Rencontre avec le chat forestier, un félin sauvage fascinant !

Le chat forestier (Felis silvestris silvestris), aussi moins justement appelé « chat sauvage » ou « chat noir », est un petit félin qu’il est temps d’étudier plus sérieusement pour mieux comprendre son rôle et son importance dans nos écosystèmes.

C’est un animal nocturne à qui nombre de croyances populaires injustifiées collent encore au pelage (un prédateur de chevreuil… sans rire ?) et dont nous ne parlerons pas plus dans cet article.

Le chat forestier est avant tout un discret sauvage résident de nos contrées.

Ce que vous allez apprendre

  • Quelles sont les origines du chat forestier et celle du chat domestique
  • Quels milieux le chat forestier fréquente
  • À quoi ressemble l’espèce
  • Quelle est son organisation sociale et son aire de répartition
  • Quel est son statut de protection

Les origines du chat forestier

Reproduction illustrée de Felis Lunensis
Reproduction illustrée de Felis Lunensis Alchetron

Les données en matière d’origines du chat forestier ne sont pas pléthore, mais il semblerait que Felis lunensis soit le plus vieux représentant européen auquel nous arrivons à faire remonter Felis silvestris silvestris.

Du début du pléistocène, il y a environ 3 millions d’années, à la fin de celui-ci, Felis lunensis aurait donc glissé doucement vers Felis silvestris silvestris, jusqu’à ce que ce dernier diverge définitivement de ses congénères il y a 200 000 ans.

La question qui se pose souvent est celle de connaître les origines de ces machines à ronrons que sont nos chats domestiques, que pourtant certains pays décident d’interdire. À raison ?

La réponse est simple, le chat domestique est originaire du Moyen-Orient (chat ganté d’Afrique ou Felis silvestris lybica).

Il semblerait que cette espèce se soit alors rapprochée de l’Homme lors de sa transition vers un mode agricole plutôt que chasseur-cueilleur.

Description de ce félin des forêts

D’une longévité de plus ou moins dix ans, le chat forestier mesure de 30 à 40 centimètres au garrot et de 50 à 70 centimètres de long.

Son poids varie de 3 à 7 kilogrammes selon les périodes de l’année, bien sûr, mais aussi en fonction des milieux où il évolue. La présence persistante d’une couche de neige importante le verra maigrir tout particulièrement.

Chasse, circulation routière, aigle royal dans certaines régions, hermine, renard roux, martre ou encore famine sont autant de vecteurs de la mort de l’animal adulte, ou juvénile selon les cas.

Un nez rose entouré d’un liseré noir et des iris jaunes le caractérisent autant que les 3 à 5 anneaux noirs de sa queue.

Son pelage se compose de 5 500 à 24 000 poils par centimètre carré en été et de 10 000 à 30 000 poils par centimètre carré en hiver.

Liste des caractéristiques phénotypiques du chat sauvage

  • Des coussinets noirs.
  • 4 à 5 rayures présentes sur les cervicales.
  • Deux raies noires parcourant ses joues, ne permettent cependant pas de le distinguer avec certitude du chat domestique (à cause des hybridations possibles). Pour ce faire, il faut souvent mesurer la taille de l’intestin, plus court chez les chats forestiers que chez le chat domestiques !

Répartition de l’espèce

Aire de répartition du chat forestier
Aire de répartition du chat forestier Darekk2

La dernière expansion connue et argumentée de l’espèce se situe entre les années 20 et 60, en grande partie due aux deux grandes guerres et leur impact sur les milieux sauvages.

En effet, de forts déboisements auraient favorisé la pullulation de rongeurs et, par la même occasion, mis le couvert pour le chat forestier.

Les choses ont désormais changé avec des populations souvent fragmentées, voire en recul un peu partout en Europe (mais plus particulièrement en Allemagne et en Écosse).

Répartition du chat forestier en France
Répartition du chat forestier en France ONCFS

En France, les données sont récentes et doivent encore être consolidées pour pouvoir affirmer la présence du chat forestier dans les 44 départements où il semblerait évoluer.

On notera tout de même que la présence du chat forestier dans le Jura a permis le retour du félin dans le Jura suisse.

Protection de l’espèce

De sérieuses menaces pèsent sur cette espèce, dont l’aire de répartition générale ne cesse de diminuer et de varier, sous l’influence directe ou indirecte de l’Homme.

L’espèce est ainsi classée en annexe II de la convention de Berne comme étant « strictement protégée », même si la convention de Washington ou CITES ne le classe que comme « pouvant être menacé d’extinction ».

La directive habitat, quant à elle, place le chat forestier « d’intérêt communautaire » nécessitant de fait une protection stricte.

Les biotopes qu’il fréquente

Clairière ouverte dans le Jura français, proche de Mouthe, territoire du chat forestier
Clairière ouverte dans le Jura français, proche de Mouthe, territoire du chat forestier DEFI-Écologique

Pour un animal dont une partie du nom est silvestris, il n’est pas compliqué d’imaginer dans quel milieu ce dernier évolue, à priori.

Si c’est vrai, il ne faut pas non plus mettre de côté l’importance des milieux ouverts pour lui et notamment à travers ses modes de chasse.

C’est donc bien les massifs boisés qui auront la préférence de l’espèce et ce jusqu’à plus ou moins 1 000 mètres d’altitude (rarement plus haut), car on estime qu’au-delà, la couverture neigeuse est trop handicapante pour l’animal.

Une continuité en matière forestière est donc aussi importante que pour le lynx, son lointain cousin, avec un minimum de recouvrement de son territoire à hauteur de 30%.

Cependant, la seule forêt ne fait pas tout pour le bonheur du chat forestier, ce serait trop simple.

En effet, comme pour n’importe quelle forme de vie, c’est la disponibilité en nourriture qui favorisera la présence de l’espèce.

Clairière agricole proche de Saint Affrique
Clairière agricole proche de Saint Affrique Xavier Boinet

Dans le cas du chat sauvage, les rongeurs jouent en rôle essentiel et, pour cela, c’est de prairie, lisière de forêt ou encore de jeunes plantations dont ces derniers auront besoin.

À contrario, si les espaces dégagés sont nécessaires, la présence de l’Homme l’est beaucoup moins…

Les forêts trop intensément exploitées n’ont pas particulièrement les faveurs de ce félin, pas plus que des densités de populations humaines trop importantes.

On peut ajouter à cela l’impact des chats domestiques qui accompagnent l’Homme avec leur cortège de maladies qu’ils transmettent à leurs cousins des forêts, mais aussi la concurrence dans l’assiette qui n’est pas à minorer.

Concernant la surface de ses domaines vitaux, celle-ci varie énormément et l’état actuel de nos connaissances quant au chat forestier sur le continent européen nous donne une fourchette de 30 à 600 hectares.

Le saviez-vous ?

Arvicola terrestris en train de se nourrir
Arvicola terrestris en train de se nourrir Peter Trimming

Tout comme le renard roux, le chat forestier est particulièrement doué dans la chasse aux rongeurs.

L’exemple lorrain est particulièrement parlant en la matière avec près de 99.5% des fèces récoltées lors d’une étude relevaient des rongeurs.

Quoi qu’il en soit, il semblerait que cela soit dû à la forte capacité des rongeurs à se reproduire et donc à apporter une bonne disponibilité en nourriture au chat forestier.

Si on se reporte à ses terrains de chasse privilégiés et donc, entre autres choses, les lisières de forêt, on peut tout à fait imaginer que ce félin joue un rôle important dans la régulation des campagnols terrestres, qui ne sont pas en reste quand il s’agit de faire des dégâts sur cultures.

Organisation sociale

L’organisation sociale du chat forestier dépend grandement de la disponibilité en nourriture, comme son aire de répartition.

En règle générale, sauf cas exceptionnel ou spécimen en dispersion, les territoires des chats forestiers ne se chevauchent pas ou pratiquement pas (il existe cependant des variations selon les pays d’Europe).

Reproduction

Chat forestier felis silvestris
Chat forestier felis silvestris Lviatour

Les rencontres entre plusieurs individus se font majoritairement lors du rut, même si plusieurs chats forestiers peuvent chasser sur une zone « commune », restant distants de plusieurs dizaines de mètres sans se porter préjudice. Cela n’arrive cependant essentiellement qu’en cas de disette.

La période de gestation s’étend de 63 à 67 jours avec une moyenne à 66 jours, ce qui est relativement rapide si l’on prend en compte le poids de l’animal.

Les lieux de mise bas et d’élevage des petits sont aussi variés que les lieux fréquentés par le chat forestier, allant d’un tronc creux à une cavité en passant par le sol lui-même, sous un roncier bien touffu. Et parfois même dans des miradors de chasseurs !

Les petits, au nombre de 3 à 4 en moyenne et d’environ 135 grammes à la naissance, sont particulièrement difficiles à trouver et encore plus à observer. Ce qui explique que nous n’ayons pas trouvé de photo libre de droits pour illustrer ce paragraphe, alors n’hésitez pas à nous en envoyer si vous en possédez…

La dispersion des jeunes est très mal connue, du fait de la grande difficulté à observer l’animal en milieu sauvage.

En effet, s’il est possible de rencontrer une portée « par hasard », il est quasiment impossible d’en suivre une, même avec des colliers émetteurs, tellement la femelle est attentive à sa discrétion.

Alors lorsqu’il s’agit de réitérer les observations pour définir scientifiquement le comportement de dispersion, c’est quasiment impossible…

Nous savons cependant que la croissance du chat forestier cesse entre 18 et 19 mois alors qu’il est déjà mature sexuellement.

Pour conclure

Comme tous les petits carnivores, le chat forestier a forcément un rôle dans nos écosystèmes. Encore faut-il le comprendre et le prendre en compte dans nos politiques de gestion des espaces, qu’ils soient naturels ou agricoles.

La discrétion intrinsèque à l’espèce nous a certainement fait l’oublier un peu, face à un loup omniprésent dans les débats, mais il serait temps de redonner une place au chat forestier.

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Avez-vous déjà eu la chance d'en observer un dans la nature ?

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Portrait de l'auteur

Julien Hoffmann

Rédacteur en chef — DEFI-Écologique

Fasciné depuis 20 ans par la faune sauvage d'ici ou d'ailleurs et ayant fait son métier de la sauvegarde de celle-ci jusqu'à créer DEFI-Écologique, il a également travaillé à des programmes de réintroduction et à la valorisation de la biodiversité en milieu agricole.

Il a fondé DEFI-Écologique avec la conviction qu'il faut faire de la protection de l'environnement un secteur économique pour pouvoir réellement peser sur les politiques publiques.

 Julien est membre de DEFI-Écologique.

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22 réponses à “Rencontre avec le chat forestier, un félin sauvage fascinant !”

  1. Bonjour, j’ai eu l’occasion de croiser ce magnifique animal dans les Pyrénées où j’habite, trop rarement malheureusement. C’est en effet un des mammifères les plus discrets. Par chez nous je ne pense pas qu’ils soit très rares. Personne n’en parle, car il ne s’attaque pas aux poules (où de façon très exceptionnelles les années où il y a beaucoup de neige). les chasseurs sont par principe contre tout les carnivores qu’ils jugent en compétition avec leur loisir. Mais ils n’en parlent pas plus que cela. Les martres et genettes et surtout les renards et blaireaux les occupent plus… Pour cet animal et pour d’autres comme le grand tétras, la qualité des sous-bois de forêts est à mon sens plus problématique. la gestion de l’ONF laissent dans la majorité des parcelles exploitées un sous bois quasiment inexistant limitant le potentiel trophique pour ces espèces. Ceci est particulièrement visible et problématique pour les hêtraies majoritaire jusqu’à 1000 ml d’altitude. Le chat forestier bénéficie par contre je pense de la déprise des zones de bordes intermédiaires qui voient la végétation se diversifier. merci pour vos articles toujours intéressants Lattuga R

    • Bonjour, Et merci à vous pour vos précisions car il est vrai que la qualité des sous-bois est essentielle à ce félin et que, pour le coup, la gestion de ces mêmes sous-bois est à interroger. J’espère que vous aurez l’occasion de recroiser ce petit carnivore rapidement !

  2. Je viens de voir ce matin un chat forestier ( ou son sosie !) dans mon jardin.
    J’habite en lisière du parc d’un chateau peu habite dans le nord-finistere .
    Ce chat s’était approché de boules de graisses que je suspends a une balustrade.
    Espérait il attraper un oiseau ?
    Des qu’il m’ a vue, il est parti, mais j’ai été frappée par sa taille massive, sa grosse queue et la rayure dorsale noire tres marquée.
    Il ressemblait vraiment aux photos de chats forestiers que je viens d’examiner pour comparaison….

    • À priori je dirais que vous venez d’avoir la chance de vous régaler de la vu d’un chat forestier… Même s’il faut rester prudent et que l’identification d’un tel animal n’est pas chose aisée, pourquoi pas 🙂

  3. Je pense en avoir photographié un ce soir 🙂 cela fait quelques semaines que j’ai remarqué sa présence discrète dans le corps de ferme. Seul hic je suis en Normandie pas’ loin d’auffay et je ne suis donc pas dans son aire de répartition habituelle … à suivre.

  4. Ça fait plusieurs soirs que nous voyons un chat sauvage errer derrière notre maison; on observe parfaitement sa queue annelée. Il semble encore jeune car il est environ de la même taille que notre chatte qui est d’un petit gabarit. Quelle est la bonne attitude à adopter, sachant que notre propre chatte monte la garde et nous craignons l’affrontement ?

    • Bonjour,

      Si affrontement il doit y avoir votre chatte risque fortement de perdre, du moins dans un premier temps (elle peut potentiellement blesser le chat sauvage qui n’a pas accès à un vétérinaire, lui).
      Le plus sûr pour les deux spécimens est de contenir votre chatte en intérieur la nuit à plus forte raison…

    • Ils sont habitués à enclencher les femelles dites Chartres domestique. Vous risquez une portée de magnifique métis qui auront un caractère…difficile…j ai habite longtemps en lisière de forêt chez ma grand mère et j en ai observé beaucoup..ces chats la sont très independants..mais parfois ils te demandent de l aide surtout si il neige beaucoup

  5. Un chat, qui ressemble beaucoup à un chat sauvage traine aux alentours de chez moi depuis 1 ou 2 mois et essayé d’entrer dans ma maison, est une femmelle qui attend des petits? J’ai actuellement 3 chats et je ne voudrais pas en avoir 6 ou 7!

  6. Bonjour. Un forestier vient d’arriver chez moi samedi dernier ….c’est exactement le meme couleur que celui de la photo qui illustre wikipedia. il a 5 anneaux noirs sur la queue, les coussinets des pattes noirs, une queue bien touffu. il est craintif, je le nourris depuis 6 jours. j’arrive alors maintenant a le caresser et il se laisse faire. Il n’essaye pas de rentrer dans la maison et reste dehors. je lui ai construit une petite cabane en planche avec une couverture polaire …j’ai remarqué qu’il y passait ses nuits ! il engloutis sardine, gras de jambon, croquettes , pâté pour chat, soupe de légume avec du beurre etc….il est absolument exceptionnel ….j’ai eu des chats dans ma vie mais c’est la premiere fois que j’en vois et côtoie un comme celui la. Il est très jeune, je pense qu’il a été poussé a venir chez moi à cause de la faim. J’habite dans une maison non mitoyenne en lisière de foret a l’écart d’un village du Jura.

  7. Bonjour je ne sais pas si je peux poster des photos ici. Depuis samedi je prends pas mal de clichés de ce jeune chat exceptionnel qui vient d’arriver autour de ma maison, je partagerais avec plaisir car je ne connaissais pas cet animal que je suis entrain de découvrir d’une façon ….inattendue….incroyable et pourtant bien réelle !

  8. Ce chat n’a aucun comportement d’un chat domestique et pourtant il est la, je le vois tous les jours et lui donne a manger le matin à 6h30 et le soir a la tombée de la nuit. il s’avance précautionneusement et monte maintenant sur le rebord de la fenêtre de ma cuisine. ma fille a essayé de jouer avec …il ne joue pas. il se laisse pourtant approché et caressé. on ne peut pas le prendre dans les bras, il s’enfuit dès que l’on ouvre la porte de la maison puis revient doucement ensuite, il n’est absolument pas agressif bien au contraire, il est doux et ronronne quand il decide de se laisser approcher ou d’approcher. je ne sais pas combien de temps il va rester, et ce que je dois faire …je ne sais pas si c’est un male ou une femelle. Nous avons un chat sauvage qui a décidé de venir a la maison….

  9. Oui il y en avait chez mes grands parents.On a même élevée une portée d orphelins…qui sont retournés ensuite en forêts mais venaient de temps à autre…la femelle nous présente ses bébés…mais ils sont tous répartis en forêt

    • Bonjour,
      Il y a peu de chances qu’un animal tel que le chat forestier s’attaque au ragondin sauf éventuellement les jeunes, mais dans un tel cas uniquement par opportunisme…

  10. Nous avons remarqué qu un chat plus trapu vivait dans les bois et prairies autour de nous. Son ami est un poney
    . Ce n’est qu il y a 6 mois que nous avons réalisé qu il s agissait d un chat forestier. Et hier, nous avons eu la surprise de constater qu il s agit en fait d une femelle et qu elle attend des petits.

  11. André,
    Bonjour, j’ai installé une caméra de chasse dans un bois au sud est de Toulouse, et j’ai eu la chance d’avoir trois belles photos et une vidéo d’un très beau chat. Je pense que c’est un chat sauvage, massif, une queue tigrée, court sur patte …

  12. Bonjour,
    Un chat forestier vient dans notre jardin régulièrement depuis environ 3 semaines.
    Il semble étonné lorsqu’il nous aperçoit.
    Il est plutôt paisible globalement.
    Y a t-il un comportement ou des précautions à adopter vis-à-vis de lui ?
    Je l’ai pris en photo si vous souhaitez le voir.
    Il a bien toutes les caractéristiques dépeintes pour identifier un chat forestier.
    Bien cordialement.
    Julie

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