Planter des forêts locales : la nouvelle approche écologique de la méthode Miyawaki

À l’heure où les immenses forêts d’Amazonie et d’Australie sont ravagées par des incendies, où plusieurs millions d’hectares de forêts disparaissent dans le monde, est-ce réaliste et utile de chercher à planter des forêts, autour de nous, dans nos villes et campagnes françaises par exemple ?

La forêt fait beaucoup parler d’elle ces derniers mois, entre catastrophes à impact planétaire ou études encourageantes au sujet du potentiel bénéfique des arbres sur le climat et la santé des individus.

Mais cette approche reste très générale, lointaine et presque théorique : plutôt que d’évoquer « la forêt » comme un tout unique et indivisible, ne vaudrait-il pas mieux commencer à penser « les forêts », au pluriel ?

La méthode développée par le professeur Akira Miyawaki gagne en popularité, en ce qu’elle permet de proposer des actions locales, concrètes et efficaces, en stimulant la végétation potentielle qui peut pousser dans chaque région du monde.

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi les forêts contribuent à la biodiversité
  • Les points clefs de la Méthode Miyawaki : espèces locales de la succession écologique, densément plantées
  • Les différences entre une forêt primaire, une forêt secondaire et une forêt ancienne
  • L'importance des forêts locales
  • Quelles sont les initiatives concrètes de plantation de forêts en France

Retrouver l’équilibre de nos espaces. C’est ce souffle qui nous anime, et c’est ce pourquoi nous souhaitons encourager la biodiversité tout autour de nous, par des lieux qui respirent la vie : les forêts. Nous les souhaitons locales et sauvages dans leur expression, libres et accessibles à tous, naturelles et intégrées à notre quotidien.

En cherchant à réunir des citoyennes et citoyens, collectifs et associations pour diffuser cet état d’esprit dans une démarche ouverte, libre et dynamique, nous avons fondé l’association Boomforest avec le double objectif de créer des forêts et de sensibiliser à la diffusion de la méthode de plantation de forêts Miyawaki.

Dans les forêts comme dans nos rangs, la richesse réside dans la diversité : créons des forêts vivantes autour de nous !

Amazonie, Australie, forêts locales : quelles différences ?

Nul besoin d’être initié pour percevoir les grandes disparités qu’il peut y avoir entre la forêt amazonienne et le bois de Boulogne par exemple, ou encore la forêt qui borde notre route quotidienne.

Une différence de taille, d’abord : avec une superficie totale 550 000 000 hectares, la forêt amazonienne est la plus vaste de la planète. Nos forêts européennes sont bien plus petites en comparaison. À titre indicatif, les forêts dans l’UE couvrent 178 millions d’hectares de forêts, hors Russie, mais il ne s’agit pas d’un massif forestier.

Est-ce que cela voudrait dire que seule la forêt amazonienne puisse impacter la balance végétale du monde ? En réalité, la dissemblance n’est pas que quantitative, elle est aussi qualitative, c’est une différence de nature : la forêt amazonienne est une forêt tropicale humide, la faune et la flore qui la composent sont très dissemblables de celles que nous connaissons en Europe. Chacune constitue un monde à part.

« La forêt », dans notre langage courant, c’est un espace dominé par les arbres, mais ce terme cache presque autant de réalités qu’il existe d’essences d’arbres (plus de 60 000 actuellement répertoriées).

À une échelle plus fine, d’une région à l’autre, on observe également des disparités entre les forêts d’un même type (par exemple, des forêts de feuillus en région tempérée) : le monde végétal s’est spécialisé plusieurs millions d’années durant, pour rester toujours dans l’équilibre le plus adapté à l’environnement local.

Les hommes aussi ont façonné des paysages entiers, à tel point qu’aujourd’hui, chaque forêt est unique et a un impact bien spécifique sur l’équilibre global de la planète. Les plus grandes forêts du monde tiennent un rôle majeur et fondamental, a fortiori lorsque leur système primordial est encore préservé et donc au summum de son efficacité, mais elles ne remplacent pas pour autant nos forêts locales qui ont leur propre influence, directe et complémentaire.

Comment les forêts contribuent-elles à la biodiversité ?

Plantation de forêt Miyawaki à Paris par l'association Boomforest
Plantation de forêt Miyawaki à Paris par l'association Boomforest Boomforest

Les forêts sont les lieux naturels où une grande partie des espèces vivantes ont évolué et trouvent encore leur espace idéal de développement. Cette diversité inclut des organismes peu connus comme les plantes herbacées, les petits invertébrés qui peuplent les sols, les champignons, les bryophytes, les lichens, les algues.

Les forêts naturelles, grâce à leur complexité, garantissent la pérennité de différentes niches écologiques, favorisant la vie de plusieurs organismes diversifiés.

Forêts primaires, secondaires et anciennes

Plantation de jeunes plants, à Paris
Plantation de jeunes plants, à Paris Boomforest

Les forêts primaires sont celles qui ont pu se développer à travers un processus naturel, sans avoir été influencées par des activités humaines.

Les forêts secondaires sont au contraire formées à partir de l’évolution de l’intervention humaine, par exemple celles qui ont grandi sur des zones abandonnées, auparavant utilisées pour des finalités agricoles ou de pâturage.

Les forêts secondaires ont une composition d’espèces qui varie avec l’âge de l’écosystème alors que, dans les forêts primaires, les différentes espèces coexistent au même moment, accueillant finalement une biodiversité beaucoup plus importante.

Les forêts anciennes se caractérisent elles aussi par une grande biodiversité, mais également par une présence très élevée de nécromasse végétale et animale, et par des vieux arbres qui deviennent un habitat privilégié des organismes saproxyliques. Elles comptent enfin de nombreuses autres espèces qui décomposent les matières organiques et participent à la régénération de l’écosystème.

Akira Miyawaki et l’impact des forêts locales sur nos sociétés

Forêt Miyawaki - 9 mois après la plantation
Forêt Miyawaki - 9 mois après la plantation BemanHerish

La valeur des forêts primaires n’est plus à démontrer : régulateur climatique, trésor de biodiversité et promesses d’avancées scientifiques insoupçonnées, ligne de fuite des imaginaires à l’échelle mondiale… Tant d’un point de vue scientifique, énergétique, climatique que psychologique, ces forêts profitent à chaque individu. Mais qu’en est-il des forêts dont la ligne d’horizon nous est plus familière ?

Ces dernières décennies ont vu se multiplier des études scientifiques sur la forêt, que l’on peut regrouper en deux dimensions complémentaires :

  • Les études qui cherchent à mieux comprendre toutes les interactions au sein desquelles les forêts sont impliquées dans les écosystèmes locaux, au niveau de la topographie, de la formation de microclimats et de l’organisation de la biodiversité par exemple.

  • Les études qui s’intéressent aux services que peuvent apporter les forêts aux sociétés humaines, de façon directe ou indirecte, au niveau de la santé, de la gestion des eaux, de la régulation des catastrophes naturelles ou de l’amélioration des conditions de vie.

Derrière cette dualité formelle se révèle la prise de conscience qui bouscule des siècles de culture occidentale et qui nous rappelle que les êtres humains ne sont pas détachés de l’écosystème terrestre, qu’ils en font partie, voire, qu’ils n’en sont qu’une partie !

Le botaniste japonais Akira Miyawaki (né en 1928) fait partie de ces scientifiques dont les recherches ont permis de comprendre les nombreux bienfaits des forêts sur nos sociétés humaines.

En survolant en hélicoptère les zones dévastées par des catastrophes naturelles, comme les glissements de terrains, les séismes et tsunamis qui s’abattent régulièrement sur l’archipel japonais, il a constaté à quel point les arbres réduisaient les dégâts subis dans les zones où ils étaient présents : véritable barrière organique contre le vent, la boue et l’eau, les zones boisées densément permettent également de former des couloirs résistants lors des effondrement de bâtiments, et forment également une trouée dans le bâti qui freine la progression des incendies, tout en permettant aux sinistrés de quitter la zone sous leur couvert. Que ce soit au niveau des vies humaines sauvées ou des infrastructures épargnées, les zones boisées par des écosystèmes locaux et naturels protègent les habitants de ces catastrophes.

Sanctuaire Shinto de Kasuga, à Kwakita, ville de Sasayama, préfecture Hyogo
Sanctuaire Shinto de Kasuga, à Kwakita, ville de Sasayama, préfecture Hyogo おぉたむすねィく探検隊

Toutes les régions du monde ne sont peut-être pas autant soumises aux aléas naturels que connaît le Japon, mais le risque lié au vent, aux inondations et aux tremblements de terre demeure un sujet de préoccupation pour toute société humaine. Planter des forêts locales constitue un moyen simple, efficace et accessible de s’en prémunir.

Les forêts fournissent aux sociétés humaines un nombre de services qu’il est encore très difficile de définir de manière exhaustive, tant ils sont nombreux et complexes. Les plus connus sont toutefois suffisamment critiques pour qu’on ne puisse les ignorer : ces écosystèmes absorbent le bruit et la pollution, filtrent les eaux, réduisent les risques d’inondations comme de sécheresse, relaient les précipitations en participant à la formation des nuages et constituent des refuges de biodiversité sans pareils. De plus en plus d’études rigoureuses pointent également l’efficacité des thérapies sylvestres sur l’organisme humain, en réduisant le taux de cortisol (responsable du stress), renforçant le système immunitaire et stimulant la créativité personnelle.

Les forêts ne sont pas des entités théoriques et détachées, encore moins de simples éléments de décor : elles participent à notre qualité de vie en tant qu’êtres humains, leur présence à l’échelle locale est essentielle à toute conception des villes et au bien-être de la société.

La méthode de plantation d’Akira Miyawaki : planter une forêt, est-ce possible ?

Les services et bienfaits que rendent les forêts ne réalisent leur plein potentiel que dans la mesure où elles constituent des écosystèmes, c’est-à-dire des systèmes naturels en équilibre avec leur environnement, autonomes.

Pour les restaurer, voire les recréer, il ne suffit pas de planter des arbres au hasard, ni de façon industrialisée. Le professeur Akira Miyawaki a débuté sa carrière scientifique en s’intéressant de très près à la notion de végétation naturelle potentielle, c’est-à-dire à la végétation qui pousse de façon naturelle dans un lieu donné en accord avec les conditions climatiques, topographiques et évolutives. Pour le dire autrement, il s’agit de la végétation qui pousserait de façon spontanée si l’intervention de l’homme était minimale, voire absente.

Le professeur Miyawaki s’est rapidement rendu compte de l’importance du choix des espèces et de leur potentiel de restauration : recréer un écosystème en accord avec ce que l’évolution a sélectionné sur plusieurs centaines voire milliers d’années permet d’obtenir des résultats qui sont bien supérieurs à tout autre travail d’ingénierie humaine.

Ainsi, les forêts les plus anciennes présentent des caractéristiques surprenantes : en observant les forêts sacrées qui entourent certains sanctuaires shintoïstes, où les êtres humains ne sont pas intervenus depuis des siècles, le professeur a pu relever les caractéristiques de cette végétation naturelle potentielle, et notamment deux d’entre elles de façon récurrente, à savoir la densité des arbres et la diversité des espèces.

La succession végétale, ou écologique

Plantation de forêt Miyawaki à Paris par l'association Boomforest - évolution dans le temps
Plantation de forêt Miyawaki à Paris par l'association Boomforest - évolution dans le temps Boomforest

Les forêts que l’on laisse grandir naturellement sont très denses, bien plus que celles auxquelles nous sommes désormais habitués, et qui, ayant toute une fonction productive pour l’industrie du bois, sont nettoyées pour faciliter leur exploitation par des machines.

Elles sont aussi très diversifiées : lorsqu’une terre est livrée à elle-même, les espèces végétales qui la colonisent vont respecter un certain ordre, que l’on connaît sous le nom de « succession écologique ».

Dans un premier temps, les herbes adventices vont s’installer sur la terre, colonisant et fertilisant le lieu, préparant le terrain pour des arbustes un peu plus hauts et pour des arbres pionniers, à la croissance très rapide mais extrêmement demandeurs de lumière.

Dans leur ombre grandiront des arbres plus lents, mais moins exigeants en lumière : après plusieurs décennies, ils finiront par dépasser les pionniers, captant finalement la lumière au-dessus d’eux, et les supplantant sur le long terme, formant la canopée définitive du lieu.

Ce processus explique pourquoi, dans sa forme finale, la forêt est à la fois dense et diversifiée : chaque individu qui s’y trouve occupe une niche écologique spécifique, pour laquelle il est parfaitement adapté, lui et nul autre. Une forêt naturelle est une forêt où chaque être vivant a trouvé sa place, au bout d’un processus qui prend plusieurs centaines d’années.

Le professeur Akira Miyawaki s’est consacré depuis plus de 40 ans à la restauration de ces espaces, mais avec une méthode qui permet de gagner du temps sur la succession écologique, pour accorder en quelque sorte ces forêts à l’échelle temporelle humaine. L’intuition du professeur était que si l’on reproduisait, dès la plantation, le stade final de la succession écologique, on gagnerait beaucoup de temps en anticipant les étapes de sélection naturelle, à condition bien sûr d’avoir une vision claire de ce que cette sélection aurait donné.

Les résultats de ses expérimentations ont confirmé son intuition : en plantant des arbres d’essences diversifiées, connues pour exister dans la zone depuis plusieurs centaines d’années, de façon très dense, il a pu faire pousser une forêt qui en 20 ans présentait la structure d’une forêt de 200 ans.

Plus d’un millier de petites forêts ont ainsi pu être plantées dans le monde depuis le début des travaux du professeur, toujours avec la participation des habitants locaux, en contact direct avec la future forêt.

Planter une forêt, recréer du lien entre l’humain et l’arbre

Travail collectif de plantation et paillage d'arbres
Travail collectif de plantation et paillage d'arbres Boomforest

Planter une forêt est un acte collectif : c’est une communauté d’humains qui plante une communauté d’arbres. La plantation constitue un moment d’échange et de découverte dont la nécessité au XXe siècle s’impose de plus en plus.

Alors que chacun est familier du concept d’arbre, sa réalité physique échappe souvent : planter des arbres, c’est redécouvrir l’arbre d’un point de vue empirique, incluant dans le champ de notre expérience personnelle ses racines, sa forme, sa couleur, sa texture, etc.

Planter une forêt, c’est aussi questionner ce terme :

  • Est-ce qu’une forêt est une étendue d’arbres avec une surface minimale, quitte à ce qu’ils soient tous alignés méthodiquement et d’une seule essence ?

  • Est-ce plutôt un écosystème à part, autonome ?

  • Peut-on faire une distinction entre une plantation d’arbres destinés à la coupe et une forêt ?

  • Pourquoi les arbres en villes nécessitent-ils tant d’entretien, d’arrosage, de taille, alors qu’une forêt plantée avec la méthode Miyawaki peut être complètement autonome au bout de 3 ans, sans entretien d’aucune sorte après cette période ?

Action concrète, immédiate et efficace, la plantation de forêts locales est d’une utilité indéniable, tant sur le plan écologique que culturel, pour retrouver une réalité qui nous a échappé au cours de l’évolution industrielle de nos sociétés, celle des arbres. Réapprendre ce qu’est un espace naturel, redonner sa place au sauvage sans crainte, c’est aussi ça, planter une forêt, et ça peut commencer au bas de chez soi.

Local et global : l’écosystème comme modèle d’autonomie et de relations

Aujourd’hui, de nombreuses initiatives pour replanter des forêts voient le jour dans toute la France, dans des villes comme Paris où des zones plus rurales, du Tarn à la Bretagne, en passant par le Val d’Oise.

L’association Boomforest est la première à avoir testé la méthode Miyawaki en France, en adaptant les essences. Elle encourage désormais toutes celles et tous ceux qui voudraient reproduire l’expérience à leur échelle, près de chez eux. Ces plantations sont autonomes, portées par des citoyennes et citoyens engagés dans des dynamiques concrètes et fortes.

Damien et Enrico, fondateurs de Boomforest
Damien et Enrico, fondateurs de Boomforest Boomforest

Notre démarche est animée par la conviction que la restauration de l’équilibre écologique d’un lieu et sa pérennité dans le temps a bien plus de chances de réussir si la coopération des communautés locales est active, et si chacun a conscience de l’importance de la biodiversité dans son quotidien.

Pour agir avec le plus d’impact possible, nous développons la reproductibilité de la méthode à travers la collecte et la publication de données vérifiées, le suivi des conditions de croissance de la forêt, et un contact régulier avec les experts qui ont développé la méthode depuis le début.

Mais autonomes ne veut pas dire isolées : chacune de ces forêts s’intègre dans un écosystème local, lui-même relié à des corridors écologiques plus vastes, qui englobent d’autres forêts, d’autres haies, d’autres champs, d’autres lacs, jusqu’aux mers et aux océans.

Comme dans n’importe quel autre domaine, la plantation de forêts ne doit pas s’inscrire dans une dualité entre local et global : les forêts sont des lieux d’échanges, de rencontres et de croisements. Nos forêts ne sont pas moins importantes que leurs sœurs aînées d’Amazonie, du Congo, de Nouvelle-Calédonie ou de Californie : elles sont les expressions différentes d’un même visage, en quelque sorte, et toutes constituent une partie de notre patrimoine mondial.

Ces forêts remarquables en Europe sont néanmoins très rares et fragmentées en petites parcelles, parce que le paysage européen est le résultat de millénaires d’activités humaines, il n’est donc pas surprenant que seule une petite fraction de nos forêts primaires soit encore intacte et que leur préservation soit loin d’être acquise.

Pour conclure

Dans un siècle où les questions d’écologie constituent déjà un enjeu majeur, la reforestation n’est plus optionnelle. La question des moyens se pose maintenant : trouver des méthodes efficaces, accessibles et durables pour protéger les forêts existantes et pour restaurer des zones endommagées est capital pour répondre aux défis écologiques de notre époque.

La méthode développée par le professeur Miyawaki propose « un pont entre ingénierie et écologie » : utilisée à des fins humaines, elle s’appuie sur les dynamiques séculaires des écosystèmes forestiers qu’elle cherche à reproduire au plus près et au plus simple.

Si les plantations sont pour la plupart de tailles très modestes, en comparaison des grands massifs forestiers du globe, leur efficacité au niveau local est sensible et elles indiquent une direction qui inspirera sûrement les opérations de restauration forestière de demain, à toutes les échelles.

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Avez-vous déjà participé à une plantation collective ? Souhaiteriez-vous voir une forêt locale pousser à côté de chez vous ?

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Boomforest

L’association Boomforest, fondée suite au Budget Participatif 2016, applique et diffuse la méthodologie du professeur Akira Miyawaki, par le biais de plantations concrètes et d’un rôle actif de plaidoyer auprès d’institutions publiques, privées et associatives.

Les fondateurs de l’association Boomforest ont pu apprendre cette technique auprès des équipes du professeur Miyawaki au Japon, avant de la tester en France pour la première fois, avec une sélection d’espèces étudiée pour l’Île-de-France.

L’association est dirigée de manière collaborative par ses deux co-présidents (Enrico Fusto et Damien Saraceni) et s’appuie sur un réseau riche de volontaires, sympathisants et partenaires associatifs notamment.

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Rey-Demaneuf

“il a pu faire pousser une forêt qui en 20 ans présentait la structure d’une forêt de 200 ans” La structure d’une forêt qu’elle soit régulière ou irrégulière ce n’est que l’organisation spatiale des arbres qui la compose. Attention à ne pas faire croire que la structure suffit. Le sol et sa (micro)faune,la flore “herbacée”,la macrofaune (oiseaux, mammifères, insectes…) d’une forêt de 20 ans n’a rien à voir ( en diversité et densité d’individus)avec celle d’une forêt de 200 ans.

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Le terme “structure” désigne un peu plus qu’une organisation purement spatiale ici : la répartition des essences d’arbres au niveau des différentes strates et le choix des équilibres créés entraîne une organisation du vivant bien spécifique (semblable à celle énoncée dans l’encadré sur la succession écologique). Cela dit, nous précisons bien, en effet, qu’il ne s’agit que de caractéristiques structurelles : une forêt ancienne comporte des caractéristiques supplémentaires, notamment au niveau de la matière en décomposition qui fait partie intégrante de son écosystème. C’est ce que nous évoquons brièvement dans le paragraphe sur les forêts anciennes, mais qui mériterait bien… Lire plus »

Buteau

J’ai planté moi même 12ha de forêt il y a 30 ans soit 15.000 arbres c’est magnifique!si tout le monde en fait autant on est sauvé!

Benedicto sophie

Je suis ok pour participer à une plantation collective.je vis en occitane.sophie