oiseaux, chats et souris cohabitent et toutes ces populations se regulent. apres les pets des vaches voila une nouvelle cible, les chats. Peut etre ce monsieur pourrait aussi s’adresser a notre ministre de l agriculture et a monsieur macron qui venerent les chasseurs , qui autorisent la chasse a la glue, la chasse aux oies cendrees , le piegage des corbeaux etc etc , a diminue le cout de permis de chasse en deux de maniere qu ils soient de plus en plus nombreux. il est vrai que les… Lire plus »

A. LE BOZEC

Je pense que toutes les associations de Protection Animale seront outrées, à juste titre, par cette “analyse”…
Prenez-vous en aux chasseurs, eux sont des tueurs… Qui pollue la planète : l’homme, toujours lui… Mais personne ne dit rien.
ON NE VOUS DEMANDE PAS D’AIMER LES CHATS, MAIS FOUTEZ-LEUR LA PAIX !!!!!

Françoise Afonso

Ce sont les humains qui sont un danger pour la biodiversité
Notamment ceux qui ne font pas stériliser leurs chats 😠

jefff

Un concentré de conneries !!!

Geoffrey

Plus précisément ?

Sevgi

Quel commentaire constructif…