Le lierre, une arme pour la biodiversité et contre le réchauffement climatique

Le lierre grimpant (Hedera helix), aussi commun qu’il puisse paraître, est en réalité assez méconnu et jouit encore d’une (fausse) réputation de parasite.

Pourtant, non content de jouer un rôle de premier ordre dans le maintien de tout un cortège de la petite faune sauvage il est également un outil de taille pour contrer les effets du réchauffement climatique.

Ce que vous allez apprendre

  • Le lierre grimpant est porteur de biodiversité
  • Le lierre n'est pas un parasite
  • Il peut nous être utile pour lutter contre la chaleur urbaine
  • Il a des propriétés dépolluantes

Qui est le lierre ?

Lierre en fleur butiné par une abeille domestique
Lierre en fleur butiné par une abeille domestique MurielBendel

Aux fleurs en ombelles, comme la carotte sauvage, le lierre grimpant est une plante de la famille des Araliacées qui se fixe sur un support vertical selon ce qu’elle a à disposition. Du latin haerere « être attaché » et elein « s’enrouler », Hedera helix porte ainsi bien son nom.

Privilégiant les supports auxquels le lierre peut grimper, cette liane arborescente peut atteindre les trente mètres de haut, cent mètres de long et se fixe à l’aide de petits crampons.

Ses feuilles persistantes possèdent de 3 à 5 lobes triangulaires qui ont la caractéristique de changer de forme avant la floraison, sur les rameaux fertiles, quand la plante devient reproductrice.

Les fleurs, hermaphrodites, apparaîtront selon les endroits de fin août à fin octobre ce qui place le lierre dans la catégorie des plantes les plus tardives en la matière. Les baies qui suivront les fleurs apparaissent alors de novembre à juin de l’année d’après et sont à leur maturité aux alentours du mois de janvier.

Enfin, plante grimpante particulièrement efficace, le lierre va se déployer au petit bonheur la chance jusqu’à ce que ses petites racines, faisant office de crampons, trouvent une accroche et s’y fixent. Ces racines se lignifient alors tout en gonflant légèrement pour affermir leur prise. Ces mêmes racines sont pourvues de poils microscopiques qui vont alors sécréter une substance adhésive, avant d’eux-mêmes se solidifier en se vrillant sur eux-mêmes, finissant d’établir une prise remarquablement efficace.

Le lierre et son arbre hôte

Énorme arbre à lierre, véritable réservoir verticale de biodiversité
Énorme arbre à lierre, véritable réservoir verticale de biodiversité Herzi Pinki

Les crampons du lierre lui servent de point d’ancrage et non à se nourrir du support sur lequel elles se fixent. Ce n’est donc pas une plante parasite car elle se nourrit bien, à travers ses feuilles, grâce à la photosynthèse. Sur un tronc d’arbre où l’on voit le plus souvent le lierre évoluer, ce dernier ne cause en effet aucun dégât.

Il est d’ailleurs à souligner que le lierre reste toujours à l’intérieur du houppier, n’empêchant jamais son arbre hôte de réaliser sa propre photosynthèse. La croissance des « arbres à lierre » a d’ailleurs elle aussi été éprouvée (Trémolières et al., 1988) sans qu’il y ait de différence avec les arbres qui n’en avait pas.

Si l’arbre sert de support de croissance au lierre pour qu’il puisse croître et trouver assez de lumière pour fleurir et se reproduire, le lierre protège quant à lui l’arbre des variations de températures, notamment hivernales.

Enfin, les feuilles du lierre se renouvellent environ tous les trois ans mais au printemps. Or, à cette période, il n’y a pas grand monde pour perdre ses feuilles ce qui veut dire que l’apport nutritif au sol, au moment où l’arbre recommence quant à lui un nouveau cycle, est loin d’être anodin et va permettre à l’arbre tuteur du lierre de croître encore plus.

Faire de la lessive avec du lierre

Si vous trouvez que votre lierre grimpant envahi par trop votre arbre, vous pouvez le tailler et en profiter pour réaliser votre propre lessive…

La toxicité du lierre est en grande partie due aux saponosides qu’il contient en grande quantité, saponosides qui sont de puissants dégraissants !

  1. Faites bouiller deux litres d’eau, jetez-y cent grammes de feuilles fraîches avant de laisser bouillir dix minutes.

  2. Sortez du feu et laissez reposer jusqu’à 24 heures avant de mixer le tout à l’aide d’un mixeur à légumes.

  3. Laissez reposer quinze minutes avant de filtrer le tout à l’aide d’un chinois ou d’une gaz, puis stockez en bouteille.

Attention cependant, la lessive au lierre a tendance à « griser » les blancs, mieux vaut donc éviter.

Le lierre pour palier au réchauffement climatique

Sans lierre recouvrant sa façade, cette maison n'aurait certainement pas été prise en photo…
Sans lierre recouvrant sa façade, cette maison n'aurait certainement pas été prise en photo… MyName

Partant du principe que chaque degré supplémentaire engendre, entre autres, une augmentation de la consommation d’énergie des climatiseurs de 9 à 12,6%, il est bon de commencer à travailler sérieusement sur toutes les solutions à notre portée.

Le lierre permet de végétaliser des façades entières sans aménagement onéreux, ni à l’installation ni à l’entretien.

Dans la majeure partie des cas, un mur végétalisé est plus efficace dans la lutte contre la chaleur quand il est entièrement recouvert même légèrement plutôt que partiellement mais de manière dense.

Le lierre est pour cela idéal car il cherchera de lui-même tous les endroits colonisables, orientant ses feuilles vers le soleil tout en laissant passer de l’air entre elles et le bâtiment.

Rajouté au phénomène d’évapotranspiration dans le cadre d’une façade et le bâtiment concerné verra ses fluctuations de température dans la journée diminuer de 50% ne dépassant pas les 30° Celsius là où un mur nu atteindra les 60° Celsius.

Colonisé d’un lierre à pleine maturité, un mur orienté à l’ouest se verra réduire de 28% le pic de transmission de chaleur par rapport à un mur nu lors d’une journée d’été ensoleillée !

Préparer la venue du lierre

Le lierre a donc la capacité de facilement coloniser un milieu sans être pour autant exigent en entretien. Afin de faciliter sa croissance tout en maximisant le rafraichissement du bâtiment à travers l’air circulant et le phénomène d’évapotranspiration, l’installation de structures permettant au lierre de grimper est la meilleure des solutions.

En effet câbles spécifiques et autres treilles dimensionnées pour le lierre vont maximiser l’effet de ventilation grâce à l’éloignement du mur tout en permettant un ancrage qui répondra plus aisément aux contraintes assurantielles et de l’urbain.

Et d’autres perspectives pour les îlots de chaleur

Le béton se vit certainement mieux quand il est dissimulé sous du lierre…
Le béton se vit certainement mieux quand il est dissimulé sous du lierre… ninaavelyn

La Nature n’en finit plus de nous le démontrer, les solutions face aux problématiques telles que le réchauffement climatique sont inévitablement multiples. Ainsi si le lierre a très certainement un rôle important à jouer dans la lutte contre la chaleur en milieu urbain, il se jouera aux côtés d’autres plantes et notamment les arbres.

Le lierre poussant de manière verticale, le coupler à des plantes à croissance plus horizontale comme les arbres, semble une évidence. Et en effet, les travaux réalisés en Amérique du Nord et notamment au Québec, tendent à prouver que ce binôme est porteur de beaucoup d’espoirs.

En réalité ce binôme entre plantes grimpantes et arbres a de nombreuses ramifications, allant jusqu’à une plus-value économique étonnante, la modification des couloirs de vents, la protection contre les UV, la limitation de l’impact des fortes précipitations sans compter l’influence esthétique ou encore le phénomène de captage de la pollution comme nous allons le voir plus bas dans le cas du lierre. Que d’arguments pour que l’on s’y mette !

Si le Lierre grimpant est toxique pour les animaux il l’est aussi pour les enfants, comme de nombreuses autres plantes au demeurant. Il est également un allergisant de contact pour les personnes sensibles et peut provoquer des lésions eczématiformes, des irritations ou des érythèmes. L’allergie de contact peut être vérifiée à l’aide de patch-tests de feuilles de lierre.

Lierre et pollutions

Le lierre a une capacité d’absorption des particules qui équivaut à 6 grammes par an et par mètres carré (Dunnett et Kingsbury 2004). Afin que le lierre puisse absorber autant de particules qu’un arbre adulte il ne suffit alors que de 23 mètres carrés de façade. A la différence près que le lierre, contrairement à la plupart des arbres présents en milieu urbain, a des feuilles persistantes qui filtrent les particules tout au long de l’année.

Il semblerait également, et ce n’est pas là chose anodine en milieu urbain, que les feuilles de lierre soient plus chargées en plomb et en cadmium que ne l’est le reste de la plante. Tout comme les renouées du Japon absorbent les métaux lourds, le lierre aurait donc aussi cette propriété intéressante à son arc. S’il est utilisé dans cet objectif, il faudra donc ramasser les feuilles au moment de leur chute et les ramener en déchetterie pour éviter que les métaux lourds retournent à la terre.

Le saviez-vous ?

Il faut bien dire que la couleur rouille couplée à celle du lierre grimpant, ça a du chien !
Il faut bien dire que la couleur rouille couplée à celle du lierre grimpant, ça a du chien ! DerHexer

Puisque l’on parle de plantes grimpantes et de pollution, autant parler aussi de respiration !

D’après une étude sur le sujet il faudrait 150 mètres carré de surface foliaire pour couvrir les besoins annuels en oxygène d’une personne moyenne. Un mètre carré de mur couvert de la plante grimpante qu’est la vigne peut couvrir 3% de besoins en oxygène d’une personne alors que sur 1 mètre carré de mur couvert de lierre c’est 7% en oxygène qui sont couverts… Il ne faut donc que 14 mètres carrés de façade pour couvrir les besoin en oxygène d’une personne !

Encore un argument en faveur du lierre ?

Le lierre grimpant et la biodiversité

Il protège

Seuls les arbres affaiblis, sénescents ou malades peuvent se briser ou tomber au sol du fait du poids du lierre ou de sa prise au vent trop grande. Le lierre grimpant n’a en réalité aucune raison valable de vouloir ramper du jour au lendemain.

Au-delà de ce constat, un tronc d’arbre colonisé par le lierre est plus enclin à abriter tout un cortège d’animaux qui y trouveront abris, de quoi se dissimuler des prédateurs ou tout simplement subsistance.

Le nombre d’espèces présentes est donc, de fait, plus élevé avec tous les échanges qui en résultent entre espèces, et notamment la prédation. Il y aura donc beaucoup moins de chance pour qu’un arbre soit victime d’une quelconque pullulation de ravageurs puisque des auxiliaires auront tout aussi bien pu y trouver refuge.

C’est par exemple le cas des chrysopes qui apprécient grandement la présence du lierre Hedera helix !

Il nourrit

Grive litorne (Turdus pilaris) en train de se nourrir de baies de lierre (Hedera helix)
Grive litorne (Turdus pilaris) en train de se nourrir de baies de lierre (Hedera helix) Allan Hopkins

Le lierre étant, comme nous l’avons vu plus haut, une des plantes à fleurir le plus tard dans la saison, il est en cela essentiel pour bon nombre de pollinisateurs qui préparent tardivement leur hiver. Au-delà de cela, il est globalement extrêmement apprécié et attire 1,7 fois plus de pollinisateurs que les autres plantes et un total énorme de 235 taxons d’insectes différents !

Il en va de même pour ses baies qui sont les seules à être disponibles en plein cœur de l’hiver… Bien plus efficaces et naturelles que des boules de graisse pour aider les oiseaux, ces derniers ne peuvent cependant pas en consommer à outrance. En effet, les fruits du lierre grimpant sont passablement toxiques et ne se décomposent pas entièrement dans le système digestif des passereaux, les principaux animaux qui en sont friands.

En réalité, seuls les graines ne se décomposent pas, mais la pulpe des fruits est quant à elle digérée alors qu’elle est justement riche en lipides (32%) et en protéines (5%). Cette légère toxicité accélère le transit des oiseaux et évite ainsi la digestion des graines qui sont néanmoins dispersées par les excréments (endozoochorie) des oiseaux.

Au côté des interactions entre l’arbre et le lierre, c’est certainement là un bel exemple de coévolution à creuser. A noter que le pigeon ramier consomme lui aussi des baies de lierre, mais que lui, du fait de son gésier et des cailloux qui s’y trouvent, arrive à digérer les graines ne jouant ainsi pas le jeu du mutualisme !

Il donne refuge

Papillon Vulcain (Vanessa atalanta) en train de butiner sur un lierre grimpant (Hedera helix)
Papillon Vulcain (Vanessa atalanta) en train de butiner sur un lierre grimpant (Hedera helix) Andrew Curtis

Dans un lierre bien installé sur un arbre de bonne taille comme il les aime, il sera possible de trouver des hiboux moyen-duc en haut, des écureuils un peu plus bas mais aussi des merles noirs (qui représentent 40% de la consommation de baies), des grives musiciennes (17,7%), des étourneaux sansonnet (13%), des fauvettes à tête noire, des grives litorne, des troglodytes mignons et même des rouges-gorges.

Du côté insectes le lierre ne se prive pas de grand-chose et héberge avec plaisir donc les chrysopes, les syrphes et autres coccinelles dans la catégorie auxiliaires de culture.

Tous les pollinisateurs peuvent être intéressés par un lierre en floraison, mais c’est certainement pour les papillons que le lierre est essentiel et en particulier pour le vulcain (Vanessa atalanta), les argus et le paon du jour (Aglais io) qui y pondent leurs œufs et le citron (Gonepteryx rhamni) qui lui y réalise tout son cycle de vie. Une espèce d’abeille sauvage lui est même inféodée, c’est la collète du lierre (Colletes hederae) qui a besoin du lierre pour survivre.

Si la chose est vraie durant la belle saison, le lierre n’arrête pas sa mission de maintien de la biodiversité à l’automne. Ses feuilles persistantes permettent alors à bien des insectes de réaliser leur diapause, mais aussi à tous les autres animaux à poils comme à plumes de venir s’y réfugier pour passer la mauvaise saison.

Pour conclure

Une chose en amenant une autre on s’aperçoit qu’il y aurait encore beaucoup à creuser sur le sujet et que le lierre grimpant gagnerait certainement à être plus étudié, que ce soit en matière de biodiversité ou de lutte contre les effets du réchauffement climatique.

Quoi qu’il en soit n’hésitez pas à lui laisser un petit peu plus de place que ce soit chez vous, dans vos vergers ou dans vos projets d’aménagements !

Portrait de l'auteur

Avez-vous un beau lierre près de chez vous ? Qu'avez-vous observé ?

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Portrait de l'auteur

Julien Hoffmann

Rédacteur en chef — DEFI-Écologique

Fasciné depuis 20 ans par la faune sauvage d'ici ou d'ailleurs et ayant fait son métier de la sauvegarde de celle-ci jusqu'à créer DEFI-Écologique, il a également travaillé à des programmes de réintroduction et à la valorisation de la biodiversité en milieu agricole.

Il a fondé DEFI-Écologique avec la conviction qu'il faut faire de la protection de l'environnement un secteur économique pour pouvoir réellement peser sur les politiques publiques.

 Julien est membre de DEFI-Écologique.

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laval

seul bémol;il a soulevé la toiture du voisin;il faut donc ne pas le laisser envahir la toiture;chez moi il fait un beau couvre-sol:plus besoin de tondre

Daygre Thomas

Le lierre transfére un antigel à l’arbre via ses crampons qui arrivent à rentrer en contact avec le cambium.

Attention ça sert pour la lessive mais pour la vaisselle faut bien rincé car c’est toxique.

Sur la photo de la façade, ce n’est pas du lierre mais de la vigne vierge. Le lierre détériore fortement les murs de pierre jointés à la chaux sable argile.

de CARA

bonjour , j’ai toujours était admirative de ce beau lierre enveloppant les arbres .J’ai dans le jardin des bouleaux , un tamaris et un prunier . Au départ j’ai laissé faire mais je me suis aperçue que le lierre à cause des crampons créer de véritables blessures à l’écorce . A partir de ce moment je l’ai enlevé .Le tamaris que je pensais malade et devenu magnifique à partir du moment ou il n y a plus eu de lierre autour du tronc .Je l’ai enlevé autour des bouleaux et j’ai pu observer de larges entailles à l’endroit ou le… Lire plus »

Martin Danielle

Article intéressant pour le lierre… chez moi, la colonisation par le lierre des murs de pierre. sèche pose un problème, car les crampons désolidarisent les pierres, fragilisant le mur. Par ailleurs, l’extension je usqu’aux chenaux et à la toiture doit impérativement être empêchée régulièrement, ce qui entraîne des frais d’entretIen. Y a-t-il des solutions pour limiter la pousse excessive ? Et

Anne

Super intéressant, j’ai appris plein de choses! Merci pour ce bel article. Vis à vis de l’interaction avec l’arbre au fil du temps, je n’ai pas vu abordé l’evolution au fil du temps: le lierre développe de solides ‘branches’ autour de l’arbre, en l’enserrant. L’arbre va donc à un moment être coincé dans la croissance de son tronc; donc le lierre étouffe son arbre hôte non?

Devillechabrolle

Bonjour, merci pour votre article vraiment intéressant. J’ai chez moi des haies de lierre que j’adore. Elles ont l’avantage de garder leurs feuilles l’hiver et d’offrir un abris sûr aux oiseaux. De plus, l’aspect tortueux du tronc et des branches est vraiment beau. Je recommande ce type de haie… bonne continuation.

Inka

il faudrait enlever la photo avec le “lierre” en façade. C’est de la vigne vierge

La Mesure

Après que les apiculteurs aient pris leur miel aux abeilles, les fleurs de lierre sont une de leurs dernières ressources de l’année pour fabriquer du miel, cette fois pour elles seulement ! Les effluves des fleurs de lierre sont un parfum de ce mois de septembre, très agréable, avec une note d’odeur de miel toute particulière. Et puis le lierre est beau, toujours vert, même en hiver, tapissant les forêts d’espoir. Même de la neige on voit de ses feuilles surgir. C’est très beau. J’aime beaucoup les paysages enneigés avec le lierre toujours vert et les merles noirs au bec… Lire plus »

Anne

Nombre d’oiseaux viennent y trouver refuge, un vrai bonheur😊

Jouve

Si le lierre absorbe les particules fines, et par exemple le plomb et le cadmium : qu’en faire alors ensuite ? Ce cadmium et ce plomb restent dans les feuilles. Comme vous l’expliquez, une fois tous les 3 ans, le lierre renouvelle ses feuilles, elles tombent : le plomb et le cadmium aussi, et donc les voilà absorbés dans le sol ! Que faire alors ?

Marie-Pierre

Merci beaucoup pour cet article. Oui j’ai un lierre sur le mur de la maison . Il abrite une multitude d’insectes, de fourmis et des oiseaux en grand nombre. J’aime sa présence car en effet il apporte une certaine “fraicheur”. Il parait même que l’on pourrait faire sa lessive avec ses feuilles. Personnellement je le taille 1 à 2 fois par an car il est tout de même envahissant (toiture, fenêtres….)Pour rien au monde je ne l’enlèverai. Juste l’entretenir et parfois vu la hauteur cela devient plutôt périlleux aussi prévoir d’entretenir la taille.

Pascale

Merci pour ce superbe plaidoyer pour le lierre, cette plante le mérite. Je l’adore depuis toujours, j en ai plein le jardin, je le laisse grimper sur les murs et j en fait même ma lessive . Les phasmes viennent s y réfugier. En ce moment le parfum des fleurs est juste ennivrant car rempli de nectar sucré. Il est facile à bouturer et pas regardant sur l état du sol où on le replante c est vraiment notre allié pour lutter contre le réchauffement et reverdir la planète .merci pour la qualité de vos articles toujours passionnants.

Bluet

Une amie fait de la lessive de lierre

Taillandier Régine

Très intéressant . Merci . Je ne l empecherai plus de grimper dans mes arbres . Mais au sol c est une calamité , je n arrive plus à planter des fleurs d ombre ou des bulbes , tellement il est envahissant .

Montignie

J’adore le lierre. Mais c’est une plante à surveiller , pour ses crampons dans les joints. Pour avoir des fleurs et donc des graines, il faut plusieurs années pour que le tronc se lignifie. Après j’enlève chaque automne les tiges grimpantes et je garde les tiges lignifiees qui portent les fruits. Pour le tailler, attendre le printemps pour que les fruits nourrissent les oiseaux l’hiver. (Ne pas faire comme mon voisin qui vient d ‘eliminer un mur entier de baies) .Puis le tailler avant la nouvelle floraison pour un jardin r rempli d’abeilles.Sinon s’il est étouffant au sol, laisser brouter… Lire plus »

Carole

Merci pour ce bel article! Je vis entourée de Lierre…et de vigne vierge, l’un sur le mur d’enceinte de notre maison et l’autre sur sa façade. Il y en a aussi sur les arbres et j’aime observer les insectes et les oiseaux se nourrir des baies.
J’ai tout de même constaté qu’hélas, les moustiques l’adoraient! Et j’ai du dégager un endroit qui leur servait de lieu de repos.

Annick

Le problème c’est qu’il pousse vite sous le toit et y pénètre et est chargé de petites bêtes

Klein

Ravie d apprendre tout ça . J ai une petite falaise derrière ma maison (autrefois lieu d extraction de pierres ) et j’ai laissé le lierre l envahir . Je le recoupe juste deux fois par an pour qu’il n atteigne pas le sol et c’est un vrai plaisir. J’ai aussi une vigne vierge sur ma maison et donc beaucoup d’insectes dont pas mal d abeilles . Et des visites de piafs rouge gorge rouge queue moineaux mésanges bleues et charbonnières et plein d’autres . Lucanes et depuis un an lézards et papillons . Je suis rassurée sur le fait… Lire plus »

Annabelle

Bonjour, si en été le lierre permet de baisser la température des murs et donc de la maison, en hiver permet il que les murs soient moins froid? Cela n’apporte t-il pas de l’humidité?

Goëau

Article intéressant – Merci.
Par contre, il n’est pas mentionné dans cet article si le lierre ” boit ” beaucoup d’eau… Qu’en est-il ? Merci

Defossé

Non, il ne boit pas beaucoup d’eau ( ses racines sont suffisamment profonde dans la terre)

Jean-Louis RONDEAU

J’adore le lierre, vivant il est superbe et pas du tout parasite. J’envisage de l’utiliser pour verdir ce qui reste du buis victime de la pyrale ; et si vous avez un arbre mort et que vous pouvez récupérer le lierre qui l’enveloppe, enlevez l’écorce et vous découvrirez de superbes scultures

Gilles

Les merles niches dans le lierre. Les frelons européens et asiatique chassent dans le lierre. Les fleurs de lierre, après la floraison, secrètes des cristaux de sucre pur que la pluie dissous.

Etienne Carton de Grammont

J’en ai un beau sur ma façade au centre de Bruxelles qui s’avance largement au-dessus du trottoir en fleurissant. Mais je ne veux plus grimper à des échelles trop hautes, aussi dois-je impérativement le tailler deux fois par an pour l’empêcher de monter. Car il s’introduit entre le mur et le bois des fenêtres; et gare aux gouttières! Je l’ai laissé passer dérrière le conduit de descente des eaux pluviales, qu’il arrache du mur en s’épaississant. Bref, je l’adore mais c’est en même temps un perpétuel combat…

El Azimani

lors des coups de vents, l’arbre couvert de lierre résiste mieux.

Muriel

Bonjour, petite question quant à la toxicité des baies. Je veux mettre un enclos à poules et faire pousser du lierre dessus (fraîcheur l été et esthétique). Les baies vont surement être mangées par les poules. Est ce toxique pour elles ?
Merci de votre réponse 😃

HAPPE

Très bon article Julien. Je le partage sur les réseaux.

Helene

J’ai du lierre dans mon jardin mais il couvre le sol et ne grimpe pas le long des troncs des chênes verts qui sont les seuls arbres que j’ai… y a t il une raison ?

Geneviève

Epoustouflée par ce que vous écrivez sur le lierre, certes peut-être intéressant pour la biodiversité, mais avec beaucoup d’inconvénients aussi et pas des moindres. Toxique pour les chevaux et autres animaux, il est vite envahissant, vient se nicher dans tous les moindres recoins des massifs du jardin, imitant d’autres plantes pour mieux passer inaperçu, étouffant les plantations, trés difficile à éliminer lorsqu’il est bien installé: les racines sont coriaces, épaisses et trés profondes, il faut y aller au burin pour détacher les lianes des écorces qu’il a carrément phagocyté. je ne suis pas du tout d’acccord avec le profil idyllique… Lire plus »

Pellia

J’ai sous les yeux un morceau de tronc de lierre, diamètre 10 cm. Je connais des lierres qui font facilement le double. Je vois un bâtiment qui était fonctionnel, devenu une ruine avec le lierre. Les pierres sont retenues par le lierre. Le nouveau propriétaire sait très bien que le jour où il va enlever le lierre, il n’y aura plus de mur. J’ai vu un poirier étouffé par le lierre, un ouvrier a voulu couper le lierre tout c’est effondré. C’est une horreur à qui il ne faut laisser aucun répit.

yves Hubert

Merci pour cet article phénoménal.
Merci aussi aux commentateurs pour la qualité extraordinaire (en moyenne) de leurs apports en biodiversité.

En ce qui concerne l’absorption des microparticules aériennes par les feuilles de lierre, votre source vous a-t-elle donné des indications sur le diamètre de celles qu’elle a observées (paramètre essentiel de leur dangerosité aéroportée) ?

Yves (pour HyperTOXICOLéGIE)

Ocean8soul

Bonsoir, la recette donnée, comme indiquée en conclusion de l’encart, permet de faire de la *lessive* et non pas du produit vaisselle… Comme indiqué par 2 fois au début de l’encart 😉
Ceci mis à part, c’est un beau condensé, merci pour ce travail 🙂

Robert

En cette année de sècheresse les lierres en fleur sont couverts d’abeilles qui trouvent de quoi compléter leurs provisions d’hiver.
Par contre nous sommes obligés de le limiter sur les murs en pierres sèches ou jointés à la chaux car il pénètre partout et descelle les pierres.

Sylvie Fontaine

Super intéressant comme article! J’ai appris plein de choses sur cette plante qui m’accompagne tous les jours.

line mailhé

ça alors ! justement j’ai laissé se développer un petit lierre (hélas panaché , dommage)sur la façade de ma maison ! venu tous seul je l’ai protégé , entre autre du zèle des employés de la commune , et il commence à avoir de l’allure . suis vieille donc n’ose espérer voir des oiseaux nicher dans ses feuilles … mais avec de la chance… aussi vrai que j’attends la visite d’hirondelles dans mes quatre nids fabriqués en Lituanie (!) et vendus par la LPO de Rochefort et installés par un ami des oiseaux lui même à la LPO ! j’espère… Lire plus »

d’Oultremont

Les destructions causées par cette plante invasive sont catastrophiques. C’est un tueur et un prédateur naturel participant super efficacement à l’entropie universelle. Deux exemples simples: dans un verger, les pommiers ne survivent pas plus de trois ou 5 ans maximum à l’étouffement du lierre. Pas besoin de tronçonneuse pour se débarrasser d’arbres encombrant si le lierre les envahit. Et le descellement des pierres ou des briques dans un mur est si profond qu’il est impossible de débarrasser le cœur de votre mur de ce cancer qui ruine votre construction, après de nombreuses années d’apparente et fallacieuse protection. Il est aussi… Lire plus »

Inka

Le lierre n’est pas une plante invasive. C’est une plante locale qui rend de grands services à la biodiversité. Vos descriptions apocalyptiques ne correspondent à aucune réalité

d’Oultremont

Je peux vous joindre de nombreuses photos actuelles des dégradations causées par ce lierre sauvage et invasif. De même, si vous semblez ignorant de cette situation, je vous invite à venir constater chez moi (près de Gembloux) le fait évoqué par mon témoignage.

Totonumbertwo

En effet, c est une horreur, ici on voit bien la différence entre un arbre avec et un arbre sans: l arbre avec lierre étouffe et meurt en quelques années…meme le lierre posé en haie sur un treillis rampe sur le sol et tue le gazon. Il dégrade aussi le ciment et peut soulever les tuiles. Il ne fleurit quasiment pas car ceux qui en ont le taille avant floraison… bref une grosse crasse…

Nivolet

La cohabitation avec la nature sauvage nécessite du travail. Tailler les branches, entretenir les formes, rénover les constructions, nettoyer les allées minérales, sélectionner les plantes couvre-sol en enlevant certaines trop envahissantes…
Mais la biodiversité devient finalement une alliée dans le maintien des équilibres.