Conservation du Grand hamster d’Alsace : manquerait-il de temps ?

Au cœur de l’Europe, en Alsace dans une région agricole dont le dynamisme économique n’est plus à démontrer, vit une espèce particulièrement en danger : le Grand hamster d’Alsace (Cricetus cricetus).

Ni les Plans Nationaux d’Action (PNA) successifs, ni un programme LIFE+ et par conséquent les fonds débloqués pour la conservation de l’espèce n’ont encore pu la sauver.

Le sujet de la conservation du Grand hamster d’Alsace, réellement soulevé depuis 1993 (un programme d’étude auquel l’ONCFS a participé a vu le jour en 1996), est complexe et le parti pris est risqué.

Ainsi, le temps passe sans que l’espèce atteigne des effectifs qui lui assureraient une survie, à savoir 1 500 spécimens, sur au moins un noyau de population interconnecté et non répartis sur toute l’Alsace.

Ce que vous allez apprendre

  • Quelles sont les caractéristiques principales de l’espèce
  • Quelle est la place des élevages actuels dans la sauvegarde de l’espèce
  • Pourquoi les rythmes administratifs et économiques ne sont pas ceux de l’espèce
  • Quelles sont les menaces qui pèsent sur la conservation du Grand hamster

Cet article diffère de ceux que nous publions habituellement sur le blog : il s’agit d’une note personnelle, car la conservation du Grand hamster est un sujet qui me tient à cœur.

Directeur des élevages pendant plusieurs années, j’ai participé à la totalité du projet de sauvegarde d’alors, jusqu’à la rédaction du cahier des charges des élevages, qui n’a quasiment pas bougé à ce jour.

Un problème de rythmes ?

Habitat potentiel du Grand Hamster d'Alsace (Cricetus cricetus)
Habitat potentiel du Grand Hamster d'Alsace (Cricetus cricetus) Gis Sol

Peut-être nous faudrait-il Albert Einstein pour expliquer ce concept avec plus d’emphase… Ou Alexandre Astier… Ou nos récents Prix Nobel de médecine

En effet, les espèces et leurs milieux n’évoluent pas au même rythme que notre société et encore moins que notre économie.

Quand deux êtres humains de cultures et de rythmes différents prennent rendez-vous ensemble, ils s’adaptent aux exigences et habitudes de l’un et de l’autre pour arriver à leurs fins. Mais deux espèces différentes… Certains milieux sont incroyablement statiques, à peu de choses près, et, en opposition, certaines espèces ont un cycle de vie particulièrement court. C’est le cas de ce caractériel rongeur qu’est le Grand hamster d’Alsace.

En l’occurrence, il serait temps d’intégrer ce fait à tout processus de conservation de l’espèce. On ne peut décemment accepter d’entendre dire que des actions sont menées à court terme pour sauvegarder l’espèce, alors que l’on parle de dispositifs sur 5 ans qui voient se succéder 5 générations de Grands hamsters.

S’appuyant sur une lecture anthropomorphique de ce qu’est une génération (admettons 25 ans) et partant du fait qu’un PNA dure 5 ans, nous avons un mandat tous les cinquièmes de génération humaine.

Si l’on ramène cela à l’échelle du Grand hamster d’Alsace et dans une rythmique équivalente, il faudrait un PNA tous les 73 jours environ (soit un cinquième d’une année) et non tous les 1 820 jours.

Pour ceux qui suivent toujours ce raisonnement par l’absurde : si le Grand hamster d’Alsace devait un jour élaborer un PNA pour sauvegarder les humains en voie de disparition et qu’il appliquait la même rythmique à ce PNA que nous au sien, nous aurions un mandat tous les 125 ans environ…

Croyez-vous franchement que nous accepterions que ces culottés de Grands hamsters nous parlent de court terme ?

Alors bien sûr, les « fiches actions » qui constituent le programme de sauvegarde de l’espèce ont également une rythmique au cœur même de la période couverte par ledit programme. Actuellement cette différence de tempo n’est quasiment pas prise en compte.

Élevages de réintroduction

Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus) juvéniles
Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus) juvéniles Julien Hoffmann

Avant toutes choses, il faut comprendre que les Grands hamsters d’élevage sont relâchés afin de renforcer les populations existantes et n’ont pour seul but que de se reproduire.

Ce sont leurs progénitures qui constitueront les nouveaux effectifs de l’espèce et non les géniteurs, moins adaptés à la vie sauvage.

Ceci étant dit, et même si les résultats des différents relâchers sont globalement bons (le taux de survie se maintient d’année en année, notamment grâce au dispositif de suivi et de protection contre le renard par clôture électrique), ce n’est pas une raison pour ne pas travailler à améliorer la « qualité » des Grands hamsters relâchés. Et là, on semble être loin du compte…

J’ai pour preuve une saison d’étude sur le comportement alimentaire en captivité et comment préparer les Grands hamsters à la recherche alimentaire pour augmenter leur adaptation à la vie sauvage.

Si les résultats étaient criants (temps de recherche alimentaire multiplié par trois, au minimum) et prenaient en compte la part alimentaire carnée des animaux en liberté (environ 14%) et malgré le fait que le protocole ait été validé en commission, un vice de forme juridique soulevé par le CNRS nous a contraint à ranger tout cela dans les cartons… Quand vous n’êtes pas du sérail…

Heureusement les résultats « off » ont au moins eu un très bon écho chez nos confrères hollandais et allemands. C’était toujours cela de prit !

Caractéristiques du Grand hamster d’Alsace

Carte d'identité du Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus)
Carte d'identité du Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus) DEFI-Écologique

Le Grand hamster d’Alsace n’est pas une de ces espèces de rongeurs frêle ou maladivement timide.

Seul rongeur au monde à posséder un pelage ventral noir de jais, il l’utilise quand il se sent en danger. Se dressant sur ses pattes postérieures, il montre alors son ventre sombre pour impressionner son agresseur, tout en gonflant ses abajoues afin de paraître plus grand encore.

Si cela ne suffit pas à effrayer l’importun, ce seront peut-être ses cris particulièrement puissants qui feront l’affaire.

Toujours pas ? Qu’à cela ne tienne, le Grand hamster passera alors à l’attaque, pouvant faire des bonds impressionnants en longueur comme en hauteur.

On comprend alors plus aisément qu’il se nourrisse pour environ 14% de micromammifères, lézards, batraciens, insectes ou encore œufs !

Un rôle détourné

Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus)  contenu dans une chaussette en jean afin de pouvoir le pucer avant les relâchés
Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus) contenu dans une chaussette en jean afin de pouvoir le pucer avant les relâchés Julien Hoffmann

Les élevages ne sont plus utilisés comme des outils d’appui à la sauvegarde de l’espèce.

Malgré le fait que la mission de ces structures reste définitivement de venir renforcer les populations sauvages, les intérêts ont glissé ailleurs.

De parcs animaliers en quête de nouveautés pour leurs visiteurs, en associations utilisant les animaux prévus pour les relâchers comme moyen de pression sur les services de l’État, en passant par les acteurs de la recherche soumis à la quête de fonds pour maintenir leurs ETP (équivalent temps plein), on a du mal à trier le mauvais grain de l’ivraie…

Un, et un seul, programme d’élevage hollandais de la souche génétique de Grands hamsters originaire de Hollande a pourtant réussi à sauver l’espèce de l’extinction en seulement sept ans !

Ajoutez à cela le sempiternel jeu de la subvention qui, lui, est à l’échelle temps du Grand hamster d’Alsace (court dans la durée) avec des variations et autres remises en question permanentes, et la « fourniture » de Grands hamsters dans le cadre de mesures compensatoires pour des projets immobiliers ou autoroutiers et vous avez une soupe assez déroutante.

Car oui, le Grand hamster captif est en passe, si ce n’est pas déjà fait, de devenir une valeur d’investissement intéressante. Tout en restant une espèce gênante à l’état sauvage. Et la magie opère !

Le Grand hamster dans un magasin de porcelaine

Zone clôturée pour les relâchés de Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus) à Blaesheim
Zone clôturée pour les relâchés de Grand hamster d'alsace (Cricetus cricetus) à Blaesheim DEFI-Écologique

« Franchement, tu peux me dire à quoi ça sert de sauvegarder une espèce qui a été considérée comme nuisible pendant si longtemps et qui en plus mange nos cultures ? »

  • Lanceur d’alerte de l’état de la biodiversité agricole
  • Espèce parapluie
  • Interrogation de la pertinence de notre mode agricultural
  • Recherche de terrain (exemple : le mode de comptage a changé en cours de route)
  • Chaînes trophiques en milieu agricole
  • Espèce patrimoniale
  • Et bien plus encore…

Autant de concepts à développer, argumenter, mettre en avant pour faire comprendre combien la conservation du Grand hamster est essentielle.

Mais restons sur une conjecture mathématique et posons la problématique différemment. Considérons un poids moyen de 325 grammes et une consommation journalière moyenne de 6 grammes de nourriture pour 100 grammes de Grand hamster. Nous avons donc 19,5 grammes de consommation journalière par animal, soit 7,118 kilogrammes par animal par an.

En 2017, 523 terriers ont été recensés, ce qui nous amène à une consommation annuelle de 3 723 kilogrammes.

Un éléphant consomme quant à lui environ 300 kilogrammes par jour… Un seul éléphant consommerait donc ce que consomme l’intégralité de l’espèce de Grand hamster en seulement 12 jours et demi.

En Alsace, en France et même en Europe, nous n’arriverions donc pas à nourrir un éléphant en liberté plus de 12 jours et demi. Et encore, un éléphant boit 80 litres d’eau par jour, alors que le Grand hamster s’hydrate à travers son alimentation !

Nous ne sommes vraiment pas prêts de pouvoir donner des conseils aux pays d’Afrique sur la sauvegarde de leurs grands herbivores…

Ces menaces qui pèsent sur la conservation du Grand hamster

Couverture en fourrure de Grands Hamsters quand les tuer était encore rémunéré
Couverture en fourrure de Grands Hamsters quand les tuer était encore rémunéré Royal Salk Museum
  • Le manque de fonds publics

    L’incapacité des services publics à se mobiliser franchement et avec conviction pour la sauvegarde de l’espèce est clairement problématique pour la conservation du Grand hamster.

    Dans le cas du « kornfarel » (Grand hamster d’Alsace, en alsacien) c’est d’autant plus tartuffe et rageant que la région a su faire une force incroyable de la sauvegarde d’une autre espèce : la cigogne.

    Pourtant, elle refuse de réitérer l’ambition, alors même que l’on parle du Grand hamster jusque dans le Wall Street Journal ou encore qu’en Hongrie il est devenu un produit de luxe (humour).

    La mise en place, par exemple, d’un label sur les farines confectionnées à base de céréales produites de manière à favoriser le Grand hamster avait été évoquée, mais sans succès à ce jour.

  • Les surfaces parcellaires

    La taille des parcelles agricoles n’est pas étrangère aux difficultés qu’a le Grand hamster à survivre.

    En effet, l’animal se nourrissant toute l’année, il doit se déplacer en fonction de la nourriture disponible.

    Mais, sa une durée de vie étant d’environ 60 mètres avant qu’un prédateur ne le repère (c’est un gros rongeur, donc visible), on comprend que le remembrement et la naissance de parcelles gigantesques de monoculture sont des distances infranchissables pour l’animal.

  • La culture du maïs

    Ceci nous amène ainsi au problème particulier du maïs.

    Hormis le fait que se nourrir de maïs pousse le Grand hamster à l’infanticide, cette culture laisse le sol à nu jusqu’en mai, date à laquelle elle commence à peine à lever.

    L’Alsace, du fait de sa nappe phréatique parmi les plus importantes d’Europe, est toute indiquée pour la culture du maïs, très gourmand en eau.

    Champ de maïs au mois de mai
    Champ de maïs au mois de mai Domaine public

    Il faut comprendre par là que la plaine alsacienne présente un paysage quasi lunaire au printemps, poussant les alsaciens vers le piémont pour y trouver un peu de verdure, d’ombre, d’animaux et de vie…

    Toujours est-il que le Grand hamster sort de sa période d’hibernation passablement affaibli par le processus et se retrouve à ce qui équivaudrait pour nous au désert des Agriates, en pire.

    Et dire qu’un couvert végétal permanent permettrait certainement de produire plus, tout en protégeant l’espèce et l’environnement !

  • Le réchauffement climatique

    Une petite touche de réchauffement climatique est également de mise, dans le cas de ce rongeur, ce qu’explique bien Julien Eidenschenck de l’ONCFS (l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage).

    Julien Eidenschenck
    Depuis 2016, le lien entre le déclin de l’espèce et les dérèglements climatiques est scientifiquement établi. Le poids moyen d’un hamster en sortie d’hibernation a diminué d’environ 20% entre les années 1930 et aujourd’hui en raison d’un accroissement des pluies hivernales (passage d’un climat continental à un climat à tendance océanique) et de l’augmentation des surfaces cultivées en maïs.
    Les dérèglements climatiques renforcent les effets des facteurs négatifs déjà connus (agriculture intensive et artificialisation du territoire). Vouloir préserver le hamster sur le long terme (les 500 prochaines années, soyons optimistes) invite par conséquent à tout faire pour lutter contre ces changements climatiques.
  • L’urbanisation

    Le sujet mordant quand on parle de la conservation du Grand hamster (dont on sait qu’il attaquait les chevaux de traits quand il se sentait acculé, mordant les boulets et autres canons).

    Complexe commercial, extension de l’habitat de la périphérie urbaine de Strasbourg et le Grand Contournement Ouest de l’agglomération (projet autoroutier) qui passe sur les plus belles terres du Grand hamster sont autant de menaces.

    Sur ce dernier point qu’est ce « GCO », sans entrer dans un quelconque débat, il est tout de même compliqué d’admettre que « tout le monde est gagnant », contrairement à ce qu’annonce le site internet dédié qui valorise le projet, quand on se place du point de vue du Grand hamster qui se voit délocalisé.

    Considérant une capacité de dispersion de l’espèce de quelques centaines de mètres par an, voir les premiers lâchés compensatoires en rapport au projet de GCO à 45 kilomètres de là, ce serait un peu comme si on réintroduisait, doigt levé, des loups du Mercantour en Guyane française !

    Militer contre le GCO

    En Alsace, plusieurs organisations militent contre la construction du Grand Contournement Ouest de Strasbourg.

    En plus de poser des problèmes liés à la conservation du Grand hamster, ce projet autoroutier aurait pour effet de supprimer des terres arables et des lieux historiques. De plus, son efficacité est loin d’être assurée, puisqu’il ne résulterait qu’à environ 5% de réduction du trafic autour de Strasbourg.

    En bref, le GCO est un énième grand projet inutile et un désastre environnemental.

    Affiches anti-GCO
    Affiches anti-GCO Hugo Mairelle
  • Les produits phytosanitaires

    Le Grand hamster d’Alsace est particulièrement résistant, le CNRS qui a mené plusieurs études sur l’espèce et notamment sur son rythme circadien est lui aussi bien placé pour le dire.

    Mais l’impact de ses contacts permanents, ou presque, avec des produits phytosanitaires est inconnu à ce jour. On pourrait se demander combien d’études menées sur des rongeurs ont poussé l’OMS à classer le glyphosate comme cancérogène.

    Et si le Grand hamster d’Alsace devenait un thermomètre de la pollution aux phytosanitaires ?

Pour conclure

Quoi qu’il en soit, on ne peut qu’espérer pour l’espèce, et pour notre propre avenir, de mobiliser toute notre intelligence et notre pugnacité pour sauver définitivement cette espèce désormais emblématique d’une faune agricole particulièrement menacée.

Alors oui, effectivement, l’argumentation par le chiffre montre l’absurdité de vouloir mettre au même rythme l’Homme et l’animal.

Mais l’intérêt de recontextualiser la problématique de la sauvegarde et de la protection de cette espèce différemment, presque de manière humoristique, reste entier. Car tout naturaliste serait ravi de trouver un Grand hamster au rendez-vous !

Portrait de l'auteur

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Portrait de l'auteur

Julien Hoffmann

Rédacteur en chef — DEFI-Écologique

Fasciné depuis 20 ans par la faune sauvage d'ici ou d'ailleurs et ayant fait son métier de la sauvegarde de celle-ci jusqu'à créer DEFI-Écologique, il a également travaillé à des programmes de réintroduction et à la valorisation de la biodiversité en milieu agricole.

Il a fondé DEFI-Écologique avec la conviction qu'il faut faire de la protection de l'environnement un secteur économique pour pouvoir réellement peser sur les politiques publiques.

 Julien est membre de DEFI-Écologique.

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manu

J’habite à Giromagny, au pied du ballon d’Alsace. J’ai une maison vers les champs, avec un verger et un grenier et je serais très heureux de pouvoir acceuillir des hamsters pour augmenter la population. Serait-il possible de venir chercher des hamsters d’élevage ou faire un elevage a Giromagny ?

Philippe

Bonjour, A part à l’ère quaternaire ou le hamster commun allait jusque dans le centre de la France et Paris, il reste cantonné à l’Alsace pour l’ère actuelle. Donc l’Auvergne à priori non. En ce qui concerne Giromagny dans le Territoire de Belfort ex-Alsace, déjà plus logique. Dans l’ouvrage “Essai d’une faune historique des mammifères sauvages d’Alsace” publié en 1871, le hamster est signalé entre autres des environs de Strasbourg comme contrée favorite de sa présence depuis le 16° siècle. On l’appelait la marmotte de Strasbourg. Qu’il causait parfois des disettes dans certains cantons du Haut-Rhin. Il était donc présent… Lire plus »

michel

Rejoindre la discussion bonsoir! 2 choses: la première, c’est que le grand hamster fait quelques terriers dans les champs de maïs, bien à l’abris des prédateurs… la seconde, c’est que lorsqu’on souhaite introduire un animal né en captivité, dans un milieu naturel, il faut passer par une phase d’adaptation, un enclos de pré-lâcher, où il pourra apprendre à se débrouiller en milieu “naturel”. sans ce passage obligé, sa survie n’en est que plus douteuse. Est-ce le cas des grands hamsters réintroduits?… quant à la cigogne, sa réintroduction, initialement une réussite, n’en est que “trop” réussie! la surpopulation de cette espèce… Lire plus »

Jason

In my view this species is not adapted to this environment and further efforts to impose its presence are useless. I also understand that it comes at huge cost to the agricultural sector, the french tax payer, and urban development plans that are vital to a city like Strasbourg. It seems that this whole enterprise is motivated by ideology rather than science and true ecology. This species and others endangered species should be conserved in-situ in natural reserves. Instead all costs considered it has become the most expensive pest in Alsace. We can only hope for that some sense will… Lire plus »