Loutre d’Europe : écologie, menaces, conservation et Plan National d’Action

Alors que la Loutre d’Europe (Lutra lutra) était autrefois répandue sur l’ensemble du territoire français, sa régression a été d’une telle ampleur au cours du XXe siècle qu’interdiction de la chasser fut décrétée, en 1972, pour la sauver de l’extinction. Il faudra attendre encore une dizaine d’années cependant, pour la voir inscrite sur la liste des espèces de mammifères protégés.

Si la Loutre d’Europe a débuté, depuis cette protection légale, un mouvement progressif de recolonisation, des menaces d’origine anthropique continuent de peser sur elle et de la fragiliser. Aujourd’hui des actions concrètes sont mises en place en France pour sa conservation.

Apprenez, au travers de cet article, à mieux connaître la Loutre d’Europe et les mesures mises en œuvre pour sa protection en France.

Ce que vous allez apprendre

  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’écologie de la Loutre d’Europe
  • Quelles sont les menaces qui pèsent toujours sur la Loutre en France
  • Quelles sont les actions prévues dans la stratégie nationale de conservation
  • Comment tout un chacun peut, à son niveau, participer à la conservation de cette espèce (et de bien d’autres)

L’écologie de la Loutre d’Europe

Non pas une, mais des loutres !

Qui parle de loutre a souvent en tête l’image de la Loutre de mer, sympathique grosse peluche flottant sur le dos, cassant un oursin sur son ventre à l’aide d’une pierre et frayant en fait dans le Pacifique nord.

La confusion est facile car il existe treize espèces de loutres à travers le monde, à l’exception d’une, toutes menacées. En France métropolitaine, une seule espèce de loutre arpente nos contrées.

Carte des différentes espèces de loutres à travers le monde
Carte des différentes espèces de loutres à travers le monde IUCN / Otter Specialist Group

La Loutre d’Europe, Lutra lutra (Linnaeus, 1758) pour les latinistes, loin d’être la plus imposante des loutres, n’en reste pas moins un mustélidé de belle taille : 80 centimètres de long environ (1 mètre 25 avec la queue) pour 5 à 11 kilogrammes, soit la taille d’un enfant de 3 ans lorsqu’elle se tient debout sur ses pattes arrière. Elle reste pourtant étonnamment discrète dans la nature !

Un mammifère adapté au milieu aquatique

Loutre d'Europe nageant
Loutre d'Europe nageant Jean-Michel BOMPAR

Certains chanceux ont pu l’apercevoir dans son habitat naturel, c’est-à-dire les milieux aquatiques de tous types, dès lors que les proies y sont suffisamment abondantes. Ruisseau, fleuve, lac, marais… même les estrans leur sont favorables, à condition cependant que des points d’eau douce existent à proximité pour pouvoir rincer leur pelage qui, autrement, perdrait son imperméabilité.

La Loutre d’Europe a longtemps fait l’objet de toutes les convoitises pour sa fourrure, l’une des plus denses chez les mammifères, avec entre 60 000 et 80 000 poils par centimètre carré de peau. Vous pouvez calculer la densité de pilosité de votre propre bras à titre de comparaison !

Le saviez-vous ?

Loutre d'Europe en plein repas
Loutre d'Europe en plein repas Huskyherz de Pixabay

Ce pelage marron chocolat est constitué :

  • À 98 % de poils de bourre, fins et ondulés qui jouent le rôle d’isolant en emprisonnant des bulles d’air.

  • De poils de jarre, plus épais et presque deux fois plus longs que les poils de bourre, qui jouent le rôle d’imperméable en empêchant ces derniers d’être mouillés.

Les quatre pattes de la Loutre sont palmées, ce qui fait d’elle, en plus de sa forme hydrodynamique, une excellente nageuse. Si les poissons ont sa préférence, elle ne dédaigne pas croquer une grenouille, une écrevisse, un oiseau voire un petit mammifère. Elle est en cela opportuniste, son alimentation peut donc énormément varier selon les régions et les saisons.

Du poisson, mais pas que !

Le régime alimentaire de la Loutre se retrouve dans ses excréments, qui constituent des indices de présence relativement faciles à identifier, pour le plus grand bonheur des naturalistes qui étudient sa répartition.

Solitaire, la Loutre d’Europe jalonne en effet son territoire de dépôts d’urine et de crottes mêlées de sécrétions anales, appelées épreintes. Ces épreintes sont donc constituées des restes de ses proies : écailles de poissons, carapaces de crustacés, éventuellement poils et plumes, mais pas de matière fécale en soi.

Le marquage par la Loutre

Epreinte de Loutre d'Europe, composée de petits os
Epreinte de Loutre d'Europe, composée de petits os Franck SIMONNET

L’importance du marquage dépend a priori de plusieurs facteurs :

  • La densité de la population locale de loutres (plus les loutres sont nombreuses, plus elles marquent les sites qu’elles fréquentent pour se les réserver).

  • L’attractivité du site (abondance des proies, richesse en gîtes potentiels, présence de femelles reproductrices, etc.).

  • La saison (périodes de rut ou d’émancipation des jeunes).

Mais il est essentiel de garder à l’esprit qu’une absence de marquage de loutres ne signifie pas forcément une absence de loutres ! À faible densité ou sur des zones de recolonisation, les loutres marquent très peu.

Une vie solitaire

La Loutre d’Europe ne forme pas de groupes familiaux contrairement aux castors. Mâle et femelle vivent séparément et ne se rencontrent que pour l’accouplement, qui peut avoir lieu à tout moment de l’année.

Loin d’ailleurs de former des couples fidèles, les loutres mâles sont polygynes, les femelles polyandres. L’égalité des sexes s’arrête néanmoins ici, car la femelle élèvera seule ses loutrons (entre 1 et 3 en moyenne), qui s’émanciperont entre leur huitième et leur douzième mois.

Les menaces qui pèsent sur la Loutre d’Europe

Reproduction d'une photo de P. Lampach posant près de 4 loutres suspendues dans des pièges avec la mention -Ma capture du 4 décembre 1926- rivières Marne, Saulx. Le Pays Vitryat. Mémoires en images.
Reproduction d'une photo de P. Lampach posant près de 4 loutres suspendues dans des pièges avec la mention -Ma capture du 4 décembre 1926- rivières Marne, Saulx. Le Pays Vitryat. Mémoires en images. Issue du document Synthèse historique et identification de secteurs à fortes potentialité de présence de la Loutre d'Europe (Lutra lutra) au sein du territoire Champardennais. Charles Lemarchand et Yves Boulade, Catiche Productions. 2016.

Considérée dès le Moyen Âge comme une concurrente des activités humaines d’exploitation des milieux aquatiques et humides, tout particulièrement de la pêche, la Loutre d’Europe a subi une destruction systématique par piégeage et chasse durant plusieurs siècles.

Également chassée pour sa fourrure, l’intensification de son piégeage est la raison historique principale de son important déclin au cours du XXe siècle.

À cela se sont ajoutés les aménagements lourds des bassins hydrographiques (calibrage, drainage, curage des cours d’eau, destruction des ripisylves, construction de barrages, etc.) et l’altération importante de la qualité de l’eau, responsables d’une forte dégradation de la qualité générale de l’habitat de la Loutre et de la régression de ses proies naturelles.

Autrefois présente sur l’ensemble du territoire français, la Loutre se retrouva en quelques décennies réduite à quelques noyaux de populations sur la façade atlantique et dans le Massif central.

Loutre victime d'une collision routière
Loutre victime d'une collision routière Jean-Pierre SWLERCZEK

Avec le développement du réseau routier, ce sont les collisions avec des véhicules qui représentent aujourd’hui la première cause de mortalité connue des loutres, et l’un des principaux freins à la recolonisation. En effet, lorsqu’un pont se présente à elle, une loutre a tendance à le franchir, non pas en nageant dans l’eau en dessous, mais en marchant le long d’une berge. En l’absence de berges ou lorsque celles-ci sont submergées, l’animal passe souvent au-dessus du pont et traverse la chaussée. La présence d’un barrage peut également contraindre la Loutre d’Europe à franchir une route.

D’autres risques guettent les loutres à long terme, même s’ils sont moins documentés et probablement moins importants : noyade dans des engins de pêche de type nasse à anguilles, morsures par des chiens de chasse ou divagants, dérangement occasionné par les sports de nature, etc.

Sa position en sommet de chaîne alimentaire la rend susceptible d’accumuler des substances toxiques que ses proies ont préalablement absorbées (pesticides, métaux lourds, PCB, etc.). Le lien entre pollution et réduction de l’espérance de vie des loutres ou de leurs facultés reproductrices n’est pas encore établi, mais il faut rester vigilant par rapport à l’arrivée de nouveaux produits sur le marché, dont la nocivité n’est pas encore connue, et aux effets « cocktail » des différentes pollutions chimiques.

Plaquette Loutre et pisciculture, page de couverture
Plaquette Loutre et pisciculture, page de couverture SFEPM et partenaires

Gardons également à l’esprit que, si les loutres se cantonnaient autrefois à des zones préservées, le mouvement de recolonisation amène de plus en plus d’individus à s’installer dans des zones plus dégradées et polluées. Il est donc encore difficile de mesurer précisément les conséquences de cette plus forte exposition à des polluants sur leur santé.

Vient enfin, et non le moindre, le risque de conflit entre la Loutre et la profession piscicole et aquacole. Principalement piscivore, la Loutre d’Europe peut prélever des poissons dans les élevages, où ils sont plus concentrés et faciles à attraper que dans le milieu naturel, et occasionner ainsi des pertes économiques importantes, ce qui n’est pas sans inquiéter la profession.

Cette problématique risque de s’amplifier du fait de la progression de l’espèce sur le territoire. Aujourd’hui, les pisciculteurs intègrent de plus en plus cette problématique dans la protection de leurs installations, mais le problème se pose aussi en étangs de pêche de loisirs et il est plus difficile à régler.

Les moyens de conservation de la Loutre d’Europe en France

Un premier statut de protection légale en 1972

Le déclin de la Loutre d'Europe au XXème siècle
Le déclin de la Loutre d'Europe au XXème siècle SFEPM et SPN-IEGB-MNHN

Face au risque imminent de disparition de la Loutre en France, les naturalistes passionnés de notre ondine des rivières tirèrent la sonnette d’alarme. La destruction des loutres, parfaitement légale alors, voire encouragée, fut interdite en 1972.

Cette première forme de protection fut ensuite renforcée par son inscription sur la liste des espèces protégées sur le territoire français en 1981. Grâce à cette protection légale et à une certaine amélioration de la qualité de ses milieux (notamment due aux progrès en matière d’assainissement et à l’interdiction de certains produits), la Loutre a cessé de régresser et a même entamé, dès les années 1980, un processus de recolonisation naturelle de ses anciens territoires dans le Massif central et en Bretagne.

Mais ce retour était (et reste encore) fragile, en lien avec la fragilité même de l’espèce : une loutre a en effet peu de descendants et une espérance de vie assez réduite (de l’ordre de 5 ans). La perte même de quelques individus peut alors s’avérer catastrophique pour toute une population.

Un premier Plan National d’Actions (PNA) Loutre de restauration de 2010 à 2015

Sur une impulsion du Groupe Loutre de la SFEPM, composé d’experts « loutrologues» venus de toutes les régions de France, un premier Plan National d’Actions fut lancé par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Ce plan, dit de restauration ou rétablissement, fut rédigé et animé par la SFEPM sur une durée de 5 ans (2010-2015).

Cette stratégie à moyen terme avait pour but d’améliorer la situation biologique de la Loutre en France.

Ses objectifs étaient de :

  • Permettre une meilleure protection des populations de loutres existantes.

  • Favoriser la recolonisation naturelle sans avoir recours à la réintroduction d’individus.

  • Mieux faire circuler l’information entre l’ensemble des acteurs concernés.

  • Permettre une meilleure cohabitation entre la Loutre et les activités humaines.

Le bilan final de ce PNA de rétablissement est en consultation libre sur le site de la SFEPM.

Les PNA sont des outils visant à assurer, par la mise en œuvre d’actions (le plus souvent volontaires), le maintien ou le rétablissement d’espèces menacées dans un état de conservation favorable. Ils complètent le dispositif législatif et réglementaire de protection stricte des espèces lorsque celui-ci est insuffisant.

Une Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) pilote l’élaboration et la mise en œuvre d’un ou plusieurs plans. Un animateur national décline une partie des actions, établit les bilans et propose des actions annuelles.

Le plan est également décliné dans chaque région concernée par un opérateur local, sous pilotage de sa DREAL.

Schéma méthodologique du programme
Schéma méthodologique du programme MEDDE et SPN/MNHN

Le PNA Loutre 2019-2028, un plan de conservation

Plan National d'Actions en faveur de la Loutre d'Europe 2019-2028, page de couverture
Plan National d'Actions en faveur de la Loutre d'Europe 2019-2028, page de couverture SFEPM et partenaires

L’engouement suscité par ce premier plan et son succès aboutirent à la rédaction d’un second plan en faveur de la Loutre d’Europe : un plan de conservation d’une durée de 10 ans.

Démarré en 2019, toujours animé par la SFEPM et piloté par la DREAL Nouvelle-Aquitaine, ce plan doit permettre d’assurer la conservation à long terme de l’espèce, à présent que sa situation biologique s’est améliorée.

Les objectifs généraux de ce plan sont restés les mêmes et se traduisent en sept actions principales, pouvant elles-mêmes être classées en trois thématiques.

  • La première thématique concerne l’acquisition de connaissances sur la Loutre et la veille écologique. Elle regroupe les actions 1 et 2 sur le suivi de l’évolution de la répartition de l’espèce en France, et le recensement des cas de mortalité.

  • La seconde thématique regroupe trois actions de protection et de gestion conservatoire de la Loutre. Les actions 3, 4 et 5 sont dévolues à la réduction de la mortalité d’origine anthropique, l’amélioration du potentiel d’accueil des milieux pour la Loutre d’Europe, et à la cohabitation entre la Loutre d’Europe et les activités piscicoles.

  • La dernière thématique rassemble les deux dernières actions du plan, plus transversales. Les actions 6 et 7 sont la communication et la sensibilisation auprès des professionnels, des usagers de la nature et du grand public, et l’animation du plan en lui-même, ainsi que la coordination des initiatives régionales et locales.

Carte de répartition de la Loutre d'Europe en France, sur la période 2007-2016
Carte de répartition de la Loutre d'Europe en France, sur la période 2007-2016 SFEPM et partenaires

La conservation de la Loutre, l’affaire de tous

Et vous, que pouvez-vous faire pour la Loutre ?

Empreinte de patte arrière de loutre sur une berge de cours d'eau.
Empreinte de patte arrière de loutre sur une berge de cours d'eau. Stéphane RAIMOND

La préservation d’une espèce passe d’abord par une bonne connaissance de sa répartition.

Les structures qui suivent la présence de la Loutre sont nombreuses, mais il est difficile de couvrir l’ensemble de l’Hexagone chaque année, voire plusieurs fois par an (idéalement). Les données d’observation opportunistes, c’est-à-dire faites en dehors d’un cadre particulier de prospection, sont tout autant intéressantes.

En randonnée ou en simple balade, y compris en milieu urbain, n’hésitez pas à jeter un œil aux pierres ou racines saillantes des berges, au niveau des ponts ou des confluences, pour essayer d’identifier ces petits amas d’écailles de poissons et d’ossements que les loutres laissent derrière elles pour marquer leur territoire.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès des nombreuses associations naturalistes locales qui proposent souvent au grand public des formations à la reconnaissance de ces indices, ou des sorties sur le terrain avec un animateur.

Les yeux les plus affutés et aguerris pourront également distinguer des empreintes de pattes laissées dans la neige ou la vase.

Un dossier complet est consacré à la reconnaissance de ces indices, épreintes et empreintes, dans un numéro de « La Catiche ».

Si d’aventure vous pensez avoir peut-être découvert l’un ou l’autre de ces indices de présence de la Loutre, avertissez la SFEPM en spécifiant la localisation précise de votre observation, si possible accompagnée de photographies.

Loutre empruntant un passage à faune aménagé sous un pont, photo pris lors d'un suivi par piégeage photographique.
Loutre empruntant un passage à faune aménagé sous un pont, photo pris lors d'un suivi par piégeage photographique. Groupe Mammalogique Breton

Les collisions routières étant la cause principale (connue) de mortalité, il est également crucial d’identifier les routes les plus dangereuses pour la Loutre, afin de pouvoir les aménager en conséquence. N’hésitez pas non plus à signaler vos observations de cadavres de loutres le long des routes : toutes ces données mises en commun permettent de définir des « points noirs » prioritaires.

Ces données de mortalité sont alors affichées sur l’Observatoire National des Mammifères, tout comme les données de présence de l’espèce. Elles permettent de négocier avec les collectivités territoriales ou les sociétés routières des aménagements en faveur de la Loutre, mais qui servent aussi les autres espèces.

Même si ces cas sont rares, il arrive que des loutrons se retrouvent orphelins ou séparés de leur mère. Ils deviennent alors vulnérables et nécessitent d’être pris en charge avant d’être relâchés en nature une fois adultes. Quelques centres de soins en France sont capacitaires pour l’accueil de loutres, n’hésitez pas à contacter la SFEPM rapidement si vous pensez avoir croisé la route de l’un de ces petits orphelins.

Un Havre de paix conventionné en Bretagne
Un Havre de paix conventionné en Bretagne Christine CAROFF

Enfin, si vous êtes propriétaire de terrains en bord de cours d’eau ou de zones humides, vous pouvez aussi vous investir encore plus concrètement pour la conservation de la Loutre d’Europe en créant chez vous un « Havre de paix ».

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la condition pour participer à cette opération n’est pas que la Loutre soit présente sur vos parcelles, mais simplement de posséder des parcelles traversées ou bordées par un cours d’eau, un plan d’eau, une zone humide… et d’y mener une gestion favorable à l’espèce.

Après signature d’une simple convention, les propriétaires reçoivent des conseils pour la gestion de ces terrains, afin d’en faire des espaces de tranquillité et préservés pour la Loutre.

Suivez les actualités de ce plan de conservation Loutre en vous abonnant à notre lettre d’information « L’Echo du PNA » : il suffit d’envoyer un message à la SFEPM.

Pour conclure

Grâce à l’aide de toutes et tous, la Loutre d’Europe poursuit progressivement la reconquête de son ancien territoire.

Pour la plus grande joie des Normands, elle a très récemment été détectée sur l’Eure, alors que le dernier indice avéré de sa présence datait de 1989 ! Elle est aussi en train de recoloniser les Alpes, jusqu’à des hauteurs de 1500 à 1800 mètres.

Cette expansion naturelle s’observe ailleurs en Europe. En Belgique, la Loutre a ainsi fait son retour officiel en Flandre, dont elle avait disparu depuis les années 1980. Un nouveau plan d’action se profile d’ailleurs pour cette région belge, en partenariat avec le WWF.

Le rêve de voir se reconnecter les populations de l’ouest (façade atlantique et Pyrénées françaises) et de l’est (Belgique, Allemagne, Italie, etc.) devient donc de plus en plus tangible.

Protéger l’espèce a été un premier pas, nos efforts ne doivent pas s’arrêter en si bon chemin ! Pour sauver durablement les loutres, protégeons aussi nos cours d’eau et nos zones humides, qui sont parmi les milieux naturels les plus dégradés et les plus menacés de France.

Portrait de l'auteur

Et vous, avez-vous déjà eu la chance de croiser une loutre ?

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Portrait de l'auteur

Marie Masson

Animatrice du PNA Loutre d'Europe — SFEPM

Amoureuse de la nature sauvage et de ses habitants depuis l’enfance, cette ingénieure agronome de formation a sillonné la France (entre autres destinations) avant de poser ses valises à Bourges.

Animatrice du Plan National d’Actions en faveur de la Loutre d’Europe, elle s’emploie à faire vivre le réseau des passionnés de ce mustélidé et à coordonner les actions pour sa conservation sur le territoire français.

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Marion bruno

J’ai déjà rencontré la loutre, en revenant d’une partie de pêche dans la Creuse